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18/08/2009

Happiness ...


podcast

ya les petits problèmes de tous les jours

ya les cons "du domaine" qui provoquent dans ma petite tête des envies de Hostel.

ya ma 4L qui m'a filé une méchante tendinite et que je conduis quand même.

ya l'agonie lente et douloureuse de ma famille qui n'en finit pas depuis plus d'un an.

 

ya les jours où je pleure parce que "ouinnn chépposskejéééé" , la plupart du temps deux ou trois jours avant un certain évènement

ya mon berger malinois dont j'ai été obligée de me séparer

ya Btita qu'on m'a volée :'(

ya ces personnes que j'aime et qui ont décidé de ne plus me parler

et puis... ya la maladie

 

Mais

ya tout le reste

TOUT le reste

qui est absolument, terriblement, monumentalement génial

 

Et chaque matin, à ma grande surprise, je me lève avec un soleil dans le coeur, des papillons dans le ventre, des chansons gaies dans la tête et de de la "dance" dans les pieds.

Chaque soir je me couche avec une gratitude énorme envers Dieu, pour tout ce que j'ai vécu, tout ce que je vis, et tout ce qui me reste à vivre, et avec une foi et une confiance en acier en l'avenir.

et à chaque seconde je m'étonne du fait que

 

I JUST LOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOVE MY LIFE

 

Et prie le créateur très fort, très très fort, pour que ça dure un bon bout de temps....

12/08/2009

Quand mon chat me manque :(


podcast

Jouons jouons, dansons chantons, au rythme de nos secrets, sur la tombe de ce que je ne te dis pas.

Jouons ma folie, à toi qui m’aimes et moi qui fais semblant. Jouons encore avant que de pleurer. Jouons jusqu’à l’aube avant que d’oublier.

Dansons encore un peu, encore un tout petit peu. Je vois tes yeux se troubler, je vois ton sang se vider, mais j’ai encore envie de danser.

Chantons mon apprenti démon, dans le froid noir de mon cœur,  la puissance de l’éphémère. Chantons plus fort que l’écho du vide dans ton cœur assoiffé, dans le mien qui s’ennuie.

If I was to walk away

From you my love

Should I laugh again

Partons ma joyeuse catastrophe, loin des limbes grises de ma raison, partons au bout de ta patience, chercher ce qui a été perdu, chercher à oublier ce qui a été perdu. Partons mon salé-sucré, plus loin dans la nuit rouge. Partons loin, encore et encore, encore et encore.

If I walk away

from you and leave my love

should I laugh again

Ma bouche balayera tes peurs, ma main bandera tes yeux, et tu seras heureux avant que de mourir. Volons mon puissant opium, volons cet avenir que l’on aura jamais, pendant les quelques heures ou nous me croyons tienne. Volons mon adoré occasionnel, main dans la main, au dessus de tout ce que je suis, loin de ce que tu ne seras jamais, aussi longtemps que ton souffle nous portera.

Puis tu tomberas.

Puis je te regarderai tomber.

Et te briser au sol

En me disant que je n’y pouvais rien.

En me disant que c’était inévitable.

Et en déployant mes ailes …

 

N.B: J'ai ouvert une page à la base pour écrire un petit post concernant la séparation avec mon chat, puis sa perte définitive. (Rien à voir avec le post final mais bon :D, j'y peux rien ;) ) . Je dis "définitive" parce que j'ai perdu tout espoir à le retrouver :( . Ceux d'entre vous qui ont des animaux de compagnie auquels ils sont attachés comprendront mon chagrin, Btita était une des rares constantes dans les boulversements qu'a connus ma vie ces dernières années. Et elle me manque :(.

A part ça, tout va super bien en fait :), merci à certains d'entre vous pour vos mails et vos encouragements pour mon projet de maison d'hôtes :).

22/05/2009

Truc saxo et cacahuètes


podcast

Un écran

Une journée passée devant cet écran, à travailler.

Une journée passée dans mon café préféré, à déguster le meilleur chocolat chaud de Marrakech, des cacahuètes, un jus de fraise, 2 brochettes, 3 Virgin Mojitos, 6 rencontres intéressantes, et à travailler.

Le soleil qui sublime en se couchant cette ville où mon sourire est plus frais qu’ailleurs, où mon sang est plus chaud, où mon miroir est plus indulgent.

L’appel à la prière qui me chante le plaisir de l’effort accompli.

Je m’étire.

Je souris au serveur qui me taquine à chaque fois que je viens.

Et puis…je souris tout court. Mais au lieu de partir, sans savoir pourquoi, sans savoir comment, j’ouvre une page vierge.

 

J’avais oublié d’avoir envie d’écrire. J’avais oublié l’effet des touches sous mes doigts à force de ne manipuler que la souris. Je m’étais fâchée sans le savoir avec tout plein de choses qui me donnaient pourtant du plaisir. Msn, Skype, le téléphone, les mails, les blogs, et me suis gorgée de réel pendant des mois.

Le réel.

Fourbe, séducteur, sale, sublime, ennuyeux, affolant, monotone, apaisant, enrichissant, plein de surprises parfois. Un réel que j’ai appris à apprivoiser, des loups que j’ai appris à dresser, des relations que j’ai appris à ne pas idéaliser. Quand j’ai pris la décision de quitter l’autoroute, je savais que j’allais apprendre des choses. Je ne m’attendais pas à apprendre autant de choses sur moi. Je ne m’attendais pas à construire autant, et pourtant…

 

Mmmmh, La nuit tombe. Je me sens bien. En paix. Satisfaite. De ma vie, de mes choix. Contente d’ignorer le futur, et impatiente de le découvrir. Tiens tiens… de l’espoir… qui aurait cru.

 

Je commence un cycle de réconciliation, après le cycle de construction. Les caresses après la sueur. Le plaisir après l’endurance, l’amour après le froid.

 

Mon plan avance, au même rythme qu’un bébé, un pas en avant, une chute, deux pas, une chute…, mais tous les bébés grandissent. Et puis Dieu que c’est beau un bébé qui apprend à marcher …

 

La vie est ce qu’on en fait, et elle nous le rend bien.

 

J’ai envie de dire que ce blog m’a manqué. Je n’en suis pas sûre, et ça n’a pas d’importance. Ce soir j’ai envie d’écrire, de parler, du présent, du futur.

 

A. n’arrête pas de me dire que la fin du monde tel que nous le connaissons sera en 2012.


J’ai envie de lever mon verre alors, au temps qui me reste à vivre, à pleurer, rire, et se battre. A mes futurs enfants, conçus ou adoptés, que je chérirai. Je le sais aujourd’hui. (mais en faire avant 2012 ça va être chauuuuuud :S). A mes futures amours et toutes les déceptions qui suivront, sauf pour celui qui viendra en dernier peut-être. Peut-être.

Aux nuits de solitude et de nostalgie, aux nuits festives, aux nuits passées à se crâmer l’oreille contre un téléphone pour l’amour d’une voix, aux amis fidèles, à Marrakech qui apaise la peine et aiguise les joies, Marrakech mon amante et ma camisole. J’ai envie de lever mon virgin mojito (même avec le moustique tombé dedans) à la vie, qui trouve toujours un moyen de vous faire s’accrocher à elle, à l’aimer. Puis à l’amour, encore et toujours, qu’il soit grand ou crasseux, sublime ou sadique, éternel ou déchu, unique ou multiple, à l’amour.

 

Et enfin, à ce moment, où j’écris ces mots pour me rappeler, quand je l’oublie, à quel point c’est beau et con le bonheur.

 

24/10/2008

Déballage tfou!


podcast

Avoir le droit de baisser les bras, parfois, pour quelques temps, quelques heures, pour une heure, le temps d'une note.

Se laisser aller sans honte d'être faible, sans se cacher, à l'oppressante urgence de désirer mourir, comme meurent les animaux dans l'Islam, en retournant à la terre sans que âme survive. La paix éternelle.

 

Arrêter de jouer à l'adulte dans la ronde d'enfants de cinquante ans.

Etre, longtemps après le lycée, cette adolescente égoïste que j'ai ratée. Arriver à jouer la comédie du drame, comme ils le font si bien, eux qui n'ont jamais eu à se heurter aux drames de la vie, eux si tristes dans leur non-accomplissement, leur-non-action, leurs idéaux nobles et supérieurs qu'ils répètent inlassablement aux quatre murs de leur appartement. Leur peur de vivre qu'ils appellent "sacrifice".

Pleurer, encore et encore, cette indifférence feinte que je ne ressens pas. Laisser les larmes s'écouler de ma totale impuissance, seule, sans souhaiter des bras consolateurs, pour une fois. Casser des choses, laisser la colère me submerger quand la douleur devient tropaigue pour ma conscience déjà malade. Me plaindre, oui me plaindre, que tout aille mal, oh si mal, en sachant que ça pourrait être pire, mais en me plaignant quand même que ma vie parte en couilles sur tous les plans, et que c'est trop à gérer pour une seule paire d'épaules.

Se donner le droit de baisser les bras, de ne pas être parfaite, battante, belle ou digne de confiance. Se donner le droit d'échouer, accepter qu'on le sache. S'autoriser à ne pas être responsable, se laisser aller à décider de partir, demain, dans le premier avion, en Tunisie, en France, en Espagne, en Italie, au Japon, ailleurs, et y rester un mois ou deux. Se dire que it's fucking too hard en se foutant de l'avoir dit et redit dans le passé.

J'ai mal et je sais encore rire, et alors? J'en ai marre qu'on me mette en juge moralisateur. J'en ai marre de jouer à la dure. Je ne suis pas dure, je ne suis pas résistante, et merde je suis tout sauf insensible. Je veux qu'ils arrêtent de me jeter leurs petites pièces dramatiques à la figure et au coeur. Je veux qu'on arrête de me parler comme si j'étais la mère de tout ce beau monde et que c'est mon devoir de nettoyer ce merdier. Je veux qu'ils arrêtent de s'attendre à ce que je m'écroule et qu'ils arrêtent d'insulter ma froideur et mon langage réaliste parce que je ne pleure pas en me traînant par terre tout en faisant des crises d'hystérie et en prétendant que le chagrin va me tuer en m'arrachant les cheveux. Non il ne va pas me tuer monsieur, il ne va pas me tuer madame, parce que ce sont des choses qui arrivent, et qu'on n'en meurt pas, et qu'on peut même en guérir avec dignité et humour.. plus tard. On ne meurt pas de si peu. Mais on en perd certainement l'envie de vivre...

22/10/2008

N.

 

 

Des visages dans le métro. Des visages que tu croises, qui t'appartiennent, que tu décortiques, recouds, des gens que tu regardes pendant de longues minutes.


podcast

 

Des visages qui ne sont pas mon visage.

 

Si tu m'avais croisée, un jour, sans m'avoir connue, aimée, caressée, bercée la nuit par des histoires inventées sur le pouce, apprise et réapprise par coeur, serrée, respirée, fait rire, si tu m'avais juste croisée, dans un métro gris, aurait-je créé dans ta main ce désir de me recomposer à ta manière? Tes yeux auraient ils scruté mes traits distraits par l'ennui? Auraient-ils cherché les couleurs de mon iris, toutes celles que tu as vues pendant ces longues heures où tu ne faisais que m'aimer du regard, accrocher ton vert à la multitude de nuances que je ne soupçonnais pas...?

Dis....

M'aurais-tu possédée de ta main,

dans un métro gris,

si tu m'avais croisée sans me connaitre?

 

 

 

 

(J'ai écrit ces quelques mots il y a très longtemps. Au moment où j'ai rédigé le N je n'étais pas encore sincère, je ne le ressentais pas, pas avec l'irrévocabilité de la certitude scorpionne. Et au moment où j'aurais pu le publier avec sincérité ... j'étais trop occupée à vivre pour me rappeler de mettre un "témoignage" sur mon blog.

C'est ironique que ce soit arrivé à ce moment précis, mais une récente discussion sur gmail m'a fait me rendre compte...que je n'ai pas clos ce cycle par écrit, que la parenthèse était quelquepart béante sur ce blog, alors qu'en vrai elle s'était close il y a longtemps, doucement, sereinement, sans que je m'en rende compte, sans que j'y pense. Alors un peu comme les dédicaces radio un peu bêtes du soir, je dédie ce post, avec mon affection immense, et surtout, une gratitude pure, simple, entière et sans plus aucune trace de cicatrice, à mon meilleur ami.)

 

 

 

 

07/09/2008

Back from Bab El khmiss

We were talking about people, about his ability to see through their defences, to sense their inner soul in a second.

I hesitated...then I asked him.

He stopped the car, then looked me in the eye.

My eyes were drowning in the green of his, and I realized that maybe I was not ready to hear the answer.

Then he said:

"You just want people to know that you exist".

 

and he added :"and I just want you to know that you do exist, more than most of them, and that you don't have to fight everyday to prove it"

I smiled and said "rubbish" and laughed. He kissed me and called me "his gorgeous weirdoo".

But the truth is...I'm scared. He sees through me and doesn't see evil. I don't understand why...and I'm scared.

L'écho

Je n'arrive pas à dormir.
Dernièrement...
Je n'arrive pas à bien dormir.

Mes yeux se ferment, ma conscience baisse enfin sa garde devant la tempête du non-pensé, du non-consenti par ma prêteresse de morale et ma vicieuse logique.

Et je cours, à mille à l'heure. Chaque nuit le vécu de toute une vie enrichit mes rêves. Je construis, encore et encore, des mondes jamais visités, des visages jamais vus ou caressés, des émotions au-delà de l'humain. Je suis spectatrice, actrice, souvent absente de mes vies nocturnes. Je suis déesse et esclave, parfaite marionnetiste.

Puis on m'arrache à moi. Et la première chose que ma conscience note est ma larme du réveil. Elle est là, tout le temps. Porteuse de bonheur ou de chagrin, de peur ou de fatigue, de vide... dernièrement. Un immense vide, comme si chaque nuit mon réveil était la dague dans le coeur de mon aimé de la nuit, au traits voilés.

Et puis je pense à toi. Pas tout le temps, mais tous les jours. Je pense que j'aurais souhaité être plus courageuse, faire plus d'efforts, te tendre ma main forte quand tu sombrais peu à peu. Mais tu vois...Je ne pouvais pas. Pas à ce moment là, j'étais tellement ... chaotique. Tu allais prendre ma main et m'entaîner, moi si légère à cet instant, si fragile. J'allais revoir l'enfer. "Et alors" me diras-tu? "On aurait été ensemble, dans cet enfer qu'on connaît si bien, on aurait pu s'en sortir, mais tu n'étais pas venue, et je ne suis plus".

Je te vois la nuit, quand je mal-dors. Je te vois rire, rire au nez de la vie qui t'a donné trop d'intelligence pour l'avaler sans te torturer de questions, et trop d'orgueil pour les poser avant que la folie te gagne. Je te vois danser, des voilages rouges te retirant puis te rendant à mes yeux gourmands de toi. Je te vois m'appeler, appeler, et je me bouche les oreilles.

Je t'aime. Mais je ne suis pas d'une nature généreuse. Mon amour est à la limite toujours rampante de ma boule de noirceur, là où la petite fille blonde a arraché sa bouche et ses yeux pour régner sur les démons.

Je n'ai pas pu.


Je suis ton écho.


Mais je n'ai pas pu.

Peut-être que c'est de toi que je rêve, toutes les nuits où je mal-dors. Peut-être que chaque nuit j'invente et mets en oeuvre un nouveau plan pour te sauver. Peut-être que non... Dieu seul connaît les limbes où voyage mon âme malade. Dieu...et moi.

28/08/2008

Truc sert à rien ou drama 3a2iliya

NOTICE: Post à lire que si vous n'avez vraiment, mais alors vraiment rien d'intéressant (ou juste autre) à faire.

Je ne veux pas aller me coucher ce soir avant de parler du drame qui touche les membres de ma famille (surtout les femmes). L'explosion a eu lieu hier, même si la situation ne cesse d'empirer depuis déjà quelques semaines (ou mois, je sais plus). Je disais donc...hier. A 8h PM, ma tante sort du salon, l'oeil hagard, la mine affolée. Elle m'annonce sans ménagements la nouvelle: Ils ont tué Mouhannad.

Un chouia d'info pour ceux qui prétendent ne pas connaître Mouhannad parce que croyez-moi, si vous êtes quelquepart où on parle un dialecte arabe, vous le connaissez. Mouhannad n'est pas son frère à ma tante, encore moins son fils. Il n'est pas le fils du voisin, ni moul l7anout, ni même le chat du voisin. Mouhannad n'existe même pas à proprement dit. Mouhannad est le z'héros fémini..euh masculin de la série TV turque qui me casse les couilles putain fait un tabac dans les ménages du monde arabe. C'est un VRAI phénomène. Partout on parle de Noor (le perso mascul..euh féminin de la série), chez le coiffeur, dans les meetings, dans les tel portables (en sonneries)...elle a même envahi une de mes chaînes préférées (mbc4) qui est devenue petit à petit mon ennemie numéro 1.

Un petit résumé de la série: Noor aime Mouhannad qui aime Noor. Ils sont mariés, ils s'aiment, il lui fait une dizaine de surprises à faire vomir romantiques genre un diner/dejeuner/ptidej surprise ou des roses rouges, ils s'aiment, se le disent, s'aiment, se le répètent, font des louanges des yeux des lèvres et de leurs culs corps respectifs. Elle est gentille et moche et lui est bellâtre et bête. Ajoutons à cela que le taux d'eau salée sur le visage de mon adolescente de cousine est proportionnel au nombre de fois qu'a pleuré Mouhannad dans cette série, en d'autres termes à chaque fois que je passe devant l'écran (je sens pas l'oignon pourtant). Passage qui ceci-dit me vaut un coup sur la tête de portable/télecommande/tesbi7 ou tout projectile que ma mère a à portée de main.

Parlons-en de ma mère. J'ai remarqué très rapidement que les aventures de Mouhannad et Noor abolissaient instantanément la capacité de ma génitrice à assimiler quoi que ce soit d'autre en même temps, à croire qu'ils lui expliquent l'effet qu'a le kamasutra sur la réunification des équations de la physique quantique et de la relativité restreinte. Anyway, ça donne à peu près ça:

- Mama il faut que je te raconte un truc

- chhht ya lui qui veut piquer sa femme à l'autre ...

- Oummi c'est important..

- Il le fait devant tout le monde en plus et l'autre salope là elle veut trouver le grand-père

- Mama les travaux avancent il faut absolument que tu viennes avec moi à la banque pour

- Chuut ok comme tu veux bien sûr

- Mama je suis enceinte

- daccord ma fille ce que tu voudras

- C'est l'enfant du jardinier

- ahhhh ils l'ont vu sur la vidéo ils vont l'attraper

- Et je veux le garder bien sûr

- J'espère qu'il va pas fuir!

- Mama en plus on veut se marier et vivre avec ses parents et ses frères dans une chambre

- Tu verras c'est elle qui lui donnera son rein....

- Mais souvent je me demande si je préfère pas les femmes aux hommes

- Les hommes c'est des salauds regarde son mari à Bana l'a plaquée et là il revient, elle est belle Bana en plus, et l'autre c'est son meileur ami ... Tu disais ma chérie?

Etc...

Quant à mes grand-mères, c'est la rigolade assurée. Elles craquent plutôt pour les grands bruns que pour les grandes blondes (décidément c'est vraiment pas mon genre Mouhannad). Donc leur trip à elles, c'est Ya7ya de Sanawat addaya3 (les années d'errance, ou de gâchis). Le jour où il s'est fait tirer dessus nous avons été privés des mlaouis de ma grand-mère pendant une semaine. Je les soupçonne même d'avoir prié pour lui lors de leurs prières de Fajr.


Voilà, la mauvaise nouvelle est que Mouhannad est pas mort (ça aurait au moins changé des happy end) et la bonne est que la série finit Samedi apparemment!!! J'aurai de nouveau ma chaîne exlusivement pour les bonnes vieilles séries américaines..

Mhhh dans l'histoire je suis quand même la fille qui vient de passer un quart d'heure à promouvoir écrire sur des séries qu'elle déteste..pas très futé.

J'ai vraiment besoin de sommeil moi, ou d'un peu moins de TV.

12/08/2008

Truc mille et une fourmis

 

Je crois que tu me manques.

 

soulmate.jpg

 

Tu vois les mots sont les mêmes. Les rires aussi faux, les larmes aussi éphémères. Les mêmes étoiles me couvent et me bercent dans l’illusion que d’une certaine manière elles nous réunissent toi et moi. Tes phrases sont l’écho de mon enfance, des heures passées entre moi et moi. Des heures passées avec toi je me dis aujourd’hui. Je sais que nous nous parlions, à chaque fois que nos yeux buvaient le firmament et l’aspiraient à en raccourcir les milliers de kilomètres qui nous séparent. Mais tu l’as oublié. Mais je l’ai oublié.

Je t’aime.

 

Tu as vécu, si différemment de moi. Si libre, entre les quatre murs de ton esprit. Et moi tellement prisonnière dans l’immense infini de ma chair. Tu t’es éloigné de l‘enfant qui nous réunissait, qui était moi et toi, moi en toi, toi contre moi.

Et moi aussi.

Nous avons laissé la vie nous aspirer l’un loin de l’autre.

Je crois que tu m’aimes.

 

 

Le problème vois-tu est que je t’aime mais je ne le sais pas. Pas vraiment, pas comme je devrais le savoir. Et je voudrais tellement qu’on le sache tous les deux, et qu’on le sache dans les deux prochaines décennies, histoire qu’on ait encore un peu de nos dents quand on échangera notre premier aveu d’amour.

 

 

Des jeux. Des bouches. Des peaux.

Des nuits à se perdre, entre un torse, un sein, de violentes et dangereuses obsessions. Des jours à oublier la divinité qu’offre un jumeau, une jumelle, une âme à deux noms. Des années à piétiner la douceur de l’acquis dans la course à la folie.

 

 

Je n’ai pas envie de toi. Un enfant ne connait pas encore l’appel du sexe. Et je t’aime comme je t’ai aimé enfant.

 

 

Ton nom.

Ton nom.

Ton nom.

 

 

Ton nom est la dernière prière de la mourante, est la colère empoisonnée de l’enfant mal-aimé, est le repentir de l’assassin pardonné. Ton nom gravé dans mes entrailles et sur les parois de mes poumons.

 

 

Ton nom mon amour

Ton nom mon éternel

Ton nom

Ton nom …

31/07/2008

Dark days

Sans armes
Je suis sans armes devant sa tristesse, sans mots.
Pourtant je suis une consoleuse. D’ailleurs beaucoup de gens le sentent instinctivement qu’ils peuvent se confier à moi, parce que je console. Parfois un peu trop, souvent à mes dépens.
Et c’est injuste de se sentir aussi désemparée devant lui, de ne pas pouvoir l’aider, lui le cher, lui le précieux. De le voir avoir mal et d’avoir plus mal encore, de souhaiter porter sa douleur à lui en moi pour l’en débarrasser, quitte à en perdre la raison.

Alors je souris, parce qu’il n’y a rien à faire dans ces cas là. Je calme mes larmes avec de l’eau glacée dix minutes avant de le voir, j’essaye de le faire sortir, de lui dire que oui c’est important mais qu’au fond il y a beaucoup de choses qui vont bien. De diminuer son inquiétude alors que la mienne me lacère. De faire des blagues, de trouver la force de lui crier dessus parfois.

Il faut que j’accepte que je n’y peux rien, que je n’aurai pas de solution miracle, que le mieux que je puisse faire est d’être là, tout simplement, en attendant que le temps transforme la douleur en amertume indélébile, de voir son immense joie de vivre minée petit à petit par du cynisme, lui si jeune et tellement tellement beau.

Je ne sais pas quoi faire, le voir comme ça me vide de mes forces, ne me laisse même pas la force de le consoler, juste de fuir le plus loin possible et de me cacher, comme la gamine égoïste que je suis.

Et je suis seule. J’aurais aimé pouvoir prendre des forces du soutien d’un ami à mes côtés, au lieu de ce blog. D’un consoleur qui s’inquiète et réponde présent en ces jours noirs. Mais les consoleurs se retrouvent toujours seuls en ces moments là, allez savoir pourquoi.

Je ne sais plus quoi faire. Je prie Dieu de toute la force de ma haine et de mon désespoir. Je le prie en deux mots : Miséricorde….Vengence.

19/07/2008

Truc réveil

I want to buy you flowers.
Une envie urgente de le faire. Je sais que dans leur monde tu m'offrirais des fleurs et je t'offrirais une petite peluche portant un coeur disant "je t'aime pour toujours" à accrocher dans ta voiture. mais les coeurs en peluche me font aussi peur que les barbies, et les toujours n'existent que dans l'éternité des secondes d'un baiser. Je suis une fille et tu es un garçon, et j'ai une folle envie de t'offrir des fleurs.
 
__I_want_to_buy_you_flowers___by_el.jpg

09/07/2008

Guide du routard citadin

Ce post est pour partager mon expérience sur les plus belles routes du monde du plus beau pays du monde comme dirait l'autre.


Ceci s'adresse principalement aux jeunes passant leur permis et rêvant de lendemains de liberté sexy le gel au vent au volant de la Logan de papa (vous verrez pourquoi je n'adresse pas ce message à ceux conduisant la Nissan de maman).


C'est un lieu commun que de croire que le pire est de conduire à Casa, avec ses chauffards, ses embouteillages interminables, ses m9er9bine qui se collent aux fenêtres des voitures -quoiqoie j'en ai rencontré des rigolos qui vous récitent du malhoune au lieu d'égorger leurs familles.


J'adore conduire à Casa. Pendant les quelques mois où j'ai sillonné ses boulevards puis ses rues, à bord d'un camion (si si pendant 2 mois et demi!) ou au volant de ma super 4L, j'ai pris mon pied. C'est là que je suis passée de débutante à chauffarde confirmée, toujours première aux feux rouges et toujours mon sillon de klaxons derrière moi. Ah les beaux jours.


Puis vint l'enfer. Marrakech, ma perle entre toutes, mon amour, mon chez moi, la ville où habitent mon cœur, feu yves saint laurent, et Rguig.


Marrakech n'est pas aussi polluée que Casa, et loin d'être aussi embouteillée. Mais le premier fléau de la conduite à Marrakech est le nombre incroyablement élevé de cyclistes et de motos. J'ai même cherché partout le code de la route spécial moto/vélo vu que j'étais persuadée qu'ils en avaient un bien à eux après avoir constaté qu'ils ne sen sentaient pas concernés par celui des 4 roues. Et bien non, ils ne se sentent tout simplement pas concernés.


A Marrakech, il faut regarder, les rétro gauche, droite, central, fessier, ailier, sa boule de cristal, et j'en passe, sans pour autant être sûr qu'un vélo ne décidera pas à la dernière microseconde de s'immiscer juste au moment où tu tournes à droite entre ta caisse et le trottoir.


J’ai observé longtemps le comportement des moto/cyclo marrakchis et j’en déduis qu’on peut les décrire en trois catégories :


1- Les inconscients : ceux-là n’ont jamais fait de physique et/ou de mécanique et croient innocemment que le frein est commandé par la pensée des conducteurs et non par leur pied, et que l’action mécanique résultant de cette pensée arrête le véhicule à la vitesse de la lumière. Je ne peux les blâmer ceci-dit, il y a des choses plus intéressantes à faire en cours de physique comme mater-le-string-sortant-du-pantalon-de-la-camarade-de-devant ou d’établir-des-plans-counter-strike à essayer sur les copains tout à l’heure.

2- Les je m’en foutistes : ceux-là décident que t’as qu’à te démerder pour l’éviter puisque t’as une voiture et tant mieux s’ils arrivent à gratter des sous pour arrangement en cas d’accident.

3- Les suicidaires : Ils aiment vivre dangereusement et puisque le saut en parachute, en élastique, ou autre truc crise-cardiaquant est un luxe que tu peux pas te payer au Maroc (surtout si tu roules en moto) ben ils font avec les moyens du bord.

Ceci étant dit, on s’y habitue.


Le deuxième fléau, et de loin le pire, de la conduite marrakchi est …le boulici marrakchi. Ah lbouliss bradar, vous m’en avez donné des moments forts et des poches vides.


Le boulici est une espèce en pleine extension. Il se caractérise par sa couleur bleue, une casquette et des lunettes noires. Il évolue en groupe de deux, quoique, détail intéressant, jamais de sexes opposés (non non rien avoir avec le fait qu’ils soient marrakchis je fais pas des allusions comme ça moi :)) . Le boulici aime particulièrement établir sa tanière aux virages, derrière des arbres où il est difficile d’être vu, et de manière générale, dans tout coin susceptible de le voiler aux yeux de sa proie jusqu’à la dernière seconde.

Une fois sa proie apeurée surprise et immobilisée, le boulici adopte l’approche dite du « paon s’est gonflé » ou « panse gonflée » en bombant bien le ventre, triplant le menton double, dandinant le corps. C’est le moment que je choisis d’habitude pour analyser la démarche de mon attrapeur et d’y adapter la conduite à suivre (nous verrons ça dans les conseils pratiques)

Une fois la vitre atteinte, le boulici entame son cri de guerre, celui qui glace les entrailles de sa proie. Le regard baissé, la voix profonde il lance : « oura9 ssiyara ! »

Nous en venons donc à l’attitude à adopter.

Petite explication préliminaire : vu mon job je vis littéralement dans ma caisse, qui est devenue à l’image de ma chambre d’ailleurs, càd un joyeux foutoir.
Bref, je me fais arrêter parfois jusqu’à quatre fois par jour, donc j’ai très vite dit Adieu à mes idéaux de « vaut mieux payer l’amende que de soutenir la corruption ». Vu qu’il faut bien payer son loyer et billets d’avions, ne pas être en retard à ses rdv, et que ma mère ne m’a pas acheté de Nissan.

Je parlais donc de l’attitude à adopter.
Cela se lit à la première seconde, dès que Mr boulici se dirige vers la voiture. Et c’est là que je décide de :

- Eteindre rapidement mon CD de Muse.
- Enlever mes lunettes
- Inventer une histoire.

Là ça se corse, car ne voulant pas payer d’amende et ne sachant pas filer des billets cachés dans le permis, et que de toutes manières je n’ai jamais de liquide sur moi, voici un petit panel de ce que j’ai raconté aux boulicis et qui a marché :

- Moi : Je m’excuse vraiment monsieur boulici mais j’ai pas fait attention que je roulais à 70 au lieu de soixante voyez-vous j’avais l’esprit super occupé par ma réunion d’ailleurs je suis en retard…
- Boulici : Tout le monde travaille madame et la loi est la loi vous allez payer 400dhs
- Moi : Oui mais monsieur boulici gentil boulici c’est une réunion où va se décider mon sort au travail, ils vont peut-être me virer à cause d’une erreur que ma boss faite (et là je le saoule avec des détails techniques)
- Bon payez rapidement et allez-y comme ça vous n’êtes pas en retard
- Mais monsieur boulici wallah ma3endi franc ! Jouje franc lli tanerbe7 mchawlia felkra dial ddar wdwa dial khti lmrida (oui oui digne d’un oprah le truc m’en fous même pas honte)
- Bon yallah allah ysame7 maba9ich tejri had almarra
- Mia vrouuuuuum ….


Une autre (pour les filles, ultra rapide et qui demande d’avoir ri aux larmes juste avant):

- Moi à ma tante juste à côté, morte de rire en me racontant les derniers potins : aie l’air abattu.
- Ma tante : elle baisse le visage et met la tristesse du monde sur ses traits
- Moi (des larmes encore visibles sur mon visage) : bonjour
- Boulici : ourak ssiyar..yak labass ?
- Wash arrajel be7ra mtalla9ni ou briti nredd lbal lchi sour3a !!
- Boulici : sir a benti sir allah m3ak….
(bon celle là un peu honte quand même…, et pour les mecs ya toujours la version lemra jerrat 3lia men ddar ou mnouwda lia l7erb m3a lwalida..) :p

Et une troisième, Boulici me coince en double stationnement devant Armel, je lui dis en rentrant dans ma voiture, très rapidement et sans faire mine de vouloir m’éterniser :


- Ma sœur se marie et elle a cassé son talon de chaussure au moment de descendre devant tout le monde et là je dois lui emmener des chaussures dorées en vitesse elle pleure comme pas possible et fout en l’air son maquillage et j’ai dépensé tout l’argent que j’avais pour les chaussures j’ai plus un dirham que ce soit pour l’amende ou pour autre chose et je peux pas laisser mon permis de toutes façons tu vas faire une hassana aujourd’hui et me laisser partir de suite….
- Boulici : Allah yj3el koulchi mbarek mas3oud …


Et il arrête la circulation pour que je puisse vite partir….sauf que là je lui ai raconté une histoire vraie (dans les grandes lignes, c’était ma cousine et pas ma sœur :))


J’en ai plein des comme ça, j’avoue que ça m’amuse quelque part de me justifier à chaque fois avec un drame :p même si parfois je me demande comment ils font pour avaler ça, ou s’ils l’avalent pas mais saluent le courage d’inventer de telles conneries pour se tirer d’affaire, mais le vrai conseil est : soyez gentil avec Boulici marrakchi, voire faites-le rire, voire arrêtez-vous parfois pour lui proposer de l’eau fraîche sans qu’il vous ait arrêté… c’est qu’il a un dur boulot quand même et que souvent c’est un brave type.

Ca fait longtemps que j’ai pas écrit autant de bêtises dans un seul post moi, et encore je vous pas raconté les versions spéciales gendarmes d’autoroutes (ou de route d’Agadir, mais je me fais plus choper par ceux-là à force de faire la route une fois par semaine je sais où ils se cachent :))

Bref, bonne conduite à tous, soyez responsables, respectez vos limites de vitesse, vous vous éviterez de vous embarrasser avec Boulici et surtout vous éviterez un jour de vraiment blesser un moto-cyclo parce qu’au final, vous avez de la tôle autour de vous et au mieux lui n’aura qu’un casque pour se protéger.

30/06/2008

A la croisée des chemins (1- professionnels)

Le soleil se levait.

La fille prit le temps d'arrêter sa course pour le saluer puis continua de courir.

Elle dût s'arrêter quand elle se retrouva dans un carrefour. Ce n'était pas un vrai carrefour, le chemin sur lequel elle courait continuait au nord sur une grande autoroute, une belle voiture de course l'attendait, prête.

C'est une autoroute qui a fait ses preuves. Des milliers de racers la prennent tous les jours, et en tirent grande fierté. Ils sont tous cultivés, riches, et ont leur propre langage. Ils semblent tirer de leur appartenance à l'élite une sorte d'épanouissement qui grise la fille.

Elle se demande: pourquoi pas moi? Leur vie a l'air d'être si simple, prendre cette voiture de course, apprendre ses mécanismes et appuyer sur l'accélérateur le plus fort et le plus longtemps possible. C'est raisonnable, on ne crache pas sur une route comme ça.

A l'Est, un autre chemin se présentait.

C'était une piste non goudronnée. La fille savait ce que ça engageait. Elle entendait l'appel de cette route. Elle se voyait la daller, visualisait les couleurs des dalles, et les arbres qu'elle allait semer au fur et à mesure de son trajet. Les cabanes qu'elle allait construire aussi.

Elle se voyait courir à travers champs pour chercher d'autres possibilités de routes.

Mais cette route était imprévisible, car contrairement à la première, on n'en voyait pas la continuité, et encore moins l'issue.

La fille sait que les virages l'attirent. Elle sait que quand elle se retrouve perdue elle tournera à droite ou à gauche plutôt que de continuer tout droit comme sur une autoroute. Et elle sait qu'elle a une décison à prendre.

Elle sourit. A décision important tenue adéquate. Elle retire ses escarpins, puis la jupe de son tailleur signé. Elle déboutonne la chemise qu'elle laisse tomber sur l'herbe (oui elle courait en tailleur et talons hauts la fille faut pas chercher juste essayer de suivre :)). Une fois allégée elle enfile un pantalon de treillis, un débardeur blanc, choisit une simple "taraza" de paille parmi ses innombrables chapeaux, et enfile ses "gladiators"; ses précieuses baskets blanches qui lui donnent des ailes, puis elle s'assoit en tailleur, en plein milieu du carrefour.

Tout en haut l'Autre parlait. Elle se débattait demandait les avis de tout le monde. Elle disait oui non oui non je sais pas et faisait des crises d'angoisse. Elle stressait "comme pas possible" dormait trop mais pas assez, dressait des listes pour/contre.

La fille n'a jamais fait de liste pour/contre, se dit qu'elle devait bien à l'Autre de le faire, et sourit en prenant un stylo.

ROUTE AUTOROUTE

Pours:

- Evolution de carrière

- Sécurité

- Indépendance et total confort matériel

- Voyages d'affaires aux quatre coins du monde

- Prestige

- Fierté des parents, envie des autres

- Solution raisonnable et responsable

- Couvertures sociale, mutuelle couvrant jusqu'aux dommages physiques/psychiques/karmiques causés par un kidnapping par des gnous extraterrestres.

-ETC


Contres:

- Carrière vs vie

- Faux sentiment de Sécurité

- Voyages d'affaires aux quatre coins du monde où on passe trop de temps en avion ou à lécher le cul faire la fête avec des supérieurs et des collègues de boulot.

- Prestige creux basé sur la création chez des gens en cours de devenir vides faisant un travail vide d'un sentiment de supériorité découlant de leur utilisation continuelle de leur téléphone portable pour lancer des "je suis en meeting" des " je suis en training" et des " J'ai pas le temps mais ça te dirait un déjeuner pour en discuter?"

- Solution raisonnable et responsable lâche

- Tue-vie.

- Tue-rêve.


ROUTE INCONNUE

.........................

La fille voyait très bien les contres de la route inconnue. Le risque, le choix délibéré de laisser tomber ce que beacoup lui envient, la peur de l'échec vu qu'il n'y aura plus de retour en arrière possible.

Elle voyait la peur qui habitait l'Autre, dont elle connaissait la nature. La fille avait déjà pris sa décision. Mais elle attendait le signal que l'Autre finit toujours par lui donner.

Le signal vint. L'Autre à bout de forces lui dit: "Vas-y décide, on sait toutes les deux que c'est toujours toi qui décides".

La fille éclata de rire, et admit intérieurement qu'elle était drôlement obstinée.

Elle fit face à l'autoroute, inspira un bon coup... et lui tourna le dos.

Son âme avait parlé, tout le reste est dérisoire, son âme sait.

Alors ses gladiators s'engagèrent d'un pas décidé sur la piste...

06/05/2008

Disparaître

Murmure moi ces mots là

Ces mots qui te tâchent de rouge

Ces mots qui subliment les sueurs et enlaidissent les matins

Et dont la braise est si délicieusement pêcheresse

Traîte moi de ces choses là

Au creux de l’oreille

Au creux du cou

Au creux du défendu

Au pied du lit

Fais moi autre que tu désireras une nuit

De tous tes sens

Au lieu de m’aimer toute la vie

A coup de bonjour bonsoir il pleut j’ai faim

Au lieu de m’aimer pour toujours mais pas tous les jours

Au lieu de m’asséner à nous abrutir des mots doux qu’on n’entend plus

Dis moi ces mots là

Fais moi entendre ta voix sale

Ta voix tentatrice

Ris de ton rire le plus conquérant

Balafre-moi de ta langue

Encore et encore

Cicatrise-moi de ta voix, de sa puissance, des nectars de ton corps

Emporte la douleur de t’avoir égaré

Dans des hiers qui ne sont plus nôtres et des lendemains qui ne viendront pas

Dans une moi qui ne sera jamais et qui m’étouffe

Juste parle moi de ce que tu veux me faire

Puisque je n’entends plus ce que tu ressens

Dis moi ces mots

Mon amour

Je t’en prie

Talk dirty to me.

 

07/12/2007

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12/11/2007

To the mess in my head . . .


 
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Shut up I'm happy 
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29/10/2007

One more

podcast

Bonjour..longue file..belle journée..jolie veste..joli cul..sex me..la fin des temps..pizza bolo..sans sucre merci..l'espoir fait        vivre..20 à 12 j'ai gagné..La vie est belle..qu'est ce qu'on mange...les enfants qui meurent de faim c'est pas bien..                 Je n'entends plus les étoiles.Celebrate in this noise..oui des tampax..gucci ou chanel.. oohh baby baby baby...it's a                   beautiful day..250 g ça ira..merde les factures...quand est-ce qu'on mange..un laxatif s'il vous plait...bordel                         bordelum..besoin de sommeil..ahhh qu'il est mignon allah y7efdou..laugh until my head comes off..doum                               doum doum doum poum pidoum..Je n'entends plus les étoiles. Precision HD cameras and directional                                           CD-quality audio combine to provide a highly interactive forum for collaboration with the simple touch                                           of a button plan strategies strengthen relationships and finalize decisions with executives                                                            from around the..TAXI!..maman casse-toi..suis en déplacement..non à la                                                           jalousie..faut fermer la bouche quand on t'écrase ou tu boufferas de la merde de                                                      clochard..amande ou chocolat..hating                                                                                                           people..ouais pourquoi pas..non à la                                                        nicotine..Je n'entends plus les étoiles. Dis moi Mo quand les vents s'enlacent et s'unissent                                     quand les larmes des anges pansent les blessures que la honte, la haine, et ce stupide orgueil ont longtemps nourries dis moi quand vient la nuit et que la caresse du monstre ne suffit plus à combler mes                                            fantasmes sourds dis moi que dis moi que...En revenant de Paris chez ma                                                      tannnnte..procrastination power..confiture à la fraise..elles sont super ces boucles d'oreilles..One two three                                              one two three..mmmhhh encore! encore!...putain de sèche cheveux..jveux un                                                                  bébé..avec capuche..tide...wiwan et mira...je hais les déambulateurs...encore un                                          peu de temps...une bougie sur un yaourt..Je n'entends plus les étoiles. Buter contre un mur                                     c'est travailler sans résultat ou hananer sans orgasme..je t'aime tu sais...on sera malheureux comme les pierres...it's                                        your problem...passer à Marjane...another brick in the wall...Mon                                                     amour mon amour mon amour mon amour mon amour...un hamac et une                                                     balançoire...Yasmine...me guérir de toi dans une foule de mains qui lissent par milliers les                                                                    sillons que tes ongles ont gravé sur mon corps embrasser des bouches tandis que la tienne me dévore encore oublier t'oublier pour mieux te meurtrir de ma bouche aspirer ce qui te reste de larmes t'assécher en moi                                       pour ne plus t'appartenir...l'aspartame c'est cancérigène...en word ou powerpoint..des chaussures bleues..j'ai pas reçu le mail..je veux des fleurs..je n'entends plus les étoiles

Je n'entends plus les étoiles

Je n'entends plus les étoiles

 

Mais peut-être qu'elles m'entendent encore.

18/10/2007

Ben & Jerry's

Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi,  petit à petit, grignote ce qui n'est pas caché dans ton ombre. serre moi toute entière, en foetus. Je veux être gobée par ton torse, je veux me faire assez petite pour ta poche, pour ton coeur, n'y prendre qu'une petite place, mais bien au chaud. J'aurais moins froid si j'étais moins. Le gouffre serait moins infini, la solitude moins assourdissante. Diminue moi, épluche les peaux mortes entassées, année après année, échec après déchêts. Pêle moi jusqu'à l'essence, que la laideur soit enfin dévoilée, aérée, séchée au soleil brûlant de ton regard impitoyable.

Car vois-tu, je suis laide. 

Et tu partiras.

Alors j'entasserai à nouveaux des cendres sur ma chair écorchée, enveloppant le vide.

Et un autre viendra, et je lui dirai...

Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi.

03/10/2007

Effet Ramadan

La passion. Ou peut-être le vide, l'ennui. L'homme peut se créer de la passion même avec une vie qu'il passe à regarder le plafond. Même les spécimens les plus plats, à l'émotionogramme avoisinant le zéro, défendent farouchement une équipe de sport, leur collection de timbres, leur marque de voiture...

Sa vie.

Sa vie n'a pas été. Sa vie n'est pas. Une succession de minutes et de jours menant aux cheveux blancs et au relâchmement inoxerable d'une peau jamais épanouie à la caresse de doigts électrifiés de désir.

Sa passion ce soir est de se trouver des problèmes assez gros pour l'hystériser. La mienne ce soir est la cruauté puis la culpabilité. Pourtant il y a tellement de Mia en moi. Celle que j'ai choisie d'être ce soir je la croyais morte. Mais il y a des enfants immortels, des enfants monstrueux aux mains étrangleuses et aux dents rouges et aiguisées. Des enfants qui se sont gorgés au sein de jeux malsains et de sadomasochisme.

Je regrette. D'y prendre tant de plaisir. C'est honteux. Mais l'enfant-démone sourit à travers ses larmes jouissives. Je hais les faibles. Fuck them all. Et moi avec.

 

28/09/2007

Prière à Mo

Perdre la foi
Quand tout est déjà perdu
Quand tout est contre soi
Le destin, les autres, 

et le corps.

Perdre la foi,

Encore un peu plus qu'hier

et moins que demain

Par morceaux écrasés

sous le pied empoisonné de la mort

qui précède la mort de quelques années.

Perdre la foi

Quand les mots trahissent leur propre creux

Quand l'être expose son néant

A tes yeux de plus en plus assombris

de plus en plus détournés

Perdre la foi

 N'être plus qu'une cavité résonnante

de fatigue

d'éternelle fatigue

d'une morte-née 

Perdre la foi

Quand il ne nous reste plus rien à perdre

que la foi. 

 

24/09/2007

Bloguons Utile pour les jeunes détenus

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J'ai très peu de certitudes dans ma vie. Mais celles-là sont inébranlables. L'une d'elles est que ce n'est jamais la faute d'un enfant. Ce n'est pas une question d'innocence, mais le libre-arbitre n'apparaît pas à la naissance, il grandit et s'éduque.

Ils sont nombreux, à être détenus, et si jeunes. Pourtant ils sont encore en devenir, on peut leur apprendre à donner, à être, à se respecter. Ils ne portent pas les mêmes vêtements que nos enfants et nos frères, ne se brossent pas les dents chaque soir, ne vont pas toujours à l'école. Ils sont même détenus parfois, longtemps, pour des méfaits moins graves  que la vie que leur pays leur offre. Mais ils ont les mêmes rêves que vos enfants proprets qui parlent français sans accent, les mêmes jeux, les mêmes rires.

Mais pour ces détenus ni rêves ni espoir de devenir meilleur ne peuvent survivre dans leurs conditions de détention.

Un post pour en parler ce n'est rien. Plusieurs posts dans plusieurs blogs c'est presque rien. Mais la différence entre une goutte d'eau et le néant est la même entre la vie et la mort.  

 

Petite présentation de l'association:

 

L’association des amis des centres de réforme et de protection de l’enfance a été créée le 15 mars 2001 par Assia El Ouadie dans le but d’apporter l’aide nécessaire pour améliorer les conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus.

 

Objectifs de l’association: Parce que la réinsertion commence d’abord au sein de la prison

L’association a pour objectif de mener toute action permettant la préparation à la  réinsertion des jeunes détenus, notamment :

  • Assurer leur assistance juridique et judiciaire ;
  • Contribuer à l’hygiène et à la santé des jeunes détenus par l’acquisition d’équipements médicaux et la mise en place de cellules médicalisées et l’appel aux médecins bénévoles qui viennent régulièrement soigner les jeunes détenus. (Toutes les initiatives de médecins bénévoles sont les bienvenus)
  • Mobiliser les moyens pour assurer un soutien psychologique aux détenus ;
  • Participer à leur éducation  en mettant en place des cours d’alphabétisation  et un centre de formation professionnelle;
  • Organiser des activités culturelles et sportives à travers l’organisation d’évènement artistiques et l’aménagement d’espaces sportifs et de loisirs
  • Aider à la sensibilisation et à la formation des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire.

 

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L’association organise une soirée de soutien le 28 septembre prochain au Hyatt Regency pour une  collecte de fonds destinée à finir la construction de nouvelles cellules.

En effet, ces travaux résoudront les problèmes de sureffectif, de promiscuité et de manque d’hygiène et permettront une amélioration sensible des conditions de vie des détenus. Vous pouvez encourager, si vous le désirez, à la vente des tickets en donnant ces contacts:

-Fatim Zohra Ammor 061 07 41 74  et Meriama Fadli 061 23 84 88.

 

 

 

12/09/2007

Et de tags..1

En réponse à celles qui m'ont tagguée (bon je me suis pas pretée entièrement au jeu je fais ce que je veux d'abord :p) 

 

4 Lectures de mon enfance:

Cyrano de Bergerac

La prière aux étoiles

Tout de Mustapha lutfi elmanfalouti

Goscinny/Gotlib

Emmanuelle 

Anthologie de la poésie française

Les aventures de Adham je sais plus quoi

 

Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :

Amélie Nothomb

Anne Rice

Umberto Eco

Tolkien 

Philip K. Dick

Marcel Aymé

Sartre

JK Rowling   

 

Les 4 auteurs qui me donnent moins de plaisir qu'avant ou auquels j'ai pas trop accroché :


-Bernard Werber(moins qu'avant)

-Coelho (ca dépend des fois qd même)

-KUNDERA (je n'ai lu que l'insoutenanble légèreté de l'être mais j'ai vraiment trouvé le temps long et qu'il prend le lecteur pour un demeuré à force de repetitions, désolée pour les fans)

-et tous ceux qui me font dire "ah oui ce bouquin je l'ai lu mais je l'ai oublié"

 

 

Les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire :

Le petit prince de St Ex.

Les Harry Potter

La saga du guide du routard galactique (The hitchhiker guide to the galaxy) 

La saga des vampires

Les thanatonautes 

La série City hunter (Nicky Larson) version manga et pas dessin animé 

Les fleurs du mal

 

 

Les 4 livres que je suis en train de lire :

Harry Potter and the deathly hallows (rerelecture donc pas peur des spoilers :p)

Ben pour une fois rien d'autre :S 

 

 

Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte :


Le plus gros dictionnaire de blagues

Les Harry Potter

City hunter et kenshin (deux séries de manga ca peut compter pour un livre?)

Comment se débrouiller pour vivre confortablement sur une ile déserte (je sais pas s'il existe :p)



Les 4 lecteurs dont j’aimerais connaître les 4 :

 

Tous ceux et toutes celles à qui ça donne envie :) 

 

 

15. Missing

Je t'aurais parlé comme je fais quand les mots sont vains. Mon corps aurait parlé au tien pour te dire tout son amour de ce qu'il connaît de toi, et toute son impatience de découvrir le reste. J'aurais été ton amante, ton aimante, ta soeur, ou juste quelqu'un que tu as croisé dans ton errance toujours différente, toujours la même.

J'aurais vu ton sourire heureux, je ne sais même pas si je l'ai déjà vu.

J'aurais fait..tellement de choses..

Avoir plus de temps par exemple,  t'inviter chez moi, passer des nuits à parler ou juste dormir dans mon grand lit froid. Partager au moins un fou rire, quelques glaces, des ragots...puis nos vies passées, nos futurs rêvés, nos désirs frustrés ou comblés. 

 

J'aurais fait que tes éternels masques fondent contre mes seins, que ce que ma peau sait avouer mieux que mes mots fasse renaître ce visage que même ton miroir a oublié.

Je t'aurais dit des belles choses, ou les aurait juste créées dans tes yeux. Je t'aurais .. couvée, dorlotée, comme je l'ai fait avant, avec d'autres. Comme je le fais et je le ferai toujours, malgré les brûlures. On n'aurait pas parlé, jamais, ou seulement pour dire "bonjour" "bonne nuit" ou "Bois, c'est chaud".

 

Je n'arrive pas à t'écrire, tu es trop beauté, désespoir, vie, vide, et amour. Surtout amour, et je hais t'entendre dire le contraire.

Je veux que tu saches que tu m'as, et que tu t'en rappelles si un jour le monde te murmure que tu es seule. 

  

La vie nous réserve peut être des retrouvailles, en tout cas je l'espère...

Et tu me manques. 

07/09/2007

Histoire vraie

Moi: Suis-je?

L'oracle: c'est juste une illusion... 

Moi: serai-je?

L'oracle: ca va surement se faire...

Moi: Pouvoir?

L'oracle: Un oui franc et massif.

Moi: savoir?

L'oracle: Malheureusement, jamais

Moi: vivre?

L'oracle: vous ne devriez même pas y penser...

Moi : Lui?

L'oracle: c'est certain. 

Moi:  Et quoi d'autre?

L'oracle: repassez la semaine prochaine...

 

 

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 Source: Oracle de Yahoo  :)

02/09/2007

Light

Je me suis réveillée ce matin sur le coup d'une illumination qui m'est tombée dessus avec toute la force de l'évidence: je devrais me couper la tête.

Ne t'inquiètes pas, je le ferai proprement, de façon à garder chaque trait de mon visage. Tout d'abord je me mettrai devant mon miroir, je me ferai un beau brushinig. Je déposerai avec soin des couleurs délicates, j'agrandirai mon regard, rosirai mon sourire. Puis je me pencherai et la trancherai de façon à ce qu'elle tombe exactement dans la boite que j'aurais préparée. Une jolie boite enrubannée sur laquelle mes mains aveugles traceront de manière hasardeuse ton nom et ton adresse. J'aurais pris la peine d'appeler le concierge auparavant en lui demandant de s'occuper de l'envoi express du colis. Et dans les ténèbres de mon papier cadeau ma tête désormais allégée de la partie stupide de mon corps commencera à rêver.

Une fois arrivée chez toi ma tête verra ta surprise à l'absence du corps et t'expliquera posément que c'était la seule manière de régler un gros problème de manière définitive. Tu hausseras les épaules et te plieras à son implacable logique en te rendant compte qu'effectivement, ce sera plus facile comme ça. Puis tu la prendras entre tes mains en plaquant bien tes paumes contre les joues et tu la déposeras délicatement dans ton frigo vidé. Elle te verra l'ouvrir chaque matin afin de déposer un baiser ensommeillé sur ses lèvres bleuies à présent mais étirées en un sourire heureux.  Elle te parlera encore et encore de sa toute nouvelle et inédite expérience de tête sans corps, puisque le manque qu'occasionne la perte des autres membres offre l'occasion idéale d'être encore plus râleuse.

Et puis elle imaginera tes yeux la dévorant, encore et encore, parce que tu penseras : elle est tellement belle!

A chaque fois que tu auras des invités tu la sortiras sur un beau plateau de la couleur assortie à son maquillage. Elle est intelligente, cultivée, fine, et elle brillera devant leurs yeux ébahis. Tes amis et ta famille te complimenteront sur cette acqusition parfaite qui ne t'impose même pas des séances de shopping éprouvantes pour ta santé et ta carte bancaire. Après leur départ, tu la remettras dans le frigo après l'avoir embrassée et lui avoir dit: je t'aime. 

 

Elle ne sentira plus le manque de quoi que soit. 

Elle n'aura plus faim.

Ni soif.

Ni envie de pisser, ou de s'allonger.

Et puis tu seras tellement heureux et satisfait avec elle.

 

 

17/08/2007

0. Oeuf (Reflet)


Nous ne sommes que ça. Nous ne sommes ni puissants, ni glorieux, ni bons, ni même conscients. Nous ne sommes que ce que tu vois et que tu te refuses à croire, deux âmes accrochées l’une à l’autre pour se donner le peu de chaleur qui offre l’illusion de s’élever un peu, au dessus de cet humain que l’on hait de nous ressembler autant.
Certains se perdent à force de chercher des repères. Je veux juste te dire aujourd’hui ce que tu sais déjà, que tu es mon repère, que je suis le tien. Deux faces d’une même misère, d’une même lumière, d’une pièce qui roule dans un égout, et qui le sait, et qui essaye quand même de trouver un sens et de se battre avant de sombrer.
Ne me prends pas mes mots aussi fort qu’ils sonnent, je suis tellement plus fade qu’eux. Mais je me bats devant tes yeux, tu me juges et me jauges dans mon esprit, pas de haut, mais à pied d’égalité. Nos pas sont liés vois-tu, je ne peux pas te perdre de vue, parce que même quand le monde nous perd dans son chaos magnifique et dégoûtant il faut que l’on soit capable de retrouver la trace de l’autre.
Ton regard. Ton regard est mon échelle absolue, parce qu’il est le même que le mien, l’objectivité en plus. Ton regard, pas toi. Parfois je suis devant toi, tu vois mon ombre et tu y suspends tes mains, tu coures pour qu’elle ne disparaisse pas. Et puis parfois je me retourne, et plonge mes yeux dans ton âme, pour chercher la mienne, pour voir ce que tu y vois. Parfois je souris, parfois je vomis, j'en ai tellement vomi dans le passé. Mais le résultat est toujours le même, je me retourne et je continue d’avancer, en te prenant la main si tu es fatigué, en m’abandonnant à la fougue rare mais puissante de la tienne quand l’épuisement me gagne.
Et puis il y a tous ces gens autour de nous, qui t’aiment sans me voir et qui m’aiment sans te voir.

Mais ça c’est une autre histoire.

09/08/2007

Jeudi

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J'ai laissé
ma peau
sur le seuil de
ta porte.
Jette la
ou brûle la,
le gouffre
a gagné.

02/08/2007

Truc Heroes et Frances the mute


podcast

C'est dur d'arrêter quand on est accro. Surtout les soirs comme celui-ci, ou la solitude ferme toutes les portes et longe mon chemin de murs hauts et épais pour ne me laisser d'autre choix que le sentier étroit et séducteur qui mène au plaisir ultime. Parfois je me bats. Depuis quelques années, je me bats même souvent. J'essaye de sauter avant que le mur prenne trop de hauteur, sauter de l'autre côté, où de l'herbe grasse et du soleil attendent que je me rende compte, étonnée, qu'ils existent. Ou alors je gratte, je perce, je cogne mon coeur contre le béton stupide.

Volonté.

Les gens sans addictions croient vraiment que c'est une question de volonté. Ils sont cons. Quand on me sort "il suffit d'avoir un peu de volonté" j'ai des envies de meurtre par trucidation, pal, coupage en petits morceaux(vivants), strangulation, piétinement, cognage de tête (de l'autre) contre mon mur jusqu'à ce que apaisement (le mien) s'en suive. Parce que la volonté ne suffit pas, puisque l'origine de l'addiction n'est pas un manque de volonté, mais celui d'autre chose.

Et ce soir cet "autre chose" c'est toi.

 

Enfin disons que c'est ce que j'essaye de me dire. Et que ta présence aurait réglé le problème, ponctuellement. Parce que pour le régler pour de bon...je sais même pas si c'est possible. 

J'ai dessiné des arabesques sur le mur, comme quand j'étais enfant. Des courbes et des courbes qui se rejoignent en pointe puis reprennent leur chemin amoureux. J'en ai dessiné des arabesques plus tard, ailleurs que sur les murs. Ils ont caressé l'électronique de puissance, maquillé le charabia de Hansen, insulté le dindon, fait rêver Doha, accompagné mes premiers poèmes et mon premier testament, ils ont galopé des heures sur des peaux, étalé mon intimité la plus profonde devant les yeux du monde aveugle. Et aujourd'hui ils crient violamment que j'ai mal, que je me sens seule vu que je n'aime pas les gens qui m'entourent, que je ressens chaque jour passé comme une vanité, des heures tronquées d'une vie qui de toutes façons n'est pas si précieuse que ça. 

 

Dans 3 mois j'aurai 25 ans. Non ce n'est pas une crise de catherinette. C'est juste que je m'étais fixée un but à atteindre avant mon quart de siècle, et ce quand j'étais encore enfant. Et je n'arriverai pas à le réaliser. Toujours cette foutue "volonté".

 

J'ai envie que des bras tendres et forts et chauds me bercent en me disant que demain soir ils seront toujours là. Qu'une bouche aimante me raconte dans le cou et en détail et pendant des heures que, comment, pourquoi, je suis belle. Je voudrais qu'on me pose une pierre d'une tonne sur le ventre jusqu'à éclater le mal. Je voudrais plus de ventilateurs et moins de cafards dans ma vie.

Je voudrais que ma maman guérisse.

Je voudrais habiter seule.  Enfin ça dépend.

And now I want you please to put another bullet in my gun

01/08/2007

po envie

Ma Mune se porle dans les scutres amilés

Et de litoges mon cœur se nève et débloie

Comme un raffis landit dans un meurole étibé

 

Et toi mon joutier le sarre de mes jétans

Tu me lites en porilles et je t’adine en tent

Et nos ceutres blissent dans un deloux bevent

Et je plille enrinente et je lonte les tédents

 

Ton marse se fause et la pème me tile

Tu es si bième et si tévoin que le cœur se ménoure

Et laguantes les tandelles fébilent

Et mon cœur se pâme dans la nonchalance de ton amour

 

30/07/2007

Boum in ze head

Oui je dois avoir raison.

C'est même sûr en fait.

Merde alors.

J'aurais aimé avoir tort. Vraiment.

Tu sais genre tu te dis ça y est, je sais. Au moins une certitude! Enfin.

Parce que je me dis qu'il faut des certitudes puis je m'évertue religieusement à les entailler jusqu'à mettre à jour leur contraire.

Certitude me diras-tu.

Oui j'en ai une. Celle d'avoir raison, puisqu'avoir raison ne peut logiquement rien signifier.

Celle que je ressens, même si parfois j'aimerais ne rien ressentir. Mais ça aussi ce n'est qu'une illusion, j'aime ressentir, combler un vide effroyable et froid d'un fouillis de douleurs et de plaisirs empruntés.

Je me découvre égoïste. Je n'aime pas ça. Je me découvre haineuse et mauvaise et rancunière et superbement indifférente à la douleur, d'autrui bien sûr.

Je dis n'importe quoi sur le coup de la colère. Non je ne suis pas tout à fait ça. Que suis-je en fait? Tu le sais toi? Tu as essayé de le savoir, en prétendant, nuit après nuit. Mais je suis beaucoup trop. Ca résume tout je pense, ça me va bien tu trouves pas? Même eux ils le pensent. Je suis TROP. Voilà, ouf, ça fait du bien d'avoir au moins éclairci ce point.

 

M: Mais trop quoi mais trop quoi arrête de raconter n'importe quoi et passe le gratin mais trop de quoi mais trop de quoi... 

Trop de tout. Trop de rien dans le coeur, dans les tripes, dans la tête. Trop de fumée dans les rêves, Trop de gens trop de visages Trop de secrets Trop. Trop sans "de". Trop de moi en toi, Trop, beaucoup trop de toi en moi. Retire toi s'il te plait.

 

M: T'as pas assez souffert si tu avais eu faim tu serais pas là à te lamenter estime toi heureuse de ne pas faire partie des autres.

 

Ils pleurent. Ils meurent. Ils comptent pour rien. Certains même sont contents de les voir partir, conspirent pour que tous ces pauvres arrêtent de s'accrocher à leurs vêtements propres, pour de bon. Oui c'est vrai, merci ca me soulage tellement de penser à eux, je me réjouis tellement qu'il y est autant d'Innomable et que j'en fasse pas partie, je me sens tellement plus légère. Trop légère. Ne me retiens-pas. Ca ne vaut pas le coup. Je suis Trop partie pour pouvoir t'entendre.

 

 You know I was just hoping we could challenge each other

 

Faut que j'arrête d'écouter cette playlist. Je sais même pas ce qu'elle fait dans mon lecteur. Elle est Trop sombre. Trop pleine de souvenirs. De A. Je ne sais pas ce qu'il fout dans ma tête depuis deux jours, et avec précision en plus. J'ai envie de me mettre du Shakira plein les hanches, c'est tellement plus reposant. 

 

You know I was hoping we could heal each other 

 

Tu trouves que je suis Trop? Dis moi non, je veux l'entendre de ta bouche à toi, de ton coeur, de ton corps. NON. Ne le pense pas, je m'en fous que tu le penses. Mais dis-le. Ou alors pense-le aussi. 

 

La coloc' sucks. 

 

And now I want you please to put a bullet in my gun.