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07.09.2008
L'écho
Je n'arrive pas à dormir.
Dernièrement...
Je n'arrive pas à bien dormir.
Mes yeux se ferment, ma conscience baisse enfin sa garde devant la tempête du non-pensé, du non-consenti par ma prêteresse de morale et ma vicieuse logique.
Et je cours, à mille à l'heure. Chaque nuit le vécu de toute une vie enrichit mes rêves. Je construis, encore et encore, des mondes jamais visités, des visages jamais vus ou caressés, des émotions au-delà de l'humain. Je suis spectatrice, actrice, souvent absente de mes vies nocturnes. Je suis déesse et esclave, parfaite marionnetiste.
Puis on m'arrache à moi. Et la première chose que ma conscience note est ma larme du réveil. Elle est là, tout le temps. Porteuse de bonheur ou de chagrin, de peur ou de fatigue, de vide... dernièrement. Un immense vide, comme si chaque nuit mon réveil était la dague dans le coeur de mon aimé de la nuit, au traits voilés.
Et puis je pense à toi. Pas tout le temps, mais tous les jours. Je pense que j'aurais souhaité être plus courageuse, faire plus d'efforts, te tendre ma main forte quand tu sombrais peu à peu. Mais tu vois...Je ne pouvais pas. Pas à ce moment là, j'étais tellement ... chaotique. Tu allais prendre ma main et m'entaîner, moi si légère à cet instant, si fragile. J'allais revoir l'enfer. "Et alors" me diras-tu? "On aurait été ensemble, dans cet enfer qu'on connaît si bien, on aurait pu s'en sortir, mais tu n'étais pas venue, et je ne suis plus".
Je te vois la nuit, quand je mal-dors. Je te vois rire, rire au nez de la vie qui t'a donné trop d'intelligence pour l'avaler sans te torturer de questions, et trop d'orgueil pour les poser avant que la folie te gagne. Je te vois danser, des voilages rouges te retirant puis te rendant à mes yeux gourmands de toi. Je te vois m'appeler, appeler, et je me bouche les oreilles.
Je t'aime. Mais je ne suis pas d'une nature généreuse. Mon amour est à la limite toujours rampante de ma boule de noirceur, là où la petite fille blonde a arraché sa bouche et ses yeux pour régner sur les démons.
Je n'ai pas pu.
Je suis ton écho.
Mais je n'ai pas pu.
Peut-être que c'est de toi que je rêve, toutes les nuits où je mal-dors. Peut-être que chaque nuit j'invente et mets en oeuvre un nouveau plan pour te sauver. Peut-être que non... Dieu seul connaît les limbes où voyage mon âme malade. Dieu...et moi.
03:46 Lien permanent
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Commentaires
Parole de scout..
je ne viens pas me pâmer d'émois devant.. "ça".. ce.. "ça" si familier.. & pourtant.. je suis là.. tout comme je viens souvent.. sans rien oser.. écrire.. mais ça tu le sais.. :) comment te dire..? "j'aime.." sans offenser.. sans abuser de "ça".. comme une hyène ou un vautour.. je lis souvent mais je n'écris jamais.. par respect.. ou.. solidarité.. je ne sais pas trop.. mais ça tu le sais.. tu le sais déjà.. :)))
Parole de scout..
tu ne finira jamais de m'épater.. & "ça" me touche.. mais tu le sais déjà.. mia.. "j'aime.." sans vouloir t'offenser.. & juste par respect.. enfin.. pour ce que ça vaut.. enfin.. chuis là.. :))
Parole du scout que je ne suis pas.. ( que je n'ai d'ailleurs.. jamais été.. :))))
je me contenterais de lire.. promis juré.. mais là.. sans vouloir t'offenser.. j'ai dit.. mia.. "j'aime".. "ça".. si tu pouvait faire "ça" sans tout le reste.. le mal d'avant.. çui du pendant.. & le vide d'après.. je sais qu'on n'a jamais "ça".. sous péridurale.. mais bon.. pour ce que ça vaut.. enfin.. chuis là.. :)))
Ecrit par : Syd' | 08.10.2008
moi aussi je suis là :). Parfois quand le mal se répète ce n'est plus Le mal mais juste un mal. Et la vie gifle mais réveille aussi, les rires et les larmes, surtout les rires... Tout sauf la péridurale, crois-moi :)
Un immense plaisir à te voir ici Syd'. Merci
Ecrit par : mia | 22.10.2008

