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18.08.2006
Truc gai
Je pense à la mort
Ou plutôt je pense que je ne pense pas assez à la mort. Peut être à cause de la journée que je viens de passer. Je me dis que demain je peux ne pas me réveiller, ou si vous préférez demain je peux me réveiller morte. La mort fauche n’importe qui à n’importe quel moment, elle n’a aucune considération pour ce que tu as vécu ou est entrain de vivre. Elle est complètement aléatoire, elle peut me tomber dessus à la sortie du boulot, pendant un match de foot ou de tennis, à la fin d’une soirée agréable comme les autres ou rien ne laisse présager sa venue, elle s’invite quand elle décide sans qu’on puisse rien y changer, comme l’amour.
J’aimerais y penser plus souvent, être plus souvent consciente de cet état de faits, car on a tendance à s’enivrer de stress et d’accorder trop d’importances à des choses ridicules ; à bâtir une illusion de permanent alors que nous sommes déjà poussières. Tout cela parce qu’inconsciemment on est mus par notre peur de partir, on se rassure comme on peut. Je ne veux pas. Je ne veux pas que la mort soit un moteur inconscient pour une fausse ivresse, et un frein pour mon courage. Je ne veux plus la craindre inconsciemment mais en toute conscience, car j’ai horreur d’être manipulée, surtout par mon propre inconscient. Je voudrais y penser chaque soir avant de dormir et me demander : « qu’est ce que j’ai fait aujourd’hui pour que cette journée mérite d’être une belle fin ? » et me rendre compte que la raison me satisfait. Et surtout me réveiller le lendemain en bénissant cette nouvelle occasion de faire de ma journée un jour exceptionnel. Ce n’est pas encore le cas, mais j’y veillerai. La vie n’est un cadeau que si on décide de la voir comme telle.
Et si je devais décider du moment de départ, je voudrais que ce soit après mes parents, parce que je préfère porter la douleur de les perdre que de leur faire subir celle de me perdre, et avant les autres personnes que j’aime, parce que je suis un peu plus égoïste à leur égard.
Avant d’aller au lit, qu’ai-je fait aujourd’hui pour que cette journée mérite d’être une belle fin ? .. J’ai écrit un texte bien morbide…pas terrible tout ça, je ferai mieux demain :)
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Commentaires
ton texte est excellent et pas du tout morbide. mais ce que tu as écrit me fait peur pas à cause du sujet mais parce que tu as mis noir sur blanc (ou le contraire dans ce cas:)) mes pensees.
en fait, je pense la meme chose que toi, parfois je me surprends la nuit a imaginer la mort de certaines personnes qui me sont proches, de ce que je voudrai leur dire avant leur départ ou le mien, ça me fait passer une res desagreable nuit parfois mais tu te reveilles avec les bonnes resolutions et généralemnent j'essaye de m'appliquer pour ne pas me facher avec les personnes qui me sont tres chères car on ne sait jamais justement.
c'est vrai que c'est un truc gai finalement de penser à la mort, puisqu'en y pensant on fait des efforts vis a vis de ceux qu'on aime pour mieux se comporter (perso parfois je me reveille et je vais faire un gros calin à ma maman).
bref, je pense que penser à la mort est un truc gai, y etre confronté c triste voire plus.
Ecrit par : ex-blonde | 18.08.2006
Je ne sais pas si c'est ton départ proche qui te fait ca parce que pour moi j'ai commencé à y penser de plus en plus lorsque je me suis retrouvée loin de ma famille. Au début je me suis rendue compte que j'avais tout le temps peur de recevoir de mauvaises nouvelles, comme si dans mon absence le monde s'écroulerait :p, et puis je me suis rendue compte que tout ce que je pouvais faire contre ça est de profiter de leur présence et de leur amour quand j'en ai l'occasion. Depuis les disputes ont beaucoup diminué :p (lol pour le câlin pour la maman, la même chose m'est arrivée pas plus tard que ce matin :D)
Pour les tuyaux promis je t'en préparerai :D
Ecrit par : Mia | 19.08.2006
c'est pas mimi ça: -) deux grandes filles qui font des callins à leur maman :-) bon c vrai c'est fou ce qu'un calin peut nous reconforter
moi mon truc c'est de jouer avec les avant bras de ma mère, j'adore cette partie de son corps ça vibre de partout chaque fois qu ej'en ai l'occasion je la mordille sans arret :-)
mon père lui il deteste qu'on touche son ventre et donc par conséquent c'est cette partie que je n'arrete pas de carresser :)
@ex blonde : ce qui explique les sms chaque nuit ;-))
Ecrit par : Gattuso | 19.08.2006
Bon maintenant je sais qu'il n'y a pas que moi que tu tortures, tes parents aussi doivent y passer, les pauvres je compatis :p
Ecrit par : Mia | 19.08.2006
@mia: en fait j'ai eu ses pensees depuis ado c'est bizarre mais bon et c'est vrai que le depart n'arrange pas les choses. bref. une question juste pour préparer le départ: qu'est ce que tu fais qd tu as besoin de faire un gros calin a ta maman et qu'elle est un peu loin de toi?:p.
@gattuso: VTFF.
Ecrit par : ex-blonde | 19.08.2006
Bien le bonjour chère amie!
Ecrit par : el greco | 20.08.2006
La mort... Vaste sujet. C'est bien d'en être conscient mais sans en avoir peur. C'est bien de vivre sa vie pleinement mais sans que chaque jour soit nécessairement comme le dernier.
La mort... Quelle salope. Malgré tout, elle nous aide à prendre conscience des vraies valeurs. Elle met en évidence ce que l'on devrait faire sans jamais en prendre le temps.
Globalement, elle ne devrait pas être le moteur de notre vie. Puisque justement ce n'est plus la vie.
Ecrit par : mellie | 20.08.2006
@mellie: rien à redire...tu me manques ma belle
@ex-blonde: euh...j'appelle un mec :D.
Non sérieux pourquoi tu crois que je l'ai acheté PirliB612? :p
@el greco: bien le bonjour à toi, contente de te voir de retour :D
Ecrit par : Mia | 21.08.2006
Si mon Blog est celui de l'insignifiant, le tien est celui du signifiant .
J'aime beaucoup ce texte, plein de vie, penser à la mort, à sa mort , pour que la mort ne pense pas à nous ou alors le plus tard possible . Mais sans la mort , la vie existerait-elle , n'est-ce pas la mort qui fait que nous vivons .
J'ai partagé, plus jeune, il y a longtemps , tes questionnements . Ma mort me faisait peur, à force d'y penser, d'affronter cette idée, la peur s'est estompée et plus l'Ankou se rapproche moins j'ai peur . Affronter ses démons libère les peurs et permet de vivre vraiment .
Ecrit par : Loïc | 21.08.2006
Moi je pense tres souvent à la mort...
C'est ce qui fait que je fais emon mieux pour essayer de vraiment vivre les différents moments de ma vie.
La mort m'angoisse par moments, ca rj'a aussi peur de rater certaines choses...
La mort ne tient qu'à un fil et malheuresement ne ne decidons pas de notre mort...
Alors vu que nous agissons un peu sur les moments de notre vie... VIVONS!
Ecrit par : Emma Benji | 22.08.2006
@Loïc:" Affronter ses démons libère les peurs et permet de vivre vraiment .", j'aime cette phrase, parce qu'elle est vraie pour toutes nos peurs, tout ce qui peut nous freiner ou nous faire hésiter, car en restant esclave de ses démons on ne vit pas.
Bisous à tes princesses :)
@Emme Benji: Oui, vivons, profitons des gens qu'on aime et surtout saupoudrons de rires nos sourires et nos états d'âmes :p. Bienvenue :D
Ecrit par : Mia | 22.08.2006
La mort! L’un de mes sujets préférés puisque elle réunit à la fois le possible et l'impossible, le connu et l'inconnu, le singulier et le pluriel, le début et la fin, la certitude et le doute. En fait la mort se nourrit de toutes les négations du monde, et pourtant, elle se refuse de devenir elle-même une négation. Plutôt, elle s'offre au principe de la multitude jusqu'à ce que chaque mort individuelle devienne pas plus qu'une répétition de la mort collective brisée et dispersée; rien qu'une petite partie de la totalité de la Mort!
Alors, est ce que c'est la mort qui constitue un événement abrupt dans la vie? Ou bien c'est la vie qui est un long événement de la mort? La différence entre les deux propositions représente précisément le dilemme qui nous confronte à chaque fois que nous essayons de ‘penser à la mort’ ou plutôt ‘penser que nous ne pensions pas assez à la mort’ !
Or, ce dilemme, parfois, nous permet de toucher nos limites et frôler celles de la mort vivante et celles de la vie mourante, tout en s’apercevant que la mort n‘est que le mouvement de la vie à l’inverse et que la vie n’est que le flux et le reflux inachevés de la mort.
Donc, que ça soit la vie ou la mort, les deux méritent à peine le qualificatif de l’événement quand elles sont séparées l'une de l'autre. Il faut oser vivre et mourir à la fois ou cesser de penser une fois pour toutes !!
Vive la Mort! :)
Ecrit par : Passante Précaire | 23.08.2006

