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10.07.2007
Fantasme
Du temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.
J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement de ses terribles jeux ;
Deviner si son coeur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux ;
Parcourir à loisir ses magnifiques formes ;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne
Charles Baudelaire
14:16 Lien permanent
Commentaires
charles baudelaire grand poete j'adore ses ecrits et je te remerci d'avoir partager ce poeme avec nous
Ecrit par : mymemorial | 11.07.2007
Ur welcome :)
Ecrit par : Mia | 17.07.2007

