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21.03.2006

Irrationnel

Un cauchemar, bref et alarmant. Lui qui appelle, pour demander de l'aide, pour dire qu'il va mal, je cherche le téléphone mais dans mon rêve j'entends la sonnerie sans pouvoir décrocher. Le réveil, brutal, inquiet. Je compose vraiment son numéro cette fois, pour vérifier que tout va bien. Il répond, tout va bien. Je raccroche, et la peur s'installe. La peur, la vraie, irrationnelle. Soudain mon appartement me paraît affreusement immense, vide, froid. Je suis convaincue d'une présence malveillante, un meurtrier. Mais je n'ai pas de mur pour contrer ma parano, le lit est en plein milieu de la pièce. Je me lève pour allumer, mon coeur s'emballe à chaque pas. Qui que vous soyez, je vous en supplie ne me faites pas de mal. Après un siècle de sueurs froides j'atteins l'interrupteur. La lumière devient mon alliée, pour une fois. Je regarde dans la salle de bain, derrière le rideau de douche, dans le placard. Personne. Ma peur double, j'ai envie de vomir, de m'enfuir à toutes jambes, d'appeler à l'aide. La sensation de présence malveillante se transforme en certitude de présence monstrueuse, innommable, incorporelle. J'ai peur, comme un animal, je sens la peur me dévorer le ventre et l'esprit. Le souvenir de nuits d'un temps oublié me traverse l'esprit, les images m'envahissent en flashs continus. Non je ne cèderai pas. J'ai vérifié tous les recoins une fois , si je m'écoutais je les vérifierais une cinquantaine de fois. Non. Je suis une grande fille maintenant. Je connais mon courage et ma force. JE ne cèderai pas. Je vais me recoucher et il ne m'arrivera rien. Je sens mes mains moites hésiter à éteindre. Mes jambes ne veulent pas refaire le chemin vers le lit dans le noir. Je me force à calmer ma respiration, à ne plus écouter mon coeur qui cogne pour prendre la fuite. J'ai pitié de ma solitude en ce moment précis. Je me maudis de pas être dans mon ancien appartement, où j'aurais pu appeler à l'aide, juste en sortant de chez moi. J'éteins. Je sais qu'il faut que j'arrive à me vaincre. Je fais un pas, puis deux. Je prie un dieu que j'oublie trop souvent quand tout va bien. J'arrive dans le lit. J'ai envie de crier. Je sens la présence dans mon lit, dans mes pores . Mon dieu mon dieu mon dieu protégez moi. Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de ce monstre cruel, sadique, intelligent et sanguinaire qui est le miroir de ce que je ne connais pas en moi. Je serre PirliB612 contre moi. Je chante tout doucement, je récite des poèmes, des versets, je me berce. Je sens que je commence à prendre le contrôle. Je me détends. Le monstre n'est plus. Je m'endors.

18:21 Lien permanent

Commentaires

Irrationel, c le mot. Et prtant, tt le monde connait ca!

Ecrit par : mellie | 28.03.2006

boowwwww

niyhahaha, désolé c'est mon coté sadique qui a pris le dessus dans ce comment :-)

Ecrit par : Il wahch | 31.03.2006

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