22.05.2009
Truc saxo et cacahuètes
Un écran
Une journée passée devant cet écran, à travailler.
Une journée passée dans mon café préféré, à déguster le meilleur chocolat chaud de Marrakech, des cacahuètes, un jus de fraise, 2 brochettes, 3 Virgin Mojitos, 6 rencontres intéressantes, et à travailler.
Le soleil qui sublime en se couchant cette ville où mon sourire est plus frais qu’ailleurs, où mon sang est plus chaud, où mon miroir est plus indulgent.
L’appel à la prière qui me chante le plaisir de l’effort accompli.
Je m’étire.
Je souris au serveur qui me taquine à chaque fois que je viens.
Et puis…je souris tout court. Mais au lieu de partir, sans savoir pourquoi, sans savoir comment, j’ouvre une page vierge.
J’avais oublié d’avoir envie d’écrire. J’avais oublié l’effet des touches sous mes doigts à force de ne manipuler que la souris. Je m’étais fâchée sans le savoir avec tout plein de choses qui me donnaient pourtant du plaisir. Msn, Skype, le téléphone, les mails, les blogs, et me suis gorgée de réel pendant des mois.
Le réel.
Fourbe, séducteur, sale, sublime, ennuyeux, affolant, monotone, apaisant, enrichissant, plein de surprises parfois. Un réel que j’ai appris à apprivoiser, des loups que j’ai appris à dresser, des relations que j’ai appris à ne pas idéaliser. Quand j’ai pris la décision de quitter l’autoroute, je savais que j’allais apprendre des choses. Je ne m’attendais pas à apprendre autant de choses sur moi. Je ne m’attendais pas à construire autant, et pourtant…
Mmmmh, La nuit tombe. Je me sens bien. En paix. Satisfaite. De ma vie, de mes choix. Contente d’ignorer le futur, et impatiente de le découvrir. Tiens tiens… de l’espoir… qui aurait cru.
Je commence un cycle de réconciliation, après le cycle de construction. Les caresses après la sueur. Le plaisir après l’endurance, l’amour après le froid.
Mon plan avance, au même rythme qu’un bébé, un pas en avant, une chute, deux pas, une chute…, mais tous les bébés grandissent. Et puis Dieu que c’est beau un bébé qui apprend à marcher …
La vie est ce qu’on en fait, et elle nous le rend bien.
J’ai envie de dire que ce blog m’a manqué. Je n’en suis pas sûre, et ça n’a pas d’importance. Ce soir j’ai envie d’écrire, de parler, du présent, du futur.
A. n’arrête pas de me dire que la fin du monde tel que nous le connaissons sera en 2012.
J’ai envie de lever mon verre alors, au temps qui me reste à vivre, à pleurer, rire, et se battre. A mes futurs enfants, conçus ou adoptés, que je chérirai. Je le sais aujourd’hui. (mais en faire avant 2012 ça va être chauuuuuud :S). A mes futures amours et toutes les déceptions qui suivront, sauf pour celui qui viendra en dernier peut-être. Peut-être.
Aux nuits de solitude et de nostalgie, aux nuits festives, aux nuits passées à se crâmer l’oreille contre un téléphone pour l’amour d’une voix, aux amis fidèles, à Marrakech qui apaise la peine et aiguise les joies, Marrakech mon amante et ma camisole. J’ai envie de lever mon virgin mojito (même avec le moustique tombé dedans) à la vie, qui trouve toujours un moyen de vous faire s’accrocher à elle, à l’aimer. Puis à l’amour, encore et toujours, qu’il soit grand ou crasseux, sublime ou sadique, éternel ou déchu, unique ou multiple, à l’amour.
Et enfin, à ce moment, où j’écris ces mots pour me rappeler, quand je l’oublie, à quel point c’est beau et con le bonheur.
24.10.2008
Déballage tfou!
Avoir le droit de baisser les bras, parfois, pour quelques temps, quelques heures, pour une heure, le temps d'une note.
Se laisser aller sans honte d'être faible, sans se cacher, à l'oppressante urgence de désirer mourir, comme meurent les animaux dans l'Islam, en retournant à la terre sans que âme survive. La paix éternelle.
Arrêter de jouer à l'adulte dans la ronde d'enfants de cinquante ans.
Etre, longtemps après le lycée, cette adolescente égoïste que j'ai ratée. Arriver à jouer la comédie du drame, comme ils le font si bien, eux qui n'ont jamais eu à se heurter aux drames de la vie, eux si tristes dans leur non-accomplissement, leur-non-action, leurs idéaux nobles et supérieurs qu'ils répètent inlassablement aux quatre murs de leur appartement. Leur peur de vivre qu'ils appellent "sacrifice".
Pleurer, encore et encore, cette indifférence feinte que je ne ressens pas. Laisser les larmes s'écouler de ma totale impuissance, seule, sans souhaiter des bras consolateurs, pour une fois. Casser des choses, laisser la colère me submerger quand la douleur devient tropaigue pour ma conscience déjà malade. Me plaindre, oui me plaindre, que tout aille mal, oh si mal, en sachant que ça pourrait être pire, mais en me plaignant quand même que ma vie parte en couilles sur tous les plans, et que c'est trop à gérer pour une seule paire d'épaules.
Se donner le droit de baisser les bras, de ne pas être parfaite, battante, belle ou digne de confiance. Se donner le droit d'échouer, accepter qu'on le sache. S'autoriser à ne pas être responsable, se laisser aller à décider de partir, demain, dans le premier avion, en Tunisie, en France, en Espagne, en Italie, au Japon, ailleurs, et y rester un mois ou deux. Se dire que it's fucking too hard en se foutant de l'avoir dit et redit dans le passé.
J'ai mal et je sais encore rire, et alors? J'en ai marre qu'on me mette en juge moralisateur. J'en ai marre de jouer à la dure. Je ne suis pas dure, je ne suis pas résistante, et merde je suis tout sauf insensible. Je veux qu'ils arrêtent de me jeter leurs petites pièces dramatiques à la figure et au coeur. Je veux qu'on arrête de me parler comme si j'étais la mère de tout ce beau monde et que c'est mon devoir de nettoyer ce merdier. Je veux qu'ils arrêtent de s'attendre à ce que je m'écroule et qu'ils arrêtent d'insulter ma froideur et mon langage réaliste parce que je ne pleure pas en me traînant par terre tout en faisant des crises d'hystérie et en prétendant que le chagrin va me tuer en m'arrachant les cheveux. Non il ne va pas me tuer monsieur, il ne va pas me tuer madame, parce que ce sont des choses qui arrivent, et qu'on n'en meurt pas, et qu'on peut même en guérir avec dignité et humour.. plus tard. On ne meurt pas de si peu. Mais on en perd certainement l'envie de vivre...
22.10.2008
N.
Des visages dans le métro. Des visages que tu croises, qui t'appartiennent, que tu décortiques, recouds, des gens que tu regardes pendant de longues minutes.
Des visages qui ne sont pas mon visage.
Si tu m'avais croisée, un jour, sans m'avoir connue, aimée, caressée, bercée la nuit par des histoires inventées sur le pouce, apprise et réapprise par coeur, serrée, respirée, fait rire, si tu m'avais juste croisée, dans un métro gris, aurait-je créé dans ta main ce désir de me recomposer à ta manière? Tes yeux auraient ils scruté mes traits distraits par l'ennui? Auraient-ils cherché les couleurs de mon iris, toutes celles que tu as vues pendant ces longues heures où tu ne faisais que m'aimer du regard, accrocher ton vert à la multitude de nuances que je ne soupçonnais pas...?
Dis....
M'aurais-tu possédée de ta main,
dans un métro gris,
si tu m'avais croisée sans me connaitre?
(J'ai écrit ces quelques mots il y a très longtemps. Au moment où j'ai rédigé le N je n'étais pas encore sincère, je ne le ressentais pas, pas avec l'irrévocabilité de la certitude scorpionne. Et au moment où j'aurais pu le publier avec sincérité ... j'étais trop occupée à vivre pour me rappeler de mettre un "témoignage" sur mon blog.
C'est ironique que ce soit arrivé à ce moment précis, mais une récente discussion sur gmail m'a fait me rendre compte...que je n'ai pas clos ce cycle par écrit, que la parenthèse était quelquepart béante sur ce blog, alors qu'en vrai elle s'était close il y a longtemps, doucement, sereinement, sans que je m'en rende compte, sans que j'y pense. Alors un peu comme les dédicaces radio un peu bêtes du soir, je dédie ce post, avec mon affection immense, et surtout, une gratitude pure, simple, entière et sans plus aucune trace de cicatrice, à mon meilleur ami.)
23:36 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.09.2008
Back from Bab El khmiss
We were talking about people, about his ability to see through their defences, to sense their inner soul in a second.
I hesitated...then I asked him.
He stopped the car, then looked me in the eye.
My eyes were drowning in the green of his, and I realized that maybe I was not ready to hear the answer.
Then he said:
"You just want people to know that you exist".
and he added :"and I just want you to know that you do exist, more than most of them, and that you don't have to fight everyday to prove it"
I smiled and said "rubbish" and laughed. He kissed me and called me "his gorgeous weirdoo".
But the truth is...I'm scared. He sees through me and doesn't see evil. I don't understand why...and I'm scared.
L'écho
Je n'arrive pas à dormir.
Dernièrement...
Je n'arrive pas à bien dormir.
Mes yeux se ferment, ma conscience baisse enfin sa garde devant la tempête du non-pensé, du non-consenti par ma prêteresse de morale et ma vicieuse logique.
Et je cours, à mille à l'heure. Chaque nuit le vécu de toute une vie enrichit mes rêves. Je construis, encore et encore, des mondes jamais visités, des visages jamais vus ou caressés, des émotions au-delà de l'humain. Je suis spectatrice, actrice, souvent absente de mes vies nocturnes. Je suis déesse et esclave, parfaite marionnetiste.
Puis on m'arrache à moi. Et la première chose que ma conscience note est ma larme du réveil. Elle est là, tout le temps. Porteuse de bonheur ou de chagrin, de peur ou de fatigue, de vide... dernièrement. Un immense vide, comme si chaque nuit mon réveil était la dague dans le coeur de mon aimé de la nuit, au traits voilés.
Et puis je pense à toi. Pas tout le temps, mais tous les jours. Je pense que j'aurais souhaité être plus courageuse, faire plus d'efforts, te tendre ma main forte quand tu sombrais peu à peu. Mais tu vois...Je ne pouvais pas. Pas à ce moment là, j'étais tellement ... chaotique. Tu allais prendre ma main et m'entaîner, moi si légère à cet instant, si fragile. J'allais revoir l'enfer. "Et alors" me diras-tu? "On aurait été ensemble, dans cet enfer qu'on connaît si bien, on aurait pu s'en sortir, mais tu n'étais pas venue, et je ne suis plus".
Je te vois la nuit, quand je mal-dors. Je te vois rire, rire au nez de la vie qui t'a donné trop d'intelligence pour l'avaler sans te torturer de questions, et trop d'orgueil pour les poser avant que la folie te gagne. Je te vois danser, des voilages rouges te retirant puis te rendant à mes yeux gourmands de toi. Je te vois m'appeler, appeler, et je me bouche les oreilles.
Je t'aime. Mais je ne suis pas d'une nature généreuse. Mon amour est à la limite toujours rampante de ma boule de noirceur, là où la petite fille blonde a arraché sa bouche et ses yeux pour régner sur les démons.
Je n'ai pas pu.
Je suis ton écho.
Mais je n'ai pas pu.
Peut-être que c'est de toi que je rêve, toutes les nuits où je mal-dors. Peut-être que chaque nuit j'invente et mets en oeuvre un nouveau plan pour te sauver. Peut-être que non... Dieu seul connaît les limbes où voyage mon âme malade. Dieu...et moi.
28.08.2008
Truc sert à rien ou drama 3a2iliya
NOTICE: Post à lire que si vous n'avez vraiment, mais alors vraiment rien d'intéressant (ou juste autre) à faire.
Je ne veux pas aller me coucher ce soir avant de parler du drame qui touche les membres de ma famille (surtout les femmes). L'explosion a eu lieu hier, même si la situation ne cesse d'empirer depuis déjà quelques semaines (ou mois, je sais plus). Je disais donc...hier. A 8h PM, ma tante sort du salon, l'oeil hagard, la mine affolée. Elle m'annonce sans ménagements la nouvelle: Ils ont tué Mouhannad.
Un chouia d'info pour ceux qui prétendent ne pas connaître Mouhannad parce que croyez-moi, si vous êtes quelquepart où on parle un dialecte arabe, vous le connaissez. Mouhannad n'est pas son frère à ma tante, encore moins son fils. Il n'est pas le fils du voisin, ni moul l7anout, ni même le chat du voisin. Mouhannad n'existe même pas à proprement dit. Mouhannad est le z'héros fémini..euh masculin de la série TV turque qui me casse les couilles putain fait un tabac dans les ménages du monde arabe. C'est un VRAI phénomène. Partout on parle de Noor (le perso mascul..euh féminin de la série), chez le coiffeur, dans les meetings, dans les tel portables (en sonneries)...elle a même envahi une de mes chaînes préférées (mbc4) qui est devenue petit à petit mon ennemie numéro 1.
Un petit résumé de la série: Noor aime Mouhannad qui aime Noor. Ils sont mariés, ils s'aiment, il lui fait une dizaine de surprises à faire vomir romantiques genre un diner/dejeuner/ptidej surprise ou des roses rouges, ils s'aiment, se le disent, s'aiment, se le répètent, font des louanges des yeux des lèvres et de leurs culs corps respectifs. Elle est gentille et moche et lui est bellâtre et bête. Ajoutons à cela que le taux d'eau salée sur le visage de mon adolescente de cousine est proportionnel au nombre de fois qu'a pleuré Mouhannad dans cette série, en d'autres termes à chaque fois que je passe devant l'écran (je sens pas l'oignon pourtant). Passage qui ceci-dit me vaut un coup sur la tête de portable/télecommande/tesbi7 ou tout projectile que ma mère a à portée de main.
Parlons-en de ma mère. J'ai remarqué très rapidement que les aventures de Mouhannad et Noor abolissaient instantanément la capacité de ma génitrice à assimiler quoi que ce soit d'autre en même temps, à croire qu'ils lui expliquent l'effet qu'a le kamasutra sur la réunification des équations de la physique quantique et de la relativité restreinte. Anyway, ça donne à peu près ça:
- Mama il faut que je te raconte un truc
- chhht ya lui qui veut piquer sa femme à l'autre ...
- Oummi c'est important..
- Il le fait devant tout le monde en plus et l'autre salope là elle veut trouver le grand-père
- Mama les travaux avancent il faut absolument que tu viennes avec moi à la banque pour
- Chuut ok comme tu veux bien sûr
- Mama je suis enceinte
- daccord ma fille ce que tu voudras
- C'est l'enfant du jardinier
- ahhhh ils l'ont vu sur la vidéo ils vont l'attraper
- Et je veux le garder bien sûr
- J'espère qu'il va pas fuir!
- Mama en plus on veut se marier et vivre avec ses parents et ses frères dans une chambre
- Tu verras c'est elle qui lui donnera son rein....
- Mais souvent je me demande si je préfère pas les femmes aux hommes
- Les hommes c'est des salauds regarde son mari à Bana l'a plaquée et là il revient, elle est belle Bana en plus, et l'autre c'est son meileur ami ... Tu disais ma chérie?
Etc...
Quant à mes grand-mères, c'est la rigolade assurée. Elles craquent plutôt pour les grands bruns que pour les grandes blondes (décidément c'est vraiment pas mon genre Mouhannad). Donc leur trip à elles, c'est Ya7ya de Sanawat addaya3 (les années d'errance, ou de gâchis). Le jour où il s'est fait tirer dessus nous avons été privés des mlaouis de ma grand-mère pendant une semaine. Je les soupçonne même d'avoir prié pour lui lors de leurs prières de Fajr.
Voilà, la mauvaise nouvelle est que Mouhannad est pas mort (ça aurait au moins changé des happy end) et la bonne est que la série finit Samedi apparemment!!! J'aurai de nouveau ma chaîne exlusivement pour les bonnes vieilles séries américaines..
Mhhh dans l'histoire je suis quand même la fille qui vient de passer un quart d'heure à promouvoir écrire sur des séries qu'elle déteste..pas très futé.
J'ai vraiment besoin de sommeil moi, ou d'un peu moins de TV.
12.08.2008
Truc mille et une fourmis
Je crois que tu me manques.

Tu vois les mots sont les mêmes. Les rires aussi faux, les larmes aussi éphémères. Les mêmes étoiles me couvent et me bercent dans l’illusion que d’une certaine manière elles nous réunissent toi et moi. Tes phrases sont l’écho de mon enfance, des heures passées entre moi et moi. Des heures passées avec toi je me dis aujourd’hui. Je sais que nous nous parlions, à chaque fois que nos yeux buvaient le firmament et l’aspiraient à en raccourcir les milliers de kilomètres qui nous séparent. Mais tu l’as oublié. Mais je l’ai oublié.
Je t’aime.
Tu as vécu, si différemment de moi. Si libre, entre les quatre murs de ton esprit. Et moi tellement prisonnière dans l’immense infini de ma chair. Tu t’es éloigné de l‘enfant qui nous réunissait, qui était moi et toi, moi en toi, toi contre moi.
Et moi aussi.
Nous avons laissé la vie nous aspirer l’un loin de l’autre.
Je crois que tu m’aimes.
Le problème vois-tu est que je t’aime mais je ne le sais pas. Pas vraiment, pas comme je devrais le savoir. Et je voudrais tellement qu’on le sache tous les deux, et qu’on le sache dans les deux prochaines décennies, histoire qu’on ait encore un peu de nos dents quand on échangera notre premier aveu d’amour.
Des jeux. Des bouches. Des peaux.
Des nuits à se perdre, entre un torse, un sein, de violentes et dangereuses obsessions. Des jours à oublier la divinité qu’offre un jumeau, une jumelle, une âme à deux noms. Des années à piétiner la douceur de l’acquis dans la course à la folie.
Je n’ai pas envie de toi. Un enfant ne connait pas encore l’appel du sexe. Et je t’aime comme je t’ai aimé enfant.
Ton nom.
Ton nom.
Ton nom.
Ton nom est la dernière prière de la mourante, est la colère empoisonnée de l’enfant mal-aimé, est le repentir de l’assassin pardonné. Ton nom gravé dans mes entrailles et sur les parois de mes poumons.
Ton nom mon amour
Ton nom mon éternel
Ton nom
Ton nom …
31.07.2008
Dark days
Sans armes
Je suis sans armes devant sa tristesse, sans mots.
Pourtant je suis une consoleuse. D’ailleurs beaucoup de gens le sentent instinctivement qu’ils peuvent se confier à moi, parce que je console. Parfois un peu trop, souvent à mes dépens.
Et c’est injuste de se sentir aussi désemparée devant lui, de ne pas pouvoir l’aider, lui le cher, lui le précieux. De le voir avoir mal et d’avoir plus mal encore, de souhaiter porter sa douleur à lui en moi pour l’en débarrasser, quitte à en perdre la raison.
Alors je souris, parce qu’il n’y a rien à faire dans ces cas là. Je calme mes larmes avec de l’eau glacée dix minutes avant de le voir, j’essaye de le faire sortir, de lui dire que oui c’est important mais qu’au fond il y a beaucoup de choses qui vont bien. De diminuer son inquiétude alors que la mienne me lacère. De faire des blagues, de trouver la force de lui crier dessus parfois.
Il faut que j’accepte que je n’y peux rien, que je n’aurai pas de solution miracle, que le mieux que je puisse faire est d’être là, tout simplement, en attendant que le temps transforme la douleur en amertume indélébile, de voir son immense joie de vivre minée petit à petit par du cynisme, lui si jeune et tellement tellement beau.
Je ne sais pas quoi faire, le voir comme ça me vide de mes forces, ne me laisse même pas la force de le consoler, juste de fuir le plus loin possible et de me cacher, comme la gamine égoïste que je suis.
Et je suis seule. J’aurais aimé pouvoir prendre des forces du soutien d’un ami à mes côtés, au lieu de ce blog. D’un consoleur qui s’inquiète et réponde présent en ces jours noirs. Mais les consoleurs se retrouvent toujours seuls en ces moments là, allez savoir pourquoi.
Je ne sais plus quoi faire. Je prie Dieu de toute la force de ma haine et de mon désespoir. Je le prie en deux mots : Miséricorde….Vengence.
19.07.2008
Truc réveil

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09.07.2008
Guide du routard citadin
Ce post est pour partager mon expérience sur les plus belles routes du monde du plus beau pays du monde comme dirait l'autre.
Ceci s'adresse principalement aux jeunes passant leur permis et rêvant de lendemains de liberté sexy le gel au vent au volant de la Logan de papa (vous verrez pourquoi je n'adresse pas ce message à ceux conduisant la Nissan de maman).
C'est un lieu commun que de croire que le pire est de conduire à Casa, avec ses chauffards, ses embouteillages interminables, ses m9er9bine qui se collent aux fenêtres des voitures -quoiqoie j'en ai rencontré des rigolos qui vous récitent du malhoune au lieu d'égorger leurs familles.
J'adore conduire à Casa. Pendant les quelques mois où j'ai sillonné ses boulevards puis ses rues, à bord d'un camion (si si pendant 2 mois et demi!) ou au volant de ma super 4L, j'ai pris mon pied. C'est là que je suis passée de débutante à chauffarde confirmée, toujours première aux feux rouges et toujours mon sillon de klaxons derrière moi. Ah les beaux jours.
Puis vint l'enfer. Marrakech, ma perle entre toutes, mon amour, mon chez moi, la ville où habitent mon cœur, feu yves saint laurent, et Rguig.
Marrakech n'est pas aussi polluée que Casa, et loin d'être aussi embouteillée. Mais le premier fléau de la conduite à Marrakech est le nombre incroyablement élevé de cyclistes et de motos. J'ai même cherché partout le code de la route spécial moto/vélo vu que j'étais persuadée qu'ils en avaient un bien à eux après avoir constaté qu'ils ne sen sentaient pas concernés par celui des 4 roues. Et bien non, ils ne se sentent tout simplement pas concernés.
A Marrakech, il faut regarder, les rétro gauche, droite, central, fessier, ailier, sa boule de cristal, et j'en passe, sans pour autant être sûr qu'un vélo ne décidera pas à la dernière microseconde de s'immiscer juste au moment où tu tournes à droite entre ta caisse et le trottoir.
J’ai observé longtemps le comportement des moto/cyclo marrakchis et j’en déduis qu’on peut les décrire en trois catégories :
1- Les inconscients : ceux-là n’ont jamais fait de physique et/ou de mécanique et croient innocemment que le frein est commandé par la pensée des conducteurs et non par leur pied, et que l’action mécanique résultant de cette pensée arrête le véhicule à la vitesse de la lumière. Je ne peux les blâmer ceci-dit, il y a des choses plus intéressantes à faire en cours de physique comme mater-le-string-sortant-du-pantalon-de-la-camarade-de-devant ou d’établir-des-plans-counter-strike à essayer sur les copains tout à l’heure.
2- Les je m’en foutistes : ceux-là décident que t’as qu’à te démerder pour l’éviter puisque t’as une voiture et tant mieux s’ils arrivent à gratter des sous pour arrangement en cas d’accident.
3- Les suicidaires : Ils aiment vivre dangereusement et puisque le saut en parachute, en élastique, ou autre truc crise-cardiaquant est un luxe que tu peux pas te payer au Maroc (surtout si tu roules en moto) ben ils font avec les moyens du bord.
Ceci étant dit, on s’y habitue.
Le deuxième fléau, et de loin le pire, de la conduite marrakchi est …le boulici marrakchi. Ah lbouliss bradar, vous m’en avez donné des moments forts et des poches vides.
Le boulici est une espèce en pleine extension. Il se caractérise par sa couleur bleue, une casquette et des lunettes noires. Il évolue en groupe de deux, quoique, détail intéressant, jamais de sexes opposés (non non rien avoir avec le fait qu’ils soient marrakchis je fais pas des allusions comme ça moi :)) . Le boulici aime particulièrement établir sa tanière aux virages, derrière des arbres où il est difficile d’être vu, et de manière générale, dans tout coin susceptible de le voiler aux yeux de sa proie jusqu’à la dernière seconde.
Une fois sa proie apeurée surprise et immobilisée, le boulici adopte l’approche dite du « paon s’est gonflé » ou « panse gonflée » en bombant bien le ventre, triplant le menton double, dandinant le corps. C’est le moment que je choisis d’habitude pour analyser la démarche de mon attrapeur et d’y adapter la conduite à suivre (nous verrons ça dans les conseils pratiques)
Une fois la vitre atteinte, le boulici entame son cri de guerre, celui qui glace les entrailles de sa proie. Le regard baissé, la voix profonde il lance : « oura9 ssiyara ! »
Nous en venons donc à l’attitude à adopter.
Petite explication préliminaire : vu mon job je vis littéralement dans ma caisse, qui est devenue à l’image de ma chambre d’ailleurs, càd un joyeux foutoir.
Bref, je me fais arrêter parfois jusqu’à quatre fois par jour, donc j’ai très vite dit Adieu à mes idéaux de « vaut mieux payer l’amende que de soutenir la corruption ». Vu qu’il faut bien payer son loyer et billets d’avions, ne pas être en retard à ses rdv, et que ma mère ne m’a pas acheté de Nissan.
Je parlais donc de l’attitude à adopter.
Cela se lit à la première seconde, dès que Mr boulici se dirige vers la voiture. Et c’est là que je décide de :
- Eteindre rapidement mon CD de Muse.
- Enlever mes lunettes
- Inventer une histoire.
Là ça se corse, car ne voulant pas payer d’amende et ne sachant pas filer des billets cachés dans le permis, et que de toutes manières je n’ai jamais de liquide sur moi, voici un petit panel de ce que j’ai raconté aux boulicis et qui a marché :
- Moi : Je m’excuse vraiment monsieur boulici mais j’ai pas fait attention que je roulais à 70 au lieu de soixante voyez-vous j’avais l’esprit super occupé par ma réunion d’ailleurs je suis en retard…
- Boulici : Tout le monde travaille madame et la loi est la loi vous allez payer 400dhs
- Moi : Oui mais monsieur boulici gentil boulici c’est une réunion où va se décider mon sort au travail, ils vont peut-être me virer à cause d’une erreur que ma boss faite (et là je le saoule avec des détails techniques)
- Bon payez rapidement et allez-y comme ça vous n’êtes pas en retard
- Mais monsieur boulici wallah ma3endi franc ! Jouje franc lli tanerbe7 mchawlia felkra dial ddar wdwa dial khti lmrida (oui oui digne d’un oprah le truc m’en fous même pas honte)
- Bon yallah allah ysame7 maba9ich tejri had almarra
- Mia vrouuuuuum ….
Une autre (pour les filles, ultra rapide et qui demande d’avoir ri aux larmes juste avant):
- Moi à ma tante juste à côté, morte de rire en me racontant les derniers potins : aie l’air abattu.
- Ma tante : elle baisse le visage et met la tristesse du monde sur ses traits
- Moi (des larmes encore visibles sur mon visage) : bonjour
- Boulici : ourak ssiyar..yak labass ?
- Wash arrajel be7ra mtalla9ni ou briti nredd lbal lchi sour3a !!
- Boulici : sir a benti sir allah m3ak….
(bon celle là un peu honte quand même…, et pour les mecs ya toujours la version lemra jerrat 3lia men ddar ou mnouwda lia l7erb m3a lwalida..) :p
Et une troisième, Boulici me coince en double stationnement devant Armel, je lui dis en rentrant dans ma voiture, très rapidement et sans faire mine de vouloir m’éterniser :
- Ma sœur se marie et elle a cassé son talon de chaussure au moment de descendre devant tout le monde et là je dois lui emmener des chaussures dorées en vitesse elle pleure comme pas possible et fout en l’air son maquillage et j’ai dépensé tout l’argent que j’avais pour les chaussures j’ai plus un dirham que ce soit pour l’amende ou pour autre chose et je peux pas laisser mon permis de toutes façons tu vas faire une hassana aujourd’hui et me laisser partir de suite….
- Boulici : Allah yj3el koulchi mbarek mas3oud …
Et il arrête la circulation pour que je puisse vite partir….sauf que là je lui ai raconté une histoire vraie (dans les grandes lignes, c’était ma cousine et pas ma sœur :))
J’en ai plein des comme ça, j’avoue que ça m’amuse quelque part de me justifier à chaque fois avec un drame :p même si parfois je me demande comment ils font pour avaler ça, ou s’ils l’avalent pas mais saluent le courage d’inventer de telles conneries pour se tirer d’affaire, mais le vrai conseil est : soyez gentil avec Boulici marrakchi, voire faites-le rire, voire arrêtez-vous parfois pour lui proposer de l’eau fraîche sans qu’il vous ait arrêté… c’est qu’il a un dur boulot quand même et que souvent c’est un brave type.
Ca fait longtemps que j’ai pas écrit autant de bêtises dans un seul post moi, et encore je vous pas raconté les versions spéciales gendarmes d’autoroutes (ou de route d’Agadir, mais je me fais plus choper par ceux-là à force de faire la route une fois par semaine je sais où ils se cachent :))
Bref, bonne conduite à tous, soyez responsables, respectez vos limites de vitesse, vous vous éviterez de vous embarrasser avec Boulici et surtout vous éviterez un jour de vraiment blesser un moto-cyclo parce qu’au final, vous avez de la tôle autour de vous et au mieux lui n’aura qu’un casque pour se protéger.
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30.06.2008
A la croisée des chemins (1- professionnels)
Le soleil se levait.
La fille prit le temps d'arrêter sa course pour le saluer puis continua de courir.
Elle dût s'arrêter quand elle se retrouva dans un carrefour. Ce n'était pas un vrai carrefour, le chemin sur lequel elle courait continuait au nord sur une grande autoroute, une belle voiture de course l'attendait, prête.
C'est une autoroute qui a fait ses preuves. Des milliers de racers la prennent tous les jours, et en tirent grande fierté. Ils sont tous cultivés, riches, et ont leur propre langage. Ils semblent tirer de leur appartenance à l'élite une sorte d'épanouissement qui grise la fille.
Elle se demande: pourquoi pas moi? Leur vie a l'air d'être si simple, prendre cette voiture de course, apprendre ses mécanismes et appuyer sur l'accélérateur le plus fort et le plus longtemps possible. C'est raisonnable, on ne crache pas sur une route comme ça.
A l'Est, un autre chemin se présentait.
C'était une piste non goudronnée. La fille savait ce que ça engageait. Elle entendait l'appel de cette route. Elle se voyait la daller, visualisait les couleurs des dalles, et les arbres qu'elle allait semer au fur et à mesure de son trajet. Les cabanes qu'elle allait construire aussi.
Elle se voyait courir à travers champs pour chercher d'autres possibilités de routes.
Mais cette route était imprévisible, car contrairement à la première, on n'en voyait pas la continuité, et encore moins l'issue.
La fille sait que les virages l'attirent. Elle sait que quand elle se retrouve perdue elle tournera à droite ou à gauche plutôt que de continuer tout droit comme sur une autoroute. Et elle sait qu'elle a une décison à prendre.
Elle sourit. A décision important tenue adéquate. Elle retire ses escarpins, puis la jupe de son tailleur signé. Elle déboutonne la chemise qu'elle laisse tomber sur l'herbe (oui elle courait en tailleur et talons hauts la fille faut pas chercher juste essayer de suivre :)). Une fois allégée elle enfile un pantalon de treillis, un débardeur blanc, choisit une simple "taraza" de paille parmi ses innombrables chapeaux, et enfile ses "gladiators"; ses précieuses baskets blanches qui lui donnent des ailes, puis elle s'assoit en tailleur, en plein milieu du carrefour.
Tout en haut l'Autre parlait. Elle se débattait demandait les avis de tout le monde. Elle disait oui non oui non je sais pas et faisait des crises d'angoisse. Elle stressait "comme pas possible" dormait trop mais pas assez, dressait des listes pour/contre.
La fille n'a jamais fait de liste pour/contre, se dit qu'elle devait bien à l'Autre de le faire, et sourit en prenant un stylo.
ROUTE AUTOROUTE
Pours:
- Evolution de carrière
- Sécurité
- Indépendance et total confort matériel
- Voyages d'affaires aux quatre coins du monde
- Prestige
- Fierté des parents, envie des autres
- Solution raisonnable et responsable
- Couvertures sociale, mutuelle couvrant jusqu'aux dommages physiques/psychiques/karmiques causés par un kidnapping par des gnous extraterrestres.
-ETC
Contres:
- Carrière vs vie
- Faux sentiment de Sécurité
- Voyages d'affaires aux quatre coins du monde où on passe trop de temps en avion ou à lécher le cul faire la fête avec des supérieurs et des collègues de boulot.
- Prestige creux basé sur la création chez des gens en cours de devenir vides faisant un travail vide d'un sentiment de supériorité découlant de leur utilisation continuelle de leur téléphone portable pour lancer des "je suis en meeting" des " je suis en training" et des " J'ai pas le temps mais ça te dirait un déjeuner pour en discuter?"
- Solution raisonnable et responsable lâche
- Tue-vie.
- Tue-rêve.
ROUTE INCONNUE
.........................
La fille voyait très bien les contres de la route inconnue. Le risque, le choix délibéré de laisser tomber ce que beacoup lui envient, la peur de l'échec vu qu'il n'y aura plus de retour en arrière possible.
Elle voyait la peur qui habitait l'Autre, dont elle connaissait la nature. La fille avait déjà pris sa décision. Mais elle attendait le signal que l'Autre finit toujours par lui donner.
Le signal vint. L'Autre à bout de forces lui dit: "Vas-y décide, on sait toutes les deux que c'est toujours toi qui décides".
La fille éclata de rire, et admit intérieurement qu'elle était drôlement obstinée.
Elle fit face à l'autoroute, inspira un bon coup... et lui tourna le dos.
Son âme avait parlé, tout le reste est dérisoire, son âme sait.
Alors ses gladiators s'engagèrent d'un pas décidé sur la piste...
06.05.2008
Disparaître
Murmure moi ces mots là
Ces mots qui te tâchent de rouge
Ces mots qui subliment les sueurs et enlaidissent les matins
Et dont la braise est si délicieusement pêcheresse
Traîte moi de ces choses là
Au creux de l’oreille
Au creux du cou
Au creux du défendu
Au pied du lit
Fais moi autre que tu désireras une nuit
De tous tes sens
Au lieu de m’aimer toute la vie
A coup de bonjour bonsoir il pleut j’ai faim
Au lieu de m’aimer pour toujours mais pas tous les jours
Au lieu de m’asséner à nous abrutir des mots doux qu’on n’entend plus
Dis moi ces mots là
Fais moi entendre ta voix sale
Ta voix tentatrice
Ris de ton rire le plus conquérant
Balafre-moi de ta langue
Encore et encore
Cicatrise-moi de ta voix, de sa puissance, des nectars de ton corps
Emporte la douleur de t’avoir égaré
Dans des hiers qui ne sont plus nôtres et des lendemains qui ne viendront pas
Dans une moi qui ne sera jamais et qui m’étouffe
Juste parle moi de ce que tu veux me faire
Puisque je n’entends plus ce que tu ressens
Dis moi ces mots
Mon amour
Je t’en prie
Talk dirty to me.
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07.12.2007
.
11:27 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.11.2007
To the mess in my head . . .

15:59 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
29.10.2007
One more
Bonjour..longue file..belle journée..jolie veste..joli cul..sex me..la fin des temps..pizza bolo..sans sucre merci..l'espoir fait vivre..20 à 12 j'ai gagné..La vie est belle..qu'est ce qu'on mange...les enfants qui meurent de faim c'est pas bien.. Je n'entends plus les étoiles.Celebrate in this noise..oui des tampax..gucci ou chanel.. oohh baby baby baby...it's a beautiful day..250 g ça ira..merde les factures...quand est-ce qu'on mange..un laxatif s'il vous plait...bordel bordelum..besoin de sommeil..ahhh qu'il est mignon allah y7efdou..laugh until my head comes off..doum doum doum doum poum pidoum..Je n'entends plus les étoiles. Precision HD cameras and directional CD-quality audio combine to provide a highly interactive forum for collaboration with the simple touch of a button plan strategies strengthen relationships and finalize decisions with executives from around the..TAXI!..maman casse-toi..suis en déplacement..non à la jalousie..faut fermer la bouche quand on t'écrase ou tu boufferas de la merde de clochard..amande ou chocolat..hating people..ouais pourquoi pas..non à la nicotine..Je n'entends plus les étoiles. Dis moi Mo quand les vents s'enlacent et s'unissent quand les larmes des anges pansent les blessures que la honte, la haine, et ce stupide orgueil ont longtemps nourries dis moi quand vient la nuit et que la caresse du monstre ne suffit plus à combler mes fantasmes sourds dis moi que dis moi que...En revenant de Paris chez ma tannnnte..procrastination power..confiture à la fraise..elles sont super ces boucles d'oreilles..One two three one two three..mmmhhh encore! encore!...putain de sèche cheveux..jveux un bébé..avec capuche..tide...wiwan et mira...je hais les déambulateurs...encore un peu de temps...une bougie sur un yaourt..Je n'entends plus les étoiles. Buter contre un mur c'est travailler sans résultat ou hananer sans orgasme..je t'aime tu sais...on sera malheureux comme les pierres...it's your problem...passer à Marjane...another brick in the wall...Mon amour mon amour mon amour mon amour mon amour...un hamac et une balançoire...Yasmine...me guérir de toi dans une foule de mains qui lissent par milliers les sillons que tes ongles ont gravé sur mon corps embrasser des bouches tandis que la tienne me dévore encore oublier t'oublier pour mieux te meurtrir de ma bouche aspirer ce qui te reste de larmes t'assécher en moi pour ne plus t'appartenir...l'aspartame c'est cancérigène...en word ou powerpoint..des chaussures bleues..j'ai pas reçu le mail..je veux des fleurs..je n'entends plus les étoiles.
Je n'entends plus les étoiles
Je n'entends plus les étoiles
Mais peut-être qu'elles m'entendent encore.
18.10.2007
Ben & Jerry's
Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi, petit à petit, grignote ce qui n'est pas caché dans ton ombre. serre moi toute entière, en foetus. Je veux être gobée par ton torse, je veux me faire assez petite pour ta poche, pour ton coeur, n'y prendre qu'une petite place, mais bien au chaud. J'aurais moins froid si j'étais moins. Le gouffre serait moins infini, la solitude moins assourdissante. Diminue moi, épluche les peaux mortes entassées, année après année, échec après déchêts. Pêle moi jusqu'à l'essence, que la laideur soit enfin dévoilée, aérée, séchée au soleil brûlant de ton regard impitoyable.
Car vois-tu, je suis laide.
Et tu partiras.
Alors j'entasserai à nouveaux des cendres sur ma chair écorchée, enveloppant le vide.
Et un autre viendra, et je lui dirai...
Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi.
23:54 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.10.2007
Effet Ramadan
La passion. Ou peut-être le vide, l'ennui. L'homme peut se créer de la passion même avec une vie qu'il passe à regarder le plafond. Même les spécimens les plus plats, à l'émotionogramme avoisinant le zéro, défendent farouchement une équipe de sport, leur collection de timbres, leur marque de voiture...
Sa vie.
Sa vie n'a pas été. Sa vie n'est pas. Une succession de minutes et de jours menant aux cheveux blancs et au relâchmement inoxerable d'une peau jamais épanouie à la caresse de doigts électrifiés de désir.
Sa passion ce soir est de se trouver des problèmes assez gros pour l'hystériser. La mienne ce soir est la cruauté puis la culpabilité. Pourtant il y a tellement de Mia en moi. Celle que j'ai choisie d'être ce soir je la croyais morte. Mais il y a des enfants immortels, des enfants monstrueux aux mains étrangleuses et aux dents rouges et aiguisées. Des enfants qui se sont gorgés au sein de jeux malsains et de sadomasochisme.
Je regrette. D'y prendre tant de plaisir. C'est honteux. Mais l'enfant-démone sourit à travers ses larmes jouissives. Je hais les faibles. Fuck them all. Et moi avec.
16:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.09.2007
Prière à Mo
Perdre la foi
Quand tout est déjà perdu
Quand tout est contre soi
Le destin, les autres,
et le corps.
Perdre la foi,
Encore un peu plus qu'hier
et moins que demain
Par morceaux écrasés
sous le pied empoisonné de la mort
qui précède la mort de quelques années.
Perdre la foi
Quand les mots trahissent leur propre creux
Quand l'être expose son néant
A tes yeux de plus en plus assombris
de plus en plus détournés
Perdre la foi
N'être plus qu'une cavité résonnante
de fatigue
d'éternelle fatigue
d'une morte-née
Perdre la foi
Quand il ne nous reste plus rien à perdre
que la foi.
02:35 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24.09.2007
Bloguons Utile pour les jeunes détenus


J'ai très peu de certitudes dans ma vie. Mais celles-là sont inébranlables. L'une d'elles est que ce n'est jamais la faute d'un enfant. Ce n'est pas une question d'innocence, mais le libre-arbitre n'apparaît pas à la naissance, il grandit et s'éduque.
Ils sont nombreux, à être détenus, et si jeunes. Pourtant ils sont encore en devenir, on peut leur apprendre à donner, à être, à se respecter. Ils ne portent pas les mêmes vêtements que nos enfants et nos frères, ne se brossent pas les dents chaque soir, ne vont pas toujours à l'école. Ils sont même détenus parfois, longtemps, pour des méfaits moins graves que la vie que leur pays leur offre. Mais ils ont les mêmes rêves que vos enfants proprets qui parlent français sans accent, les mêmes jeux, les mêmes rires.
Mais pour ces détenus ni rêves ni espoir de devenir meilleur ne peuvent survivre dans leurs conditions de détention.
Un post pour en parler ce n'est rien. Plusieurs posts dans plusieurs blogs c'est presque rien. Mais la différence entre une goutte d'eau et le néant est la même entre la vie et la mort.
Petite présentation de l'association:
L’association des amis des centres de réforme et de protection de l’enfance a été créée le 15 mars 2001 par Assia El Ouadie dans le but d’apporter l’aide nécessaire pour améliorer les conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus.
Objectifs de l’association: Parce que la réinsertion commence d’abord au sein de la prison
L’association a pour objectif de mener toute action permettant la préparation à la réinsertion des jeunes détenus, notamment :
- Assurer leur assistance juridique et judiciaire ;
- Contribuer à l’hygiène et à la santé des jeunes détenus par l’acquisition d’équipements médicaux et la mise en place de cellules médicalisées et l’appel aux médecins bénévoles qui viennent régulièrement soigner les jeunes détenus. (Toutes les initiatives de médecins bénévoles sont les bienvenus)
- Mobiliser les moyens pour assurer un soutien psychologique aux détenus ;
- Participer à leur éducation en mettant en place des cours d’alphabétisation et un centre de formation professionnelle;
- Organiser des activités culturelles et sportives à travers l’organisation d’évènement artistiques et l’aménagement d’espaces sportifs et de loisirs
- Aider à la sensibilisation et à la formation des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire.


L’association organise une soirée de soutien le 28 septembre prochain au Hyatt Regency pour une collecte de fonds destinée à finir la construction de nouvelles cellules.
En effet, ces travaux résoudront les problèmes de sureffectif, de promiscuité et de manque d’hygiène et permettront une amélioration sensible des conditions de vie des détenus. Vous pouvez encourager, si vous le désirez, à la vente des tickets en donnant ces contacts:
-Fatim Zohra Ammor 061 07 41 74 et Meriama Fadli 061 23 84 88.
00:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bloguonsutile
12.09.2007
Et de tags..1
En réponse à celles qui m'ont tagguée (bon je me suis pas pretée entièrement au jeu je fais ce que je veux d'abord :p)
4 Lectures de mon enfance:
Cyrano de Bergerac
La prière aux étoiles
Tout de Mustapha lutfi elmanfalouti
Goscinny/Gotlib
Emmanuelle
Anthologie de la poésie française
Les aventures de Adham je sais plus quoi
Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :
Amélie Nothomb
Anne Rice
Umberto Eco
Tolkien
Philip K. Dick
Marcel Aymé
Sartre
JK Rowling
Les 4 auteurs qui me donnent moins de plaisir qu'avant ou auquels j'ai pas trop accroché :
-Bernard Werber(moins qu'avant)
-Coelho (ca dépend des fois qd même)
-KUNDERA (je n'ai lu que l'insoutenanble légèreté de l'être mais j'ai vraiment trouvé le temps long et qu'il prend le lecteur pour un demeuré à force de repetitions, désolée pour les fans)
-et tous ceux qui me font dire "ah oui ce bouquin je l'ai lu mais je l'ai oublié"
Les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire :
Le petit prince de St Ex.
Les Harry Potter
La saga du guide du routard galactique (The hitchhiker guide to the galaxy)
La saga des vampires
Les thanatonautes
La série City hunter (Nicky Larson) version manga et pas dessin animé
Les fleurs du mal
Les 4 livres que je suis en train de lire :
Harry Potter and the deathly hallows (rerelecture donc pas peur des spoilers :p)
Ben pour une fois rien d'autre :S
Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte :
Le plus gros dictionnaire de blagues
Les Harry Potter
City hunter et kenshin (deux séries de manga ca peut compter pour un livre?)
Comment se débrouiller pour vivre confortablement sur une ile déserte (je sais pas s'il existe :p)
Les 4 lecteurs dont j’aimerais connaître les 4 :
Tous ceux et toutes celles à qui ça donne envie :)
19:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15. Missing
Je t'aurais parlé comme je fais quand les mots sont vains. Mon corps aurait parlé au tien pour te dire tout son amour de ce qu'il connaît de toi, et toute son impatience de découvrir le reste. J'aurais été ton amante, ton aimante, ta soeur, ou juste quelqu'un que tu as croisé dans ton errance toujours différente, toujours la même.
J'aurais vu ton sourire heureux, je ne sais même pas si je l'ai déjà vu.
J'aurais fait..tellement de choses..
Avoir plus de temps par exemple, t'inviter chez moi, passer des nuits à parler ou juste dormir dans mon grand lit froid. Partager au moins un fou rire, quelques glaces, des ragots...puis nos vies passées, nos futurs rêvés, nos désirs frustrés ou comblés.
J'aurais fait que tes éternels masques fondent contre mes seins, que ce que ma peau sait avouer mieux que mes mots fasse renaître ce visage que même ton miroir a oublié.
Je t'aurais dit des belles choses, ou les aurait juste créées dans tes yeux. Je t'aurais .. couvée, dorlotée, comme je l'ai fait avant, avec d'autres. Comme je le fais et je le ferai toujours, malgré les brûlures. On n'aurait pas parlé, jamais, ou seulement pour dire "bonjour" "bonne nuit" ou "Bois, c'est chaud".
Je n'arrive pas à t'écrire, tu es trop beauté, désespoir, vie, vide, et amour. Surtout amour, et je hais t'entendre dire le contraire.
Je veux que tu saches que tu m'as, et que tu t'en rappelles si un jour le monde te murmure que tu es seule.
La vie nous réserve peut être des retrouvailles, en tout cas je l'espère...
Et tu me manques.
17:21 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.09.2007
Histoire vraie
Moi: Suis-je?
L'oracle: c'est juste une illusion...
Moi: serai-je?
L'oracle: ca va surement se faire...
Moi: Pouvoir?
L'oracle: Un oui franc et massif.
Moi: savoir?
L'oracle: Malheureusement, jamais
Moi: vivre?
L'oracle: vous ne devriez même pas y penser...
Moi : Lui?
L'oracle: c'est certain.
Moi: Et quoi d'autre?
L'oracle: repassez la semaine prochaine...

Source: Oracle de Yahoo :)
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2007
Light
Je me suis réveillée ce matin sur le coup d'une illumination qui m'est tombée dessus avec toute la force de l'évidence: je devrais me couper la tête.
Ne t'inquiètes pas, je le ferai proprement, de façon à garder chaque trait de mon visage. Tout d'abord je me mettrai devant mon miroir, je me ferai un beau brushinig. Je déposerai avec soin des couleurs délicates, j'agrandirai mon regard, rosirai mon sourire. Puis je me pencherai et la trancherai de façon à ce qu'elle tombe exactement dans la boite que j'aurais préparée. Une jolie boite enrubannée sur laquelle mes mains aveugles traceront de manière hasardeuse ton nom et ton adresse. J'aurais pris la peine d'appeler le concierge auparavant en lui demandant de s'occuper de l'envoi express du colis. Et dans les ténèbres de mon papier cadeau ma tête désormais allégée de la partie stupide de mon corps commencera à rêver.
Une fois arrivée chez toi ma tête verra ta surprise à l'absence du corps et t'expliquera posément que c'était la seule manière de régler un gros problème de manière définitive. Tu hausseras les épaules et te plieras à son implacable logique en te rendant compte qu'effectivement, ce sera plus facile comme ça. Puis tu la prendras entre tes mains en plaquant bien tes paumes contre les joues et tu la déposeras délicatement dans ton frigo vidé. Elle te verra l'ouvrir chaque matin afin de déposer un baiser ensommeillé sur ses lèvres bleuies à présent mais étirées en un sourire heureux. Elle te parlera encore et encore de sa toute nouvelle et inédite expérience de tête sans corps, puisque le manque qu'occasionne la perte des autres membres offre l'occasion idéale d'être encore plus râleuse.
Et puis elle imaginera tes yeux la dévorant, encore et encore, parce que tu penseras : elle est tellement belle!
A chaque fois que tu auras des invités tu la sortiras sur un beau plateau de la couleur assortie à son maquillage. Elle est intelligente, cultivée, fine, et elle brillera devant leurs yeux ébahis. Tes amis et ta famille te complimenteront sur cette acqusition parfaite qui ne t'impose même pas des séances de shopping éprouvantes pour ta santé et ta carte bancaire. Après leur départ, tu la remettras dans le frigo après l'avoir embrassée et lui avoir dit: je t'aime.
Elle ne sentira plus le manque de quoi que soit.
Elle n'aura plus faim.
Ni soif.
Ni envie de pisser, ou de s'allonger.
Et puis tu seras tellement heureux et satisfait avec elle.
02:55 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.08.2007
0. Oeuf (Reflet)
Nous ne sommes que ça. Nous ne sommes ni puissants, ni glorieux, ni bons, ni même conscients. Nous ne sommes que ce que tu vois et que tu te refuses à croire, deux âmes accrochées l’une à l’autre pour se donner le peu de chaleur qui offre l’illusion de s’élever un peu, au dessus de cet humain que l’on hait de nous ressembler autant.
Certains se perdent à force de chercher des repères. Je veux juste te dire aujourd’hui ce que tu sais déjà, que tu es mon repère, que je suis le tien. Deux faces d’une même misère, d’une même lumière, d’une pièce qui roule dans un égout, et qui le sait, et qui essaye quand même de trouver un sens et de se battre avant de sombrer.
Ne me prends pas mes mots aussi fort qu’ils sonnent, je suis tellement plus fade qu’eux. Mais je me bats devant tes yeux, tu me juges et me jauges dans mon esprit, pas de haut, mais à pied d’égalité. Nos pas sont liés vois-tu, je ne peux pas te perdre de vue, parce que même quand le monde nous perd dans son chaos magnifique et dégoûtant il faut que l’on soit capable de retrouver la trace de l’autre.
Ton regard. Ton regard est mon échelle absolue, parce qu’il est le même que le mien, l’objectivité en plus. Ton regard, pas toi. Parfois je suis devant toi, tu vois mon ombre et tu y suspends tes mains, tu coures pour qu’elle ne disparaisse pas. Et puis parfois je me retourne, et plonge mes yeux dans ton âme, pour chercher la mienne, pour voir ce que tu y vois. Parfois je souris, parfois je vomis, j'en ai tellement vomi dans le passé. Mais le résultat est toujours le même, je me retourne et je continue d’avancer, en te prenant la main si tu es fatigué, en m’abandonnant à la fougue rare mais puissante de la tienne quand l’épuisement me gagne.
Et puis il y a tous ces gens autour de nous, qui t’aiment sans me voir et qui m’aiment sans te voir.
Mais ça c’est une autre histoire.
17:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.08.2007
Jeudi

02.08.2007
Truc Heroes et Frances the mute

C'est dur d'arrêter quand on est accro. Surtout les soirs comme celui-ci, ou la solitude ferme toutes les portes et longe mon chemin de murs hauts et épais pour ne me laisser d'autre choix que le sentier étroit et séducteur qui mène au plaisir ultime. Parfois je me bats. Depuis quelques années, je me bats même souvent. J'essaye de sauter avant que le mur prenne trop de hauteur, sauter de l'autre côté, où de l'herbe grasse et du soleil attendent que je me rende compte, étonnée, qu'ils existent. Ou alors je gratte, je perce, je cogne mon coeur contre le béton stupide.
Volonté.
Les gens sans addictions croient vraiment que c'est une question de volonté. Ils sont cons. Quand on me sort "il suffit d'avoir un peu de volonté" j'ai des envies de meurtre par trucidation, pal, coupage en petits morceaux(vivants), strangulation, piétinement, cognage de tête (de l'autre) contre mon mur jusqu'à ce que apaisement (le mien) s'en suive. Parce que la volonté ne suffit pas, puisque l'origine de l'addiction n'est pas un manque de volonté, mais celui d'autre chose.
Et ce soir cet "autre chose" c'est toi.
Enfin disons que c'est ce que j'essaye de me dire. Et que ta présence aurait réglé le problème, ponctuellement. Parce que pour le régler pour de bon...je sais même pas si c'est possible.
J'ai dessiné des arabesques sur le mur, comme quand j'étais enfant. Des courbes et des courbes qui se rejoignent en pointe puis reprennent leur chemin amoureux. J'en ai dessiné des arabesques plus tard, ailleurs que sur les murs. Ils ont caressé l'électronique de puissance, maquillé le charabia de Hansen, insulté le dindon, fait rêver Doha, accompagné mes premiers poèmes et mon premier testament, ils ont galopé des heures sur des peaux, étalé mon intimité la plus profonde devant les yeux du monde aveugle. Et aujourd'hui ils crient violamment que j'ai mal, que je me sens seule vu que je n'aime pas les gens qui m'entourent, que je ressens chaque jour passé comme une vanité, des heures tronquées d'une vie qui de toutes façons n'est pas si précieuse que ça.
Dans 3 mois j'aurai 25 ans. Non ce n'est pas une crise de catherinette. C'est juste que je m'étais fixée un but à atteindre avant mon quart de siècle, et ce quand j'étais encore enfant. Et je n'arriverai pas à le réaliser. Toujours cette foutue "volonté".
J'ai envie que des bras tendres et forts et chauds me bercent en me disant que demain soir ils seront toujours là. Qu'une bouche aimante me raconte dans le cou et en détail et pendant des heures que, comment, pourquoi, je suis belle. Je voudrais qu'on me pose une pierre d'une tonne sur le ventre jusqu'à éclater le mal. Je voudrais plus de ventilateurs et moins de cafards dans ma vie.
Je voudrais que ma maman guérisse.
Je voudrais habiter seule. Enfin ça dépend.
And now I want you please to put another bullet in my gun
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01.08.2007
po envie
Ma Mune se porle dans les scutres amilés
Et de litoges mon cœur se nève et débloie
Comme un raffis landit dans un meurole étibé
Et toi mon joutier le sarre de mes jétans
Tu me lites en porilles et je t’adine en tent
Et nos ceutres blissent dans un deloux bevent
Et je plille enrinente et je lonte les tédents
Ton marse se fause et la pème me tile
Tu es si bième et si tévoin que le cœur se ménoure
Et laguantes les tandelles fébilent
Et mon cœur se pâme dans la nonchalance de ton amour
20:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.07.2007
Boum in ze head
Oui je dois avoir raison.
C'est même sûr en fait.
Merde alors.
J'aurais aimé avoir tort. Vraiment.
Tu sais genre tu te dis ça y est, je sais. Au moins une certitude! Enfin.
Parce que je me dis qu'il faut des certitudes puis je m'évertue religieusement à les entailler jusqu'à mettre à jour leur contraire.
Certitude me diras-tu.
Oui j'en ai une. Celle d'avoir raison, puisqu'avoir raison ne peut logiquement rien signifier.
Celle que je ressens, même si parfois j'aimerais ne rien ressentir. Mais ça aussi ce n'est qu'une illusion, j'aime ressentir, combler un vide effroyable et froid d'un fouillis de douleurs et de plaisirs empruntés.
Je me découvre égoïste. Je n'aime pas ça. Je me découvre haineuse et mauvaise et rancunière et superbement indifférente à la douleur, d'autrui bien sûr.
Je dis n'importe quoi sur le coup de la colère. Non je ne suis pas tout à fait ça. Que suis-je en fait? Tu le sais toi? Tu as essayé de le savoir, en prétendant, nuit après nuit. Mais je suis beaucoup trop. Ca résume tout je pense, ça me va bien tu trouves pas? Même eux ils le pensent. Je suis TROP. Voilà, ouf, ça fait du bien d'avoir au moins éclairci ce point.
M: Mais trop quoi mais trop quoi arrête de raconter n'importe quoi et passe le gratin mais trop de quoi mais trop de quoi...
Trop de tout. Trop de rien dans le coeur, dans les tripes, dans la tête. Trop de fumée dans les rêves, Trop de gens trop de visages Trop de secrets Trop. Trop sans "de". Trop de moi en toi, Trop, beaucoup trop de toi en moi. Retire toi s'il te plait.
M: T'as pas assez souffert si tu avais eu faim tu serais pas là à te lamenter estime toi heureuse de ne pas faire partie des autres.
Ils pleurent. Ils meurent. Ils comptent pour rien. Certains même sont contents de les voir partir, conspirent pour que tous ces pauvres arrêtent de s'accrocher à leurs vêtements propres, pour de bon. Oui c'est vrai, merci ca me soulage tellement de penser à eux, je me réjouis tellement qu'il y est autant d'Innomable et que j'en fasse pas partie, je me sens tellement plus légère. Trop légère. Ne me retiens-pas. Ca ne vaut pas le coup. Je suis Trop partie pour pouvoir t'entendre.
You know I was just hoping we could challenge each other
Faut que j'arrête d'écouter cette playlist. Je sais même pas ce qu'elle fait dans mon lecteur. Elle est Trop sombre. Trop pleine de souvenirs. De A. Je ne sais pas ce qu'il fout dans ma tête depuis deux jours, et avec précision en plus. J'ai envie de me mettre du Shakira plein les hanches, c'est tellement plus reposant.
You know I was hoping we could heal each other
Tu trouves que je suis Trop? Dis moi non, je veux l'entendre de ta bouche à toi, de ton coeur, de ton corps. NON. Ne le pense pas, je m'en fous que tu le penses. Mais dis-le. Ou alors pense-le aussi.
La coloc' sucks.
And now I want you please to put a bullet in my gun.
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23.07.2007
Delicate
Je sais que j'ai dit que j'allais dormir. Court-circuit oblige. Rhume oblige. Fatigue oblige. Effondrement neuronal et émotionnel oblige. Mais tu m'as envoyé cette chanson.
A chaque fois que tu m'envoies un truc ça rime exactement à ce que je ressens. Là je le connais le morceau. Je me rappelle plus où je l'ai aimé, peut être la BO de "Closer" mais je suis pas sûre et j'ai la flemme de regarder sur google. Pas la flemme, mais une sorte de découragement de tout.
En tout cas merci, car quand ça va mal et que j'écris, même des conneries, plutôt que d'y penser, alors c'est déjà pas si mal. Et ce soir c'est grâce à toi.
Bon là je vais réellement dormir, certaines se lèvent tôt pour accrocher des couleurs à leur visage, moi il me faudra un minimum de récup' pour y accrocher un beau sourire demain.
mwa7 bijouje
20.07.2007
Aie
La nuit
Cette nuit
Mets moi du sel sur le dos de la main
Et du citron à sucer
Oublier
La reprendre
Mets-moi un arc-en-ciel dans ma ville
quelques nuages dans l'âme, le temps d'une chanson
puis du sel sur le dos de la main,
un peu de rire dans ta guitare
et du citron à sucer
Des fleurs blanches aux mains mortes
il y a l'arbre et la feuille
Et le fruit amour et le ver
Et la danse des corps est celle de mes pleurs sur le son de ta voix
Et ma caresse est le poème de ton non-amour mon amour
Et mon rire est le grattement du spectre emmuré dans nos mains liées
par du sel sur le dos de ma main
Et ma langue dans ton coeur
et du citron à sucer
Jette moi des soleils dans ma tombe
Puis mets un pied
puis deux,
puis couche ton non-être dans ma terre
Et n'oublie pas
le sel sur le dos de ma main,
ta salive et ta semence stérile
et du citron à sucer.
Oups
Belle. Je la regardais, tellement belle. Si belle qu'elle m'a donné envie d'être un homme. Et si jeune. J'avais pris les rides que mon corps recevait en écho de mes ventricules. Et sa fraîcheur était éclatante. On aurait pu lui donner...12 ans? 16 ans? Le petit bout de femme était redenvenu le soleil juvénile de mes 15 ans.
Je la regardais, tellement forte. Si extraterrestre, tellement étrangère à ce monde qui n'est pas plus mien aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 7 ans. Et mes belles certitudes s'effondraient, l'acier d'hier s'effritait en poussière. La retrouver en plein centre du pouls du Maroc a chassé la mièvrerie et la complaisance dans la facilité. La retrouver était retrouver le goût de se battre, encore et toujours, pour l'excellence. Car l'excellence a précédé le sucre dans mes obsessions gustatives.
Un mastère, un MBA. L'incompatibilité avec mes ambitions d'hier a gratté dans les couches de fainéantise jusqu'à retrouver dans ma mémoire ce que j'aimais être avant. Une fille qui réfléchit. Bien et vite. Qui décide. Bien et vite. Et qui n'a pas peur de lâcher le précieux d'hier qui ne correspond pas au rêve d'aujourd'hui.
Et j'essaye de me rappeler à quel moment la larve a avalé le papillon. Tôt certainement, elle a commencé par petits bouts, l'immobilisant en grignotant les ailes, puis dégustant année après année l'infâmie incolore qu'elle avait fait de lui.
Mais mes ailes recommencent à pousser, en tout cas j'ai fermé les yeux très fort pour les sentir pousser, ou peut-être n'est-ce que la caresse des siens?
L'estime tu comprends? Quand tu as confiance en quelqu'un et qu'il arrive à te convaincre que tu ne vaudras jamais rien de toutes façons, tu finis par y croire. J'ai fini par y croire. Et c'était assez agréable, de n'avoir plus rien à prouver, plus d'obstacles à aimer, plus d'être à séduire. C'était chaud et glissant comme un bon lit de chiasse douillette. Je suis de la merde et je n'y peux rien, passons à autre chose, il y a tellement encore à briser.
On se méritera, dans 10 ou 20 ans. Seras-tu là? Je te chercherai, trouve moi.
Un cerf-volant ça peut envoler une larve?
Il m'appelle princesse. Ca me rappelle des choses qu'il ne soupçonne même pas. Mais chaque jour il m'appelle princesse, jusqu'à oublier mon prénom. C'est peut-être ça mon problème, une princesse bien réveillée et qui perd pas ses baskets en courant des escaliers a t-elle besoin d'un prince? A-t-elle besoin de quelqu'un? D'une ficelle, d'un cerf-volant coloré...Peut-être d'un enfant qui courerait en entraînant le tout.
L'amour. Non. Parfois. Non. Ce soir.
Elle écrase les larves. Je ne lui ai pas dit, mais elle a bien raison de le faire. L'excellence ne regarde que l'excellence, et tu n'es tellement pas à la hauteur. La soupe était bonne, et ses yeux brillaient. Et j'ai eu honte de ne plus me sentir à la hauteur de ce qui nous a réunies. Un 19 juillet, ce n'était pas un hasard si on a parlé d'amour et d'hommes. Alors elle m'a vidée de lui, et lui il a glacé le vide.
02:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2007
Fantasme
Du temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.
J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement de ses terribles jeux ;
Deviner si son coeur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux ;
Parcourir à loisir ses magnifiques formes ;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne
Charles Baudelaire
14:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.07.2007
Truc distance, phobie cafards et hormones
Ecoute-moi
Il y a tellement de choses à dire en une nuit. Tellement de choses à faire. Et je n’ai plus le temps. Je l’ai eu, mais je l’ai gaspillé. Comme tout le monde.
Je meurs demain.
Il est 9h du soir, et je suis plus vivante que je ne l’ai jamais été. Il y a tellement de choses à aimer encore, et je suis si jeune. J’en ai passé des heures à m’apitoyer, à haïr, à ressasser, à regretter. J’en ai passé des heures à m’anéantir et à me néantiser. Et je sais aujourd’hui que seul compte la faim. La faim tu comprends ? La faim d’agir, de dire enfin les choses vraies. Parce que la fin chasse le mensonge et le faux-semblant.
J’ai faim. J’ai faim de peaux d’hommes que je ne connaîtrai jamais. J’ai faim de seins à dévorer, encore une fois. J’ai faim de plus de livres, plus de rires, de jeux d’enfants, de jeux d’adultes. J’ai faim d’idéal. Et puis maintenant que je sais que je pars, je sais que j’ai trahi. J’ai abandonné mes rêves en cours de route, et ils sont là quelque part, loin derrière moi, ou devant peut-être, à m’appeler. Les rêves c’est encore plus précieux que des enfants, il faut les chérir, les élever, se doter de patience et d’une infinité d’amour, et les faire grandir, chaque jour un peu, se réaliser à travers eux. S’il te plaît ne l’oublie jamais. Si j’arrive au moins à te convaincre de ne jamais partir en laissant tes rêves derrière toi, alors j’aurais vécu. Le temps d’une absurdité ; mais j’aurais vécu.
Je n’ai rien accompli…et demain je vais mourir.
Je n’ai pas spécialement peur, mais la conscience qu’il me reste si peu de temps me pèse à me paralyser. Je ne veux pas partir, pas encore, pas en ce moment. J’ai des choses à perdre, des gens qui vont me pleurer, et mourir un peu avec moi.
Et puis il y a lui qui ne pardonnera jamais aux cieux l’ironie de ma mort, qui ne va pas comprendre cette ultime farce de nos destinées, qui nous ont déjà joué tellement de tours.
Pourquoi tu pleures ? Donne moi tes larmes à boire…ou emmène moi à la mer. J’aurais voulu mourir à Mahdia, et fleurir sa plage d’un poème blanc parmi tant d’autres.
Je veux la vie. J’ai enfin choisi la vie, et je te jure que je l’ai fait avant de savoir…juste avant de savoir que je n’y ai plus droit. Je me sens punie, je suis en colère contre Dieu. Mais il paraît que je suis égoïste et ingrate, alors levons nos paumes et louons le seigneur de tous les bienfaits qu’il m’a offerts en les étalant devant mes yeux qu’il a choisi de créer aveugles.
Mon âge ? J’ai deux ans, j’ai cinq ans, j’ai seize ans, j’ai vingt ans, peu importe. On meurt toujours jeune quand on est assoiffé, ce qui fait de toi un vieillard, toi si paisible. Tu vas partir en dernier parce que justement tu t’en fous, il n’y a rien de drôle à ce que tu meures aujourd’hui.
N’aime pas. N’aime surtout pas, jamais. Aie faim mais n’aime pas, personne, rien. Ou la mort s’en rendra compte et te privera de ce qu’elle sait de jamais pouvoir connaître.
Tu vois je divague. Je t’aime et je meurs demain.
J’ai vu un homme tout à l’heure, je l’ai vu de mon balcon. Je ne savais pas encore que c’était mon dernier jour. Je l’ai vu en espionne car il était dans sa chambre, torse nu, me tournant le dos, assis devant son écran. Il avait ta silhouette. Et tes cheveux de la première demi-heure de la journée, quand tu viens à peine de te lever. Il était si beau.
Je l’ai désiré pendant une seconde. Fort.
Mais tu es là maintenant.
Ou peut-être pas, peut-être n’es-tu que la puissante projection de mon ultime désir, que mon âme t’a recréé malgré moi, et si parfaitement, si fidèlement, puisqu’elle te connaît si bien, mieux que toi, mieux que moi.
Je ne veux pas le savoir.
Ne perds pas de temps à être mesquin. Ne perds pas de temps à faire ce que les autres font quand ton cœur te dit de foutre le camp. Suis-le, toujours. Je sais c’est con, ça me rappelle un livre niais et beau. Mais je te jure que c’est vrai, ton âme connaît déjà les chemins, laisse-la t’enseigner. Considère-la comme une présence à part entière, supérieure à toi car chacun de nous a une voix en lui qui sait ce que nous ne savons pas.
Je pense que la même âme nous guide toi et moi. C’est pour ça que je t’ai fait venir aujourd’hui, au seuil de mon départ, de si loin. C’est pour ça que où que tu sois tu sais que je vais mourir demain.
Je trouve que la mort me rend bête. Je préfère ça, la colère de tout à l’heure s’évapore, je ne suis plus qu’un grand sourire béat.
Enlève ta chemise.
Déshabille-moi.
Prends moi contre toi, simplement. Contient-moi comme tu sais si bien le faire.
Oui j’ai peur. Oui je pleure. Ne regarde pas mes larmes, tu n’as toujours pas le droit de le faire. Tu me sens pleurer contre toi, c’est déjà ça.
Je ne veux pas mourir tu sais.
J’ai l’art de dire des choses qui ne servent plus à rien. La virtuose du stérile.
Des choses comme « j’aurais aimé »
Des choses comme « je t’aime »
Des choses comme « je t’aimerai jusqu’à la fin de mes jours»
Je me tais. Ses lèvres explorent les miennes de l’extérieur, longuement, puis de l’intérieur. Il m’embrasse tendrement, nos langues ne se touchent pas. C’est le moment le plus doux de ma vie. Je souris. Mon visage retrouve sa place au creux de son cou. Mes doigts leurs places entremêlés aux siens. Il chantonne. Je chantonne. Et il me raconte des blagues, ses souvenirs d’enfance, puis encore des blagues, jusqu’à l'aube.
12:40 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.06.2007
Ptite annonce cherche appart sur casa
Je cherche un appart ou une coloc à Casablanca le plus près possible du centre ville (mâarif) et ce pour début juillet. Si quelqu'un a un tuyau ce serait super gentil de me dépanner :)) (par commentaire ou sur themaharet@yahoo.fr ).
Merci les gens :) !
PS: B2 t'es un ange mwa7
09.06.2007
Rechute
(Aime-moi)
Je te regarde. Je connais tous tes points faibles, je peux te briser en une morsure, réduire à néant tous tes efforts pour reconstruire ce qui restera de toutes façons brisé à jamais. Tes larmes me durcissent de plus en plus, ton effondrement est mon triomphe suprême. Je jouis de ta misère à chaque fois plus profonde, Je te besogne de mes coups de couteau dans le coeur et mon orgasme est le soupir de tes dernières forces.
(Aime-moi!)
Tu me rappelles à toi, à peine rétablie, pour te punir encore, pour punir en toi l'enfant que l'on battait tous les jours à sang. Je suis fatiguée, te torturer me plonge dans le vice le plus délectable, et m'y noie. Je ne veux plus, demain j'arrête. Demain j'arrête cette chose qui nous fait monstres. Mais viens à moi ce soir avec tes regards pleurnichards qui me répugnent tant.
(Aime-moi! Aime-moi!)
... Tu as gagné pourtant, je suis ta prisonnière et victime, j'entends de loin ta misère tellement satisfaite d'avoir la compagnie de la mienne. Et je les entends gémir à l'unisson, et leur plainte est creuse et glaciale. Son écho résonne dans nos âmes désormais vides, son écho qui crisse : "Que serions-nous...si tu m'avais aimée"
Que serions-nous... si tu m'avais aimée.
02:57 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.06.2007
Truc con
Il se déshabille. laisse ses vêtements par terre. Son odeur emplit mon air et un frisson me gagne.
Je te veux
Il allume une cigarette, de la fumée qui sort de ses poumons, la visulaiser m'ennivre. Je le ressens si fort en moi, comme s'il avait toujours habité ma peau. Mes membres sont son coeur, ses pieds, sa queue, ses cheveux, son cerveau.
J'ai peur
Il s'assied plonge le tête dans ses paumes larges. Son regard disapraît à ma vue.
Viens me chercher.
Il la regrette. Il a envie de la pleurer, il la sent dans chaque objet qu'il touche, chaque image à la télé. Il ne pense plus, elle est figée dans ses idées, encastrée.
Il croit l'aimer.
Je l'attendrai
J'ai crié, dit, pleuré, ri. J'ai fait, j'ai été, et pas été. j'ai lutté.
Je l'ai attendu
Je pars.
Le vide, d'abord. Puis un soupir, un sourire, un autre homme, il m'aime.
Et je l'aime.
Puis
Il me regrette. Il a envie de me pleurer, il me sent dans chaque objet qu'il touche, chaque image à la télé. Il ne pense plus, je suis figée dans ses idées, encastrée.
Il croit m'aimer.
Mais je n'ai plus peur.
Qu'est ce qu'on est cons.
18:04 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.06.2007
Truc angle
Encore une insomnie, un écran blanc, hautetfort qui me laisse tomber quand j'ai fini de rédiger mon post désormais éternellement beau puisque perdu et soustrait à jamais à toute lecture. Le retour de la sensation d'étouffer continuellement, un livre dont j'ai encore deviné la fin beaucoup trop tôt, un lit qui décide de me transformer en Mia rôtie, de l'air qui refuse de traverser mes rideaux pour apaiser enfin cette fièvre chronique qu'est devenu mon corps.
Et je lis, des blogs essentiellement. Des sites aussi. Je ferme les yeux pour inspirer une grande bouffée de folie, et je les ouvre sans rien expirer. Le monde n'a jamais tourné rond. L'humain n'a jamais tourné rond. J'aurais aimé pourtant, un peu de rondeur dans nos esprits. Mais l'esprit aime les angles des carrés, triangles, parfois même octogones quand il est un peu moins trouillard que les autres. L'esprit aime se réfugier dans le confort des angles, avoir un coin bien précis où se caler. Déjà enfant il s'assied au coin de la pièce, par terre, en se recroquevillant, pour bien occuper un petit espace niché dans un angle protecteur, en epérant ne jamais devoir en sortir.
L'esprit aime les préjugés, le communautarisme, les mièvreries quand elles sont servies en choeur. L'esprit aime les partis pris, les préchauffés et les (pré)définis. Il se nourrit de belles idées dont il ne connait pas le sens comme on se régale d'un plat sans vouloir en connaitre les ingrédients douteux. L'esprit de délecte du tranchant des points d'exclamation qui suivent ses vérités et noie dans le vide grouillant et obscène d'une vie absurde le séduisant et dangereux arrondi de l'interrogation.
L'esprit a peur de l'infini du cercle, de son mystère, de son absurdité conceptuelle et sa perfection mathématique. L'esprit sans angles est sans aucun repère, ne peut s'appuyer sur aucun dogme, le cercle se ressemblant partout comme une conscience vierge. Il suivra tout le temps le même chemin en ayant l'illusion d'avancer et en s'abandonnant à la folie ou au cynisme une fois qu'il sera revenu inéluctablement au point de départ. Certains ne se rendent même pas compte et continuent indéfiniment en rond leur quête d'un but illusoire.
Mais l'affranchissement des angles est aussi la liberté, la plus dangereuse, celle de penser avec sa perception d'adulte mais avec les acquis d'un nouveau né. Celle de créer, d'innover, un monde meilleur. N'est-ce pas là le but naturel de tout affranchi ou apprenti-affranchi des angles?
Nous avons chacun trouvé un angle sympa où s'abrutir. Plus ou moins grand, plus ou moins douillet, plus ou moins ouvert. Le problème des angles protecteurs est qu'ils sont individuels, et nichés dans des murs aux dimensions immenses. C'est la raison pour laquelle la voix du voisin est tellement déformée, c'est la raison pour laquelle la douleur de sa solitude nous arrive tellement atténuée.
On pourrait les polir ces angles, s'armer tous de limes à ongles pour en faire des arrondis tellement parfaits qu'on serait tous dans une sorte d'attraction gigantesque où, désormais libérés des murs, on glisserait tous sur nos arcs de cerles jusqu'à se retrouver, s'entrechoquer même, avoir mal, se connaître enfin. Différents oui, mais tellement moins cons. Mais nous ne le ferons pas, par égoïsme, par peur, par abondance d'affirmations sur soi et manque de questions sur le reste.
Je pense que ma pièce serait jolie en ovale...anyway, encore une insomnie qui tombe mal, ou plutôt qui s'explique par la décision que je vais devoir prendre demain. Faudrait peut être que je me trouve un angle où dormir ce soir, un angle dont je connaisse bien l'odeur réconfortante de vômi et qui voile l'abîme de l'inconnu ...pour quelques heures.
07:20 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29.05.2007
En arrière (Censure YouTube.com)
Le maroc vient de rejoindre le podium très prestigieux des 25 pays ayant censuré youtube, la plus populaire des plateformes de partage de vidéos. Oui nous brillons en misère, en ignorance, en analphabétisme, en tbergig, en sorcellerie, en commerce sexuel, en corruption et dans plein d'autres domaines aussi honorables les uns que les autres, mais Maroc Telecom (et donc le gouvernement) a tenu à confirmer encore une fois (peu de temps après Google Earth et le scandale Nichane) que notre place sur le podium de la connerie est assurée.
Les internautes marocains ont d'abord cru à une panne du serveur de Youtube avant de découvrir avec incrédulité que IAM -principal fournisseur d'accès internet au Maroc- avait
censuré le site, et ce dans une absolue opacité et un superbe mépris du citoyen.
C'est un coup dur. Dur pour tous les marocains qui ont cru dans les prémices d'un Maroc de plus en plus libre de penser et de s'exprimer. Personnellement j'ai honte de dire à haute voix aujourd'hui ce que je pensais il y a quelque jours: que nous sommes en bonne voie.
Alors fermons nos gueules, pour les frustrés il reste toujours les milliers de sites pornographiques où on vous propose de vous branler devant des corps de mineures nues, parce que ceux-là, notre gouvernement ne les censurera jamais.
Pétitions contre la censure internet:
15:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.05.2007
Wolf
Sometimes when you win, you lose.
You drive too fast et j'ai toujours aussi peur, mais mes yeux grands ouverts ne perdent rien de la beauté du monde que nous violons de notre inconscience dans le silence complice de la nuit.
You drive too fast and I'm scared to death, et mes rires rejoignent tes chansons et le vent s'offre mes larmes en retour du frisson qui nous transporte, loin de nous.
You drive too fast et les mots reviennent exploser les couleurs dans ma tête, dans la tienne, dans l'univers qui est nous.
You drive so fast que la vie et le bonheur reprennent leurs droits sur cette chose froide et dure que je suis devenue.
And sharing this with you...makes me happy...because you feel it all, like I do.
Mais....
Pourquoi tu ralentis?
Tu t'arrêtes?......Déjà? Je commençais à peine à ...
Pourtant tu...nous...
Et puis...
Je...
Non je ne peux pas rentrer à pied. Chez moi c'est si loin, la route est longue, la route est froide et sombre. Et je suis tellement fatiguée, les animaux sauvages ne feront qu'une bouchée de moi.
Il y a des loups tu comprends? Il faut que tu me protèges...dis...
Il démarre.
Je reste seule au bord d'une route déserte, interminable, je marche jusqu'à oublier le compte des jours et des semaines, je marche en trébuchant, ma bouche craquelée par le soleil désormais mon ennemi, je marche en rampant. J'entends de loin les loups s'ameuter. Puis je m'évanouis...
22.05.2007
De retour
De retour de mes deux semaines en France. C'était la première fois que j'y retournais depuis que je n'y vis plus. Et vu les circonstances de mon départ j'appréhendais un peu. Il n'y avait vraiment pas de quoi. Certains aspects de la France me manquent, c'est évident. Ne serait-ce que la facilité d'avoir ou de commander tout ce qu'on veut. Mais voilà, à part des trucs matériels il n'y a rien qui soit propre à la France qui m'ait laissé un réel manque. Ca m'a fait réellement plaisir de voir mes amis, d'en faire de nouveaux, de retrouver des délires et des rires et des émotions, de constater certains changements positifs chez certains. De voir Caro se marier (et d'attraper le bouquet de la mariée zut qu'est ce qui m'a pris je veux pas me marier moi :S). Mais à aucun moment je n'ai eu l'envie de revenir, et à y penser ce n'est pas surprenant. Ce n'est même plus une question de passé, mais celle de présent. Je suis très bien là où je suis. J'ai trouvé un équilibre que je ne pensais pas pouvoir atteindre, une joie de vivire sincère de moins en moins teintée d'amertume.
Une seule fausse note, j'aurais vraiment aimé pouvoir passer à Toulouse. C'est uen ville que j'aime profondément et où j'aurais pu revoir des amis chers.
Ce matin je me suis réveillée dans mon lit, reposée (enfin) et satisfaite. Il y a encore plein de choses à faire, mais ce qui est sûr pour le moment c'est que je souhaiterais de tout mon coeur commencer le chemin ici.
13:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.05.2007
Eternel
Elle pue. Elle a un visage sans âge et des dents noircies. Un foulard sur la tête. La vieillie me sourit. C'est ma station, je joue parfaitement mon rôle d'âme grise sachant exactement qu'elle va là où elle ne veut pas aller. Je demande une cigarette, j'ai envie de me gratter les couilles, merde faut que je me retienne. Je file un préservatif usé à la mendiante. Je me presse, je suis trop en retard. J'ai faim, faudrait pas que j'oublie de manger aujourd'hui. Un chien vient se coller à ma jambe, me lèche la main. Putain casse toi ou je te bute, je souris à sa maîtresse.
Et de toi mes rires se languissent mon amour
Le patron dépose son menu sale devant mon visage sale. Du fond de la salle une petite fille me regarde, fascinée. Elle rit. Je mange. Et je bois. De la pisse, du vin, de l'eau. Je paye l'addition sans laisser de pourboire, il fait laid dehors.
Et je marche en mordant ta bouche qui me nourrit mon amour, et je bois des nectars de ton corps comme la terre de chez moi s'irrigue de notre sang, jamais assouvie.
Je dis bonjour et elle grimace. Je dois avoir une haleine pas possible après la cuite d'hier. Elle me regarde méfiante et me tend le bout de papier. Et elle proclame avec la douceur d'un automate "Au suivant".
Respire moi mon amour respire moi mon amour mon souffle est ta vie mon air dans ton corps et le temps n'est plus respire moi mon amour
On se tasse. Les gens montent, encore et encore. Encore un peu je serai contre elle. Parfait. Elle est petite, de derrière ses seins s'offrent presque entièrement à mes yeux. Ils ne sont pas très beaux, j'ai envie de les écraser dans ma main, à sang. Une secousse ramène ses fesses contre moi. Je ferme les yeux pour faire faire à mes mains ce qu'elles n'oseraient pas faire en vrai.
Et je plonge mon visage dans le parfum de tes cheveux mon amour, comme le poète dans la nuit, comme l'ivrogne dans l'oubli, et mes paumes font aux tiennes la prophétie du feu que sera ton corps ce soir, qui me rend fou de toi maintenant.
En ouvrant la porte l'odeur du dîner m'envahit à me rendre malade. L'autre a déjà mis la table, comme d'habitude. Tout est à sa place, rien ne bouge, tous les détails sont sacrés. Tous ses petits détails minables dont elle remplit une vie que je sais avoir déserté. L'autre me raconte sa journée au travail, les soucis débiles de ses collègues, elle parle elle parle elle chie des phrases. Je me demande à quoi ressemblent ses excréments.
Et la beauté d'être, et celle de t'avoir mon amour. Et ta voix qui m'enveloppe à guérir le fou et le vrai, la nausée et le néant. Tes silences qui bercent et tiennent chaud et accueillent les larmes et les délires. Tes rires magiques qui ne sont plus miens.
L'autre se déshabllie. Se jette sur moi avec un regard de pute. Elle se croit sexy. J'enrage contre ce membre qui réagit à ses mains, à sa gorge. Elle dirige le jeu, tant mieux, Faites que ça finisse vite. Couché sous elle j'observe ses traits se transformer, elle est un film d'horreur, gore, elle me dégoûte mais je n'arrive pas à ne pas la regarder. Ma partie inférieure connait son boulot, j'arrive enfin à fermer les yeux, à imager d'autres corps sur moi, Des actrices porno surtout. L'autre simule très bien, s'avachit sur mon coprs, m'embrasse, m'étouffe. Je la force à reprendre sa place dans le lit, j'allume une cigarette. Je me sens fatigué, et tellement vieux.
Et des heures à t'écouter parler de la danse de nos corps mon amour. Et des heures à s'offrir à tes lèvres pleines et gourmandes. Des éternités d'amour, de plaisir, de folie, de douceur, de feu, de tiédeur. Et des millions de va-et-vient, et des milliers de rythmes, et des centaines de mots, et des dizaines de variations, et des infinités de rires et de larmes de joie. Et des secondes où ton manque me rendait fou avant de t'aimer à nouveau.
J'ai un peu froid. Je me couvre, me momifie dans mon drap. L'autre me joue dans les cheveux et parle des travaux à faire dans l'appartement. Qu'elle est conne. Ses doigts poisseux contre mon cuir chevelu m'écoeurent et m'énervent à la fois, comme le bruit d'une machine qui vous empêche de dormir la nuit. Putain laisse moi dormir et va au diable.
Demain je me lève tôt pour le boulot. Je commence à me faire aux métros bondés.
Un autre Demain sans toi mon amour.
08.05.2007
BOD effect
La salope a fini par m'avoir.
Elle m'a prise au moment où mon pied a foulé ce sol, vicieusement. Des images, des mots, encore des images. Une langue que je n'utilisais presque plus, des rires qui disparaissent et laissent place à mon sourire français, à ma politesse française, mon mal être français. Ca n'a rien à voir avec la France, mais trop de puanteur a été rappelée à la surface.
Et puis la nausée est revenue.
Bordeaux. Je hais cette ville. Oui peut-être qu'elle a une âme, mais je m'en fous. Je suis superficielle si tu veux, son corps est laid, son visage et grisâtre ... autant que celui de l'ombre qui y a vécu à ma place.
La nausée me prend à la vue de paysages familiers, à la vue de jeunes, à la vue de mon ancienne résidence. Une nausée calme et persistante, une nausée qui ne me fera pas vomir tout ce que j'ai crié pendant deux ans dans mes délires silencieux.
Un verre, puis des pas. Un peu de plaisir enfin dans ces retrouvailles avec la laideur. Merci à toi . J'espère te revoir, plus loin sur nos quêtes respectives, mais ailleurs qu'ici.
Je suis dure. Et injuste. Cela fait trois jours que j'avais oublié où j'étais. Je m'étais fermé les yeux pour ne pas savoir ton nom. J'ai dansé et ri, à la santé d'un mariage qui durera. J'ai même été heureuse de retrouver tous ces gens que j'aime.
Mais la nausée efface le beau. La nausée me fait autre, que je n'aime pas. La nausée d'être, la nausée de ma connerie, et de celle des autres. De l'indifférence, de la "c'est pas mon problème attitude", du monde qui se barre en couilles, comme un gros boulet sur le coeur. C'est aussi la nausée de quand je pense à lui.
Demain je m'en vais. Vers un visage ensoleillé que j'aime par dessus tout et qui sait tout guérir, ou du moins apaiser. Vers un blond qui m'aime et que j'aime, vers une amie fidèle avec laquelle on a partagé bien des choses. Demain je dînerai pas loin de Montparnasse, sans haïr Paris, sans même me rappeler pourquoi je l'ai haïe un jour. Demain je ferai semblant d'avoir laissé ma nausée en consigne à Saint-Jean, le temps de goûter à leurs présences.
Ou peut-être juste que c'était une saison volée, ce ciel bleu. Peut-être qu'il ne peut pas en exister pour moi. Peut-être que j'ai besoin de la puissance du tonnerre pour hurler mes NON et des éclairs pour me montrer la vérité du monde.
Ca me fait bizarre de me retrouver ici. Pas vraiment mal.
Ca me file une nausée pas possible.
Et la nausée me vide de tout beau, de tout amour envers qui que ce soit.
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24.04.2007
15. Adess
Oui tu me plais, tu me fais rêver. Oui tu m'attires tant ta désolation est puissante. Oui j'ai envie que tu me prennes dans tes bras, que je m'y endorme comme autrefois, quand les maux et la musique nous emportaient au soleil naissant. Puis me lâchaient. Alors je tombais, tombais, tombais, et toi de là haut tu me regardais tomber en souriant.
Oui mon désir de toi explose en larmes quand je n'arrive pas à t'atteindre, que tu ne m'entends pas. Oui tes baisers me manquent, et même le délicieux dégoût qu'ils semaient dans ma gorge et qui grandissait, grandissait, jusqu'à me forcer à te quitter pour la cuvette des toilettes.
Oui j'ai ressenti. ce que tu pouvais m'offrir, la délivrance surtout. Mais tu sais je me trompe souvent dans mes jugements.
Oui Tu m'as bercée quand je n'arrivais pas à pleurer, crier, hurler, m'arracher la peau de mes propres ongles, m'éventrer. Quand mon corps se figeait pour plus te ressembler, pour te faire croire qu'il était prêt à partir avec toi. Oui tu m'as séduite, depuis toujours. Et Oui j'ai pensé chaque jour à toi, en tout cas pendant longtemps. Plus maintenant.
Oui tu sais tout de mes délires sombres, Oui tu as peint tes traits sur les parois de ma chair en rouge sang, en blanc sperme. Oui tu coules dans les sillons jaunes de ma faim, toujours plus avaleuse de ce que j'aime de moi.
Oui je t'ai aimée.
Oui je t'aime.
Et oui tu me manques, parfois, souvent, tout le temps.
Oui je te veux sur ma bouche et ma conscience.
Oui.
Oui.
Oui.
Et alors? Je veux tellement d'autres choses, meilleures que toi. Et je les veux plus que ce que je te veux, je les appelle plus fort, et mon désir pour elles est plus ardent que mon désir pour toi. Car elle viendront à moi en plein soleil alors que seule la nuit nous faisait nous reconnaître. Le soleil te brûle et t'assassine en moi. Tu n'existes plus au soleil, Tu es laideur et mensonge, tu es leurre débile et voyant, tu es la poussière sermonnante de la sagesse radoteuse.
Oui je t'aime. Et Oui je te connais aujourd'hui.
Alors oublie moi, quelques années, le temps que je vive tout ce qui se cachait derrière tes immenses guenilles gonflées par mon désespoir et ma peur.
Oublie moi, le temps de rire, de faire l'amour, et de rire encore, et puis de refaire l'amour. Laisse moi le temps de pleurer de joie, juste assez de fois pour ne plus avoir peur de cet avenir qui te contient.
Je ne t'aimerai plus, le temps vomir celles que j'ai oubliées, et de me retrouver parmi elles. Je ne t'aimerai plus le temps de tisser de mes chansons un bouclier contre toi, le temps de redevenir bonne et généreuse, réellement. Je ne t'aimerai plus le temps que le soleil assèche les quelques traces de moisissure que tu as enfouies en moi comme des mines, le temps que sa chaleur regénère mes cellules bouffées dans l'ardente prière de t'avoir. Ma litanie de désir obsessionnel.
Je ne t'aimerai plus, le temps de l'aimer lui, le temps d'apprendre à le laisser m'aimer, enfin. Le temps de lui faire me faire des enfants. Je ne t'aimerai plus, le temps de les aimer et de leur apprendre ton existence mais aussi ta banalité, le ton faux de tes promesses.
Je ne t'embrasserai plus, car le dernier baiser tu devras me l'arracher, malgré moi, sauf si la sérénité me fait oublier de te remarquer.
Alors va-t-en, ne croise plus mes pas, mes espoirs. Sors de ma tristesse et laisse ma faiblesse exister mais se dégager de toi. Ne sussure plus tes paix illusoires à mes moments de détresse ou d'errance, nous nous porterons très bien sans tes regards de racoleuse.
Ramasse tous ces accessoires qui t'ont aidée à m'asservir, et casse toi.
02:47 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23.04.2007
Réponses au Tribunal des blogs
Comme je sais pas comment différencier questions et réponses dans un commentaire (en surlignant par exemple) et que j'ai pas envie de chercher, je préfère donner mes réponses ici :):
Gattuso:
- quel post préfères tu le plus dans ce que tu as écrit? --> Je dirais qu'il y'en a deux. Pour la simple raison que dans ces posts, et c'est rarement le cas, les mots ne m'ont trahie à aucune phrase et ont parfaitmeent traduit mon émotion du moment. "Envie d'eau de rose" et "amanu". Tiens j'ajoute aussi "Drawing" à la liste des posts fidèles :).
- sur une échelle de 1 à 10 à combien estimes tu la puanteur de ton pet :D (1 pas nuisible et 10 létal :P)
--> Je croyais que tu le savais déjà vu comment tu l'as savamment décrit dans un certain post :D
Une marocaine:
- Tu te trouves où sur la map monde (si ce n'est pas trop indiscret) ? --> Marrakech :D
- Te plais-tu là où tu es et dans ce que tu fais ? --> Là maintenant? Oui :D, c'est la belle vie :). Mais bon va falloir y mettre un terme en trouvant un boulot :p.
- Le truc dont tu as le plus honte (si tu veux l'avouer bien sur :) ! ) ? Aie. Bon je vais le raconter: C'était ma première année en France, j'étais jeune et innocente et tout (oui je cherche des excuses j'en aurai besoin :p). J'étais à l'internat. Une nuit, la voisine du dessus (que je ne connaissais pas) m'a réveillée avec son bruit de saut à la corde. Mon plafond faisait boum boum boum très fort et de façon très régulière. Alors ne pouvant pas me rendormir je suis montée taper à sa porte. Là elle m'ouvre en serviette, en sueur, et avec de grands yeux étonnés. Je lance un gentil "S'il vous plait vous pourriez SAUTER moins fort" et la nana marmonne un truc inaudible tellement elle était gênée. Ce n'est qu'une fois dans mon lit (et les boum boum repris mais un peu plus timides) que j'ai réalisé que ce n'était pas la corde qu'elle sautait...voilà :S. J'ai eu du mal à la regarder dans les yeux à chaque fois qu'on se croisait dans les escaliers :S
B2 :
- As tu déjà envisagé de te faire éditer un jour :-D ? --> Pour le moment mes écrits se résument à des posts ou petites nouvelles (ou ébauches de grandes) et à des lettres de motivations, je ne sais pas si ca interesserait un éditeur potentiel :D En plus j'y connais rien, me suis jamais renseignée :S. Mais j'ai promis à quelqu'un de très cher que je le ferai bientôt :)
- De quoi as tu le plus peur dans la vie ^^ ? --> De la peur. Bizarrement c'est une question que je me pose souvent, et la réponse est toujours la même. La peur est le premier frein de l'homme, est mon premier frein. Ca peut aller de la peur de l'échec à la peur de réussir, en passant par la peur du ridicule ou la peur de se faire un bobo. La peur à tous ses niveaux, sous toutes ses formes, et ma pire ennemie. Mais c'est une ennemie qui demande un combat constant, chaque seconde, et contre laquelle on ne gagne pas toujours.
- Tarte au fraises, cerises ou citron ? :-D -- >Tu mets le doigt sur un très gros défaut:D, je veux un tiers de chaque :D. Bon pour une fois je vais choisir, vu que quelqu'un qui lit en ce moment me reproche de pas savoir choisir :p, donc Tarte aux fraises :D
- Si on te demande de changer de prénom, lequel tu choirais ^^ ? --> J'adore mon prénom :p, sérieux je trouve qu'il fait partie de moi et qu'il me va bien. Donc pas question d'en changer :D
- Envi de danser :-P ? --> loooooooooooool, toujours :D
Héliodore:
- Ton plus gros mensonge à tes parents (ou a ta famille) ? --> A mon père, aucun, jamais. A ma mère, deux fois dans toute ma vie. Un que j'ai fini par lui avouer le moment venu et un autre qu'elle ne sait pas encore ... Mais je ne dirai pas de quoi il s'agit :p.
Steph le Tigre
Quelle est ta plus grande passion dans la vie --> Les gens
Comment vois tu ton avenir --> Je suis à un très gros carrefour de ma vie. Je n'en sais rien. Mais je fais confiance à la vie.
Quel serait ton voeu le plus cher --> Donner un sens à ma vie, lui donner une direction qui pourrait tôt ou tard aider à soulager des souffrances, améliorer des vies, à long terme. Même à très petite échelle, j'en serais comblée.
L'amour c'est quoi pour toi --> Au moins un post de description :D. Ca dépend ce que tu veux dire par amour. Chez moi l'amour "passion" est très facile. Mais il m'est très difficile de donner ma confiance à un homme, encore moins décider de vivre avec. Pour moi l'amour "le vrai" c'est celui qui s'installe dans un couple peu à peu lors de leur vie commune et qui fait que l'autre devient parfois ce qu'on considère comme la meilleure partie de soi. On se découvre et on se rend compte qu'on aime ce qu'on est en sa compagnie et c'est réciproque. L'amour pour moi est ce qui fait que la douceur de la vie devient concrète, quotidiennement. On rencontre l'autre et nos faiblesses mutuelles se rencontrent, se comprennent et essayent de se guérir mutuellement. Et on devient meilleur, à deux. C'est un peu un résumé de ma vision de l'amour :), une sorte d'étape tremplin vers l'accomplissement de soi. Même quand il ne dure pas toute la vie.
Majnouna/Majdouba
Que penses tu de la folie? --> Une vieille copine :).
Crois tu aux jnoune? :)--> Je ne nie pas la possibilité d'existence d'entités conscientes non perçues jusque là par l'homme (pas officiellement en tout cas :))
mais j'avoue que les trucs de maskoune ou maskouna et de pas verser l'eau chaude dans l'évier c'est pas trop mon truc :)
Si tu devais choisir une psychose, laqelle choisirais-tu?--> Choix? aucune. Mais si j'en avais une ce serait un trouble bipolaire :S.
As tu deja fait une tentative de suicide? --> Si c'était le cas je ne le dirais jamais ici :p. La réponse est non :)
Que penses-tu des mecs qui mettent des slips Kangourou? --> qu'ils s'y sentent très à l'aise :D
Prends tu de la pizza au petit dejeuner? --> C'est déjà arrivé :)
As tu peur du noir? --> la couleur? non. L'absence de lumière? Parfois, quand elle ne me réconforte pas, elle peut abriter ma paranoïa (tiens, à rajouter au trouble bipolaire :p)
et du rose? --> Quand c'est en éléphant, oui :p
Metterais tu des bottes rouges? --< Ouiiiiii j'en cherche des jolies en ce moment j'en trouve pas :(
Penses tu que le communisme puisse encore être au pouvoir dans un des pays du monde? --> Pas dans la conjoncture actuelle.
Les oeufs au plat avec ou sans cumin? --> Ca va pas la tête?? Avec cunmin bien sûr!! :D
Zeyna:
Combien d'enfants veux tu? Vu que je suis passée de 0 à 11 puis successivement à 0, 2, 5, 3, 20 (dont 18 adoptés) 0 puis 2.... en quelques mois, je dirais: j'en sais rien :), on verra bien :)
Nadia:
String, Slip ou Sexy Shorties? Justify :D --> String quand la robe ou jupe est super moulante, shorties sinon :) (question de goût, c'est tout :))
Pourquoi le rose? --> A cause de Ange :D. Elle m'a fait une cure de rose-is-good pendant trois mois (pendant les soldes en plus) alors à force ca finit par rentrer :p.
Le Non que tu regrettes le plus? --> Je n'en vois aucun :)
If you could turn back time? --> Tellement de choses...mais au fond..Rien :)
If you could hurry it? J'adorerais être à mes quanrante ans :). Mais je veux y arriver sans rien accélérer, en prenant tout mon temps en route :)
Si je te demande de faire un Voeu? --> Qu'un certain évènement qui me tient à coeur (et me stresse à mort) se passe ben :)
Si je te dis que je t'adore :) ? --> Moi ausssiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii:D Maaaaaa777
Carpediem:
Tu préfères le Rose ou les Pâtes ? :) --> Rose :D (il a fallu qu'on me l'explique celle là :p)
Tu préfères vivre sur une Ile déserte pendant toute ta vie : - avec un mec super moche ? - ou avec une fille super belle ? --> Si j'étais lesbienne (ou même bi) le choix serait vite fait :p. Là ça dépend si la mocheté du mec a atteint une certaine région primoridiale pour la survie d'un couple sur une ile déserte :p.
N@doud@:
- est ce que tes parents ont déjà eu la chance de parcourir ton blog, ou même lire tes écrits ? --> Non
- qu’est ce qu’ils en pensent, et si ce n’est pas encore le cas, tu crois que tu pourras leurs montrer tes sublimes écrits. --> merci pour le compliment :). Le blog, je ne pense pas. Il y a des choses très personnelles dedans et ils pourront bien interpréter des textes qui paraissent incompréhensibles à première vue, et ça me gênerait de peser mes mots ou de ne pas écrire un truc sur le blog par peur de (ou égard pour) quelqu'un. Mais c'est vrai que ça me ferait plaisir si un jour ils tombent sur ce blog sans savoir que c'est le mien...et qu'ils apprécient... :). En fait ils savent que j'ai un blog et ont déjà demandé à ce que je leur fasse lire...mais j'ai refusé.
- lorsque tu es rentrée au Maroc, t’avais des projets en tête, je veux dire, est ce que tu n’envisageais pas de terminer la bas, sinon pourquoi ? Bref, tout ce blabla c’est juste pour savoir tes projets professionnels ? --> Pour le moment, rien de très précis. Comme je l'ai dit je suisà un carrefour ou j'ai, pour la première fois de ma vie, une totale liberté de choix. Je te tiens au courant dès que j'emprumpte un chemin plutôt qu'un autre ... :)
- je sais que dans tes écrits tu frôles toujours le fantastique, je peux savoir quel courent te touche le plus, tu es influencée par quel écrivain ? --> Alors là, j'en sais rien :S. Je m'y connais pas trop en courants, par contre j'aime lire, je lis de tout. Ca va de Umberto Eco à Douglas Addams an passant par Nothomb, Anne Rice ou Pratchett...et beaucoup d'autres. Pour l'influence franchement je ne sais pas s'il y en a, ...probablement.
- je peux savoir quel est ton meilleur moment durant les 7 dernières années. --> J'ai vécu beacoup de très beaux moments durant ces 7 dernières années...La plupart grâce à l'amour. Mais il y en a un qui n'a pas de rapport avec une histoire d'amour et qui m'a apporté (et m'apporte) à lui seul beaucoup de beaux souvenirs: mon expérience bloggueuse.
- et finalement, si ce n’est pas trop indiscret, j’oserai demander un truc ?! ;-) : célibataire, engagée, fiancée ou bien Amouuuureuuuuse :-) --> Complètement Amoureuuuuuuuuuuuuuuse :D:D
Objecti-plume:
plutôt Ségolène ou Sarko? --> Si j'étais française, tout mais pas Sarko, même si c'est dommage de voter par défaut :)
Oussama (et Hamida):
je te pose 4 questions mais tu répondras à la première après que j'eus posé la deuxième et ainsi de suite... câd la réponse à une question doit figurer face à la question suivante.
[je compte sur toi pour jouer le jeu sans rancune]
-Tu pars dans une île déserte, tu prends avec toi un seul homme, un seul Blog (tu peux choisir le tien) et un seul CD (groupe ou chanteur), tu choisis lesquels ? -->... voir la 2èem question :)
-Comment s'appellent tes trois Ex's amoureux (j'accepte les surnoms par discrétion/anonymat) ? --> Mon petit ami, un agrégateur qui réunit tous les blogs que j'aime, Pink Floyd
-Donne toi 3 qualificatifs qui t'iront bien ? Adel Imam, Nounours et Cyrano de Bergerac (m'en fous je choisis les surnoms que je veux d'abord :p)
-Je sais que t'as un animal-de-compagnie-mimi qui s'intitule Btitae.. Donc, elle est comment ta chatte ? miatesque, miaphobe et miaphile (parce que franchement sinon on rentre dans la pub genre douce intelligente mais putain qu'est ce qu'elle est chiante :p)
PS: Pfffff obcd :p
Pour ceux qui n'ont rien compris , faut translater les réponses d'un cran, à la demande de Hamida (y a qu'elle pour être aussi tordue :p)
Téméraire:
- Quel est ton plus beau et plus mauvais souvenir d'enfance? --> Quand j'avais neuf ans j'ai eu la typhoïde. C'était horrible d'autant plus que c'était mal diagnostiqué...il paraît que j'ai failli y passer. Dans les délires de ma fièvre je me rappelle d'un seul truc constant, la présence de ma mère à mon chevet, continuellement, et sa peur, et son amour. Je n'ai jamais rien ressenti d'ausi doux (durant mon enfance :p). Vu que je ne me rappelle de rien d'autre comme bon ou mauvais souvenir je dirais que c'est peut-être à la fois mon plus beau souvenir d'enfance et le plus mauvais.
- As-tu eu des sentiments quelconques envers une fille ? --> des sentiments ambigüs, oui. Du pur désir...non.
- Qui aimes-tu plus Papa ou Maman (interdit de répondre pareil), pourquoi ?--> Sincèrement, j'en sais rien. Je les aime très différemment. J'ai pour ma mère une sorte d'amour passion avec tout ce ça implique comme orages. Mon père a mon amour "de la raison", c'est à dire énormément d'estime et d'admiration. Je lui dis toujours qu'il a élevé la barre trop haut pour d'éventuels prétendants :)
- On doit te punir par te séparer de l'un de tes proches que tu aimes. Lequel? pourquoi lui? --> Tu veux dire si on me donnait le choix de désigner moi même? Non, je ne pourrais pas choisir, pas ce choix là :)
- Tu as deux enfants (oui je sais qu'ils sont à l'état ovarien) une fille et un garçon qui se chamadent tout le temps, tu en as marre, quelle genre de punition tu vas leur infliger? Joker :D. Je n'arrive même pas à imaginer la situation :S. On verra bien ...:)
- As-tu un rêve qui s'est répété plusieurs fois, lequel raconte, si non, quel est le dernier rêve (pas cauchemar) qui ta rendu triste? --> Des rêves qui se répètent j'en ai deux ou trois. Le plus marquant est celui où une très grosse vague de dizaines et de dizaines de mètres de haut me coince sur une plage, et derrière moi c'est ou une falaise que je ne peux pas grimper ou d'interminables ruelles ou je fuis interminablement :S
Le dernier rêve qui m'a rendue triste, je rêvais que j'étais très heureuse, en compagnie agréable, tout était paisible, il n'y avait plus rien de triste dans le monde. Ca ne se raconte pas vraiment, mais l'émotion était très forte. Et le retour à la réalité un peu dur :p
Bizatous :)
04:10 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.04.2007
Au tribunal (Questions closes ^_^)
Je passe au tribunal des blogs cette semaine Le dernier à être passé est Larbi. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe c'est une idée du génial Mythe que Steph le tigre perpétue (Bienvenue à toi au passage :)), et qui consiste à vous donner une semaine pour me poser toutes les questions que vous voudrez en commentaires sur ce post. Les questions peuvent aller de tout à n'importe quoi, je répondrai dans la mesure du possible (ou du voulu :p) normalement à la fin de la semaine.
Voilà, Mia plaide coupable...à vous :)
11.04.2007
Parlez moi d'amour...
Les filles occupaient des chaises. J'étais dans l'eau, je sortais de temps en temps pêcher un ou deux mots puis redescendais retrouver la sagesse du silence.
Elles font partie des personnes que j'aime profondément, que j'aimerai toujours. Toutes les quatre on est fondamentalement différentes. Aucune ressemblance physique, idéologique, comportementale. Rien. Mais on s'aime et on se comprend parfaitement, sans toujours être daccord.
Puis à un moment où je repassais près d'elles elles ont commencé à parler des hommes. Alors mon oreille a jugé bon de rester un peu malgré le désaccord du reste de mon corps qui avait trop chaud pour ne pas retourner dans l'eau.
C'était une disussion banale. L'une des filles était en plein combat de construction de relation, en d'autres termes en pleine guerre douce pour se faire passer la bague au doigt. Les autres prodiguaient des conseils.
J'assistai, muette, à tout ce que je ne suis pas.
J'assistai, muette, à la banalisation de tout ce que je méprise, abhorre. La réalité des choses de l'amour dans notre belle mentalité m'atteignait de plein fouet.
And I'm the freak dans l'histoire.
Elles m'ont regardée en attendant mon avis. Alors je leur donne, l'avis qui me paraît le plus approprié dans ce cas. Un avis formé par de longues heures à écouter des hommes parler de femmes et des femmes parler d'hommes. Un avis qui ne me ressemble pas non plus, mais c'est celui dont elles ont besoin.
Puis soudain l'une d'elles se rappelle une anecdote. J'avais neuf ans quand j'ai décidé que quel que soit l'état de ma virginité à l'âge de me marier je dirai à mon fiancé que je ne suis pas vierge, histoire d'être sûre qu'il nous met à égalité, lui et moi. Elle s'est rappelée aussi l'idée que je me faisais de l'amour, et m'a dit "heureusement que tu as grandi depuis, parce que si t'avais continué à penser comme ça tu ne trouverais personne"
Pourtant...
Je me fais toujours la même idée de l'amour. de la complicité, de l'amitié du respect par dessus tout. De la folie aussi, mais surtout de la confiance et de la spontaneité. Beaucoup de tendresse. Du désir et une curiosité et un apétit charnel puissants .Et puis plein d'autres choses, de l'intensité, de la stabilité, de la responsabilité, de la compréhension et de l'estime mutuels. Du romantisme sans Saint Valentin et sans roses rouges. Mon idée de l'amour prendrait un autre post, j'arrête donc là.
Par contre nulle part n'apparaît le calcul, la guerre du plus fort, de celui qui soumettra l'autre, de celui qui se fera le plus désirer. Nulle part n'apparaît la situation fiancière de l'autre, car c'est vrai que j'aime mon petit confort mais je fais tout pour le réaliser moi même, je n'attends pas de l'autre de le faire.
Idéaliste...peut être.
Le pire c'est qu'elles le sont aussi, initialement. Mais la réalité a gagné contre les principes, contre le rêve et l'honnêteté. La réalité qui fait que celle qui veut se marier sans se pétassiser doit faire des sacrifices sur ce qu'elle attend d'une vie conjugale, pour ne pas finir seule. Parce qu'il paraît que les hommes marocains sont prudents aujourd'hui quand il s'agit de mariage, vu qu'ils vivent pleinement leurs vies de célibataires et qu'ils connaissent assez de manipulatrices pour se méfier des femmes comme s'ils flairaient systématiquement un piège.
J'aime pas ça. Ca me chagrine, beaucoup. C'est laid, c'est quand même sa vie qu'on mise, tous ces matins, tous ces soirs. Ses enfants aussi.
Je refuse de finir seule, la solitude m'a déjà volé tant de choses précieuses.
Je refuse de finir avec quelqu'un juste pour être avec quelqu'un, de mener des plans de combat et des manipulations (souvent réciproques) et de remporter une victoire qui me mette en prison.
Alors je n'ai plus choix. Y croire encore, à la possibilité de beau et de vrai en amour. Et faire en sorte de l'avoir, et de le garder.
Et j'ai de plus en plus l'impression que j'ai eu raison d'y croire....
03:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
09.04.2007
E. (Death Trip Serenade)
J'ai fait un rêve que je n'avais pas fait depuis des années. C'est un rêve que je faisais à la suite d'heures interminables passées à jouer à des jeux de cartes salutaires quand on a besoin d'être déserteur de la vie. Ces jeux ont tous une option "annuler" qui permet d'effacer le dernier choix fait. Alors quand je m'endormais le rêve revenait, encore et encore, celui où le bouton "Annuler" effaçait le dernier choix fait dans la vraie vie.
Hier soir j'ai refait ce rêve. Sans raison particulière cette fois, sans avoir joué à quoi que ce soit. Peut être parce que je me suis toujours convaincue que regeretter ne servait à rien, et que les regrets et les "si" sont une perte de temps, d'énergie, et de moments de bonheurs. Alors je suppose que mon inconscient à réagi pour me montrer que malgré la raison, la force, la logique, l'appel affolant et insistant du bonheur, que malgré le cours unique de la vie qui rend impossible tout jugement objectif sur nos actes...je regrette. Oh combien fort je regrette. C'est dur de l'admettre, par écrit en plus. Mais l'évidence est là, par moments je ne suis plus qu'un corps et une âme enfin unis dans un regret profond, un besoin à en devenir folle de remonter le temps, d'avoir un bouton "Annuler", et le presser, une seule fois, une seule.
Ca s'apparente en nature à ce que l'on ressent lorsqu'on perd un être cher, et qu'on réalise son impuissance absurde à le ramener à la vie.
Je sais ce qu'on devrait penser en ces moments là. Que le meilleur est à venir, qu'il faut accepter et assumer le passé et ne regarder que devant soi, qu'il ne tient qu'à moi de faire en sorte que l'avenir soit meilleur que le passé, que j'oublierai, que, que....
A. était devant moi avec son grand sourire d'homme qui va bien. On riait. Cet homme que j'ai vu brisé en milliards de morceaux hurlants, que j'ai raccomodé quand je l'ai pu, comme je l'ai pu, en pensant quand même que son obsession tenait du masochisme. Il y avait aussi les blessures mutuelles qu'on s'était infligées, et qui ne sont rien devant la vraie douleur, qu'on connaissait à présent tous les deux.
Il avait une vie heureuse, il avait renoncé à des rêves d'enfant pour réaliser des rêves de choses. Un bon job une fille aimante et riche de surcroît. Le vin lui avait rendu ce regard que je lui reprochais de perdre trop souvent, intelligent, triste et ému.
Je lui ai demandé "Quand est ce que ça s'est arrêté pour toi? Quand est- ce que tu as dit "c'est là mais ça ne fait plus mal, ça se laisse oublier"?"
Alors son regard a hurlé, pendant une seconde, comme la première fois qu'on a parlé il y a cinq ans. Il a étiré les lèvres dans une tentative de sourire et a dit "Jamais".
Peut-être..
Mais pour moi le jour viendra, où à la question "Qu'est ce que tu effacerais si tu avais une seule action "Annuler" à faire" je répondrai, du fond de mon coeur: "Rien, absolument rien".
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20.03.2007
Truc m.a
I 've always wanted to be the woman of my dreams.
La vie ne commence pas après un dîplôme,
La vie ne commence pas après un lifting,
La vie ne commence pas après la célébrité,
La vie ne commence après l'accord du regard des autres
Ni de de celui de l'Autre qui regarde ailleurs
La vie ne commence pas dans 5 ans d'économies,
ou 2 ans d'études intensives
La vie ne commence pas après la voiture
la maison
La vie ne commence pas dans 20 kilos en moins
ni dans 2 d'ailleurs
La vie ne commence pas dans 20 kilos de plus
Ni dans 2 d'ailleurs
La vie ne commence pas "quand j'irai mieux"
La vie ne commence pas dans "moins de reponsabilités"
La vie n'a pas besoin de l'amour pour commencer
La vie ne commence pas après la depression, ou la période de stress
La vie ne commence pas après que tous les problèmes soient résolus
La vie n'a pas besoin de la réussite pour commencer
Sam disait que j'étais une princesse.
On aimait regarder à l'intérieur des personnes pour voir leur beauté, celle qu'elles mêmes ignoraient parfois. Sam y arrivait mieux que moi. Je lui avais dit "Non, je suis paumée". Alors ses mains magiciennes ont fait ressortir au grand jour ce que ses yeux bons et généreux voyaient.
Puis elle a ri. I always picture her laughing.
I was wrong
And she was right.
La vie commence au moment où deux êtres se font l'amour sans se douter qu'ils créent une troisième vie
La vie commence à chaque instant de notre vie, parce que la mort peut survenir à chaque instant
Je ne crois plus en "Carpe Diem", depuis longtemps. Vivre l'instant, ne vivre que l'instant peut s'avérer extrêment égoïste et source de malheurs futurs. Je crois que le présent et la projection dans le futur doivent cohabiter sans trop d'états d'âme. Un juste équilibre.
Il y a les vivants et les morts en sursis, certains restent dans le même camp pour toujours, la plupart oscillent entre les deux.
La vie commence lorsqu'on commence enfin à être aussi généreux avec soi qu'avec les autres.
Yesterday I met the woman of my dreams.
She had long beautiful hair, she was gorgeous and funny, and so smart.
I smiled, she smiled back
And she said :"You know ... I've always wanted to be you "
12.03.2007
Touche pas à mon Maroc
On ne sait rien encore de la destination finale des explosifs...l'enquête est en cours.
Un meurtrier kamikaze s'est fait exploser dans un cybercafé à Casa, par erreur probablement. Il n'a emporté personne avec lui mais a fait trois blessés. Le responsable du cyber voulait lui interdire de consulter des sites de propagande de haine, ils en sont venus aux mains, d'où l'explosion. Un autre meurtrier kamikaze (qui l'accompagnait) a été arrêté et est actuellement interogé par la police.
Et depuis des mois, depuis ce jour de deuil où la stupéfaction générale à laissé place à une colère terrible, des dizaines et des dizaines d'arrestations, d'attentats empêchés. Sans parler des rumeurs non confirmées par les autorités...
Il y a de fortes chances qu'il y en ait un d'entre vous qui réussisse, de nouveau. Vous êtes de plus en plus nombreux à propager votre haine efficace, ralliant, promettant, endoctrinant, menaçant.
Vous êtes comme les cafards, vous vous multipliez sous nos yeux et nous obligez à un combat constant.
Alors nous combattrons. Sans relâche aussi parce que nous aimons ce pays, que nous protègeront notre droit au bonheur, et à celui d'assurer la sécurité de nos enfants. Que vous le vouliez ou non le Maroc se libère de plus en plus de votre obscurantisme, nous sortirons, nous vivrons, nous construirons jour après jour ce Maroc dont vous avez si peur et qui vous bannira de ses lignes. Parce que l'évolution est en cours, ça prendra le temps que ça prendra de régler les innombrables problèmes de ce pays, d'assainir toutes ces immondices putrides dans lesquelles vous proliférez et de soigner la misère qui vous gorge de puissance, mais ce jour viendra.
En attendant, de pratiquants à athées, de voilées à prostituées, de oueld elkarian à oueld Lyautey, nous sommes puissamment vivants, et nous ne vous laisserons aucun répit.
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11.03.2007
Amadeo
Il est mon caméléon. Il est mon jouet, mon dessin que j'efface chaque jour et recrée différent. Aujourd'hui il s'appelle Amadeo, je le regarde coiffer ses beaux cheveux châtains, je le vois faire sa moue de bébé faussement tendre, et je pense que ce prénom lui sied à merveille. Je l'informe qui il est, qu'il est Amadeo, l'ange enfant, froid, curieux, cruel, avide, ensorceleur. Il rie et se jette sur moi, restée dans les draps chauds, et me mordille le cou. Parfait, il sait qui il est. Ma sculpture, mon esclave. Je l'aime tellement, mais je le tuerais s'il s'avisait de m'aimer sans mon ordre. Aujourdhui je suis asexuée, comme lui. Mon Amadeo. Il sait ce que je veux, le couver dans mes bras, le soleil est banni pour la journée. Il referme les rideaux, éteint les lumières. Amadeo se nourrit de moi et me nourrit de lui avant de s'endormir. Je le suis dans la mort quotidienne, on se réveille en même temps que la mort du soleil.
Je lui choisis ses habits avec soin, il est très élégant dans son costume italien. Je caresse ses boucles soyeuses de mes lèvres, il les embrasse puis les mord, et de sa langue cueille les gouttes de sang délivrées par sa morsure. Mon sang se mêle à sa salive, Il est Amadeo et je suis éternelle, entièrement sienne.
On sort bras dessus bras dessous dans la nuit. On parcoure les jardins, les parcs, puis les endroits malfamés de la ville. Je le regarde se nourrir, je trouve ça fascinant. Et répugnant. Mon esclave sait qui il est, je n'ai pas peur. On glisse plus qu'on ne marche.
J'ai envie de danser, je lui murmure. La discothèque est pleine à craquer d'odeur de sexe. Les filles sont odorantes et leurs croupes s'offrent avec insistance aux mâles puant la sueur et l'alcool. J'inspire, j'analyse en essayant de distinguer tout ce que ses sens puissants lui transmettent. Il me remercie du don de ce jour, du nom qu'il porte, et qui lui permet de percevoir si puissament, différemment aussi. Je joue avec le feu, demain il ne voudra peut-être plus de nouveau nom. Mais demain ne viendra que quand aujourd'hui sera mort, et aujourd'hui est incroyablement vivant.
Il m'enlace, au milieu de tous ces gens profondément malheureuses qui rient en gesticulant sur de la musique techno, il m'enlace et me raconte les villes, les choses étranges, les douleurs que le temps ne guérit pas quand on est hors du temps, au creux de l'oreille que sa langue effleure parfois il fait pénetrer sa vie en mots, en sang, en laideur et beauté effrayantes. Une larme rencontre mon épaule. Une larme rouge et glaciale.
Je commence à étouffer ici, trop de détresse, trop de rêves refoulés peuplent les visages perdus qui nous entourent.
Il le sent, me prend par la main, j'inspire une grande bouffée d'air frais pour chasser les relents de la discothèque, puis j'inspire une grande bouffée d'air à travers ses cheveux, toujours parfumés, jamais altérés par le monde.
Nous allons à la plage. J'ai toujours profondément chéri la mer, elle m'absorbe entièrement pour ne laisser de moi que la pureté de la folie. Je le lave en riant, je tremble de froid. Lui aussi. Nous sommes comblés, heureux, et frigorifiés. Je m'étends sur le sable glacial, il s'étend à mes côtés. Je ferme les yeux et poursuis du regard interne l'ascension du froid. La douleur se répand peu à peu, délicieusement mortelle. Mes pieds disparaissent avant de m'élancer quand mes mains disparaissent à leur tour. Nous ne sommes plus que successions de membres disparus et de douleurs hurlantes. Mes yeux sont toujours fermés. J'observe peu à peu la douleur qui s'empare de chaque petite parcelle de nos deux corps, une douleur qui mord et élance au rythme d'un tambour de guerre, au rythme des vagues qui nous lèchent les cheveux. Elle atteint son paroxysme pendant que mon regard interne s'amuse d'elle. La douleur semble sur le point de nous exploser ern milliers d'échardes. Je lui dis qu'elle ne gagnera pas, que nous sommes forts. Que lui, mon objet, ne se laissera pas faire par elle puisque je lui ai ordonné.. Et que moi, je m'en foutais d'elle.
Alors elle a changé de nature. Elle n'était plus aigüe mais grave comme le râle du désir.
Nous avions gagné. Je t'aime Amadeo.
Notre lit nous attendait au retour, refait. J'y étends Amadéo, je me glisse sur lui. Nos jambes s'entrelacent, il sait que c'est le moment.
Il sourit.
Je lui tranche la gorge.
Je souris aussi.
Demain il renaîtra, comme chaque matin. Et je devrai lui décider d'un nouveau nom, sinon il mourra, pour de bon. Mais pendant la contemplation de la douleur un nom s'est imposé à moi, tout naturellement.
Demain tu seras Flora, la brune aux yeux bleus...et aveugles.
Je m'endors, la main dans la main de ma perpétuelle victime.
10.03.2007
Truc no comment
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06.03.2007
Constat
Et merde....
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27.02.2007
14. Surprise
Une personne.
Ca aurait pu donner quelque chose. On aurait été merveilleux ensemble, mais dommage, bad timing. J'étais trop malheureux/ occupé/ aveugle/ amoureux pour la voir. J'aimerais vraiment pouvoir avoir une seconde chance avec elle. Vous connaissez ce sentiment?
Parfois c'est juste nostalgique...parfois c'est horrible, proportionnellement à la valeur qu'acquière la personne concernée à nos yeux longtemps après être passé à côté sans la voir.
Dans mon cas c'est...résigné.
J'ai appris qu'il ne suffit pas d'être la bonne personne, encore faut-il l'être au bon moment. LA bonne personne est celle qui vient au moment qu'il faut. Ce n'était pas ton cas. Et je n'ai plus de larmes pour pleurer des choses que je ne peux plus changer. La douleur, je la gerde pour les vraies pertes, les grands drames de la vie. Les regrets ne valent pas la peine qu'on prenne le temps de les vivre, car ma vie, autant que la tienne, est peut être triste, mais elle est précieuse, tant qu'on a des rêves et de grands désirs dans le coeur.
Ou peut-être y penser, nous imaginer, te remercier et t'avoir, le temps d'une chanson. Parce que ce qu'on ressent est parfois aussi simple que cela.
"You could be my unintended
Choice to live my life extended
You could be the one I'll always love
You could be the one who listens to my deepest inquisitions
You could be the one I'll always love
I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before
First there was the one who challenged
All my dreams and all my balance
She could never be as good as you
You could be my unintended
Choice to live my life extended
You should be the one I'll always love
I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before
I'll be there as soon as I can
But I'm busy mending broken pieces of the life I had before
Before you"
01:27 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.02.2007
13. Jill
Allumeuse, je le chauffe.
Mon pied l'apprivoise, doucement. Mon corps parle à son corps immense et beau qui se soumet, fluide.
Plus fort
Nous nous mêlons, ma volonté contre la sienne, je déclare victoire quand il s'élance, puissant, lent.
Plus vite, plus fort.
La terre ne nous retiendra plus très longtemps, il gronde de sa voix délicieuse, inhumaine,
Je le regarde droit dans les yeux puis fixe le firmament, emporte moi là bas...
Plus vite, encore, plus vite.
Et il m'envole, doucement, au début, je lui murmure:
Plus haut, vas-y plus vite, plus fort
Et il s'élance et je l'écrase et j'éclate de rire, la puissance de mon plaisir monte à ne plus finir, sans jamais exploser.
Plus vite plus vite plus vite plus vite plus vite
Encore plus vite
Le bonheur envoie mon coeur en apesanteur dans ma poitrine et ce moment est pleinement, divinement, uniquement mien. Dieu est tout près.
Encore emporte moi encore ne me lâche pas maintenant plus vite plus vite plus vite plus vite
Le temps s'allonge et se déforme pour nous faire une bulle d'éternité, je veux savoir ce qu'il a dans le ventre, alors je lui ordonne de me suivre,
Plus loin, plus vite, plus loin, plus haut encore plus haut
Il s'enroule et m'envoie dans les étoiles et me récupère dans ma chute en me renvoie encore, et encore, je provoque chaque geste et le contrôle
Mais plus vite encore
Les maux disparaissent, la parole aussi. La pensée n'est qu'un souvenir, je me désintègre dans une explosion de sensations, je n'existe plus, mais je suis tellement heureuse.
Reviens
Descends un peu, mon corps se détend, mon sourire s'élargit et mes blessures soupirent. Il y a des mots pour ça. Plénitude, paix, absolu, bleu, maman, cerise, Dieu, vie, mort, les bras de l'aimé,océan, doux...les mots sont petits.
Ralentis, doucement, descends avec moi.
Les cris de la terre reviennent de plus en plus vite habiter ma tête trop fragile pour tous les contenir. Je veux rester là-haut, loin de tout ce qui n'est pas entier et beau. Mais la chute est inéluctable.
Nous descendons, de plus en plus vite, le bleu cède la place au blanc puis au gris.
L'euphorie cède la place à une lassitude souriante.
Accompagne moi, plus bas encore, soutiens moi, encore plus bas
La bête magnifique et docile se laisse guider par mon retour à la réalité. Les couleurs fades n'arriveent pas à faire oublier le soleil à mes yeux clos.
Descends, descends encore, doucement, descends.
Et il me dépose, résignée mais lumineuse de savoir que je pourrai encore monter, tout là haut, avec lui.
16.02.2007
Mad about her
19:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
14.02.2007
Batbout
A la fenêtre mon regard s'attarde, de temps en temps
Ni le rouge enflammé ni le noir sorcier ne me tentent ce soir
Indomptable sainte, le blanc des perles me sied
Seule devant mon miroir j'accroche à mon corps ta folie gourmande
Ma main monte ce que tu démonteras, avide de moi
Orne mon visage de couleurs discrètes
Narre au creux de mon cou l'odeur de mon parfum
Au seuil de notre demeure, je dépose une lampe
Noue un bâton d'encens, récite des prières
Ils guideront tes pas vers ta maison, vers mon lit
Suis les ce soir et viens à moi ma folie...
01:12 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11.02.2007
Truc "Again" et msn
It's hard
It's the hardest thing I've ever had to do
I could say impossible, imbearable, but it sounds too desperate
I can't find les mots. It makes sense, I was never able to find them, ces mots là.
Dunno why.
No, I do know why.
I don't exist. Or maybe a bit, and that's worse
It's just so hard.
Dear, open your arms for my pain
I'll hurt you, please don't let me go
Cry my tears and wash the filth
You can't heal me
But you have a large warm hand
I'm a cold poison
Outside
Keep me and forgive me til I forget
And if I tell you not to
please don't believe me
It's just so so so so so hard.
17:44 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.02.2007
Lost in her
Aujourd'hui j'ai acheté plein de couleurs. Du rose du doré de l'orange du jaune et du bordeaux. Du vert anis et du bleu aussi. J'ai aussi acheté des odeurs...rose jasmin vanille senteurs des bois cèdre et orchidée.
Et puis j'ai eu envie de décorer et de sortir mes objets les plus chers, ceux que j'ai traînés derrière moi parfois depuis mon enfance dans une ville froide et inhospitalière.
J'ai regardé longtemps le sac vert. Celui que je touche avec précaution, que je n'ouvre quasiment jamais, que Ange m'a demandé de brûler ou au pire de lui confier. Ce sac contient toutes sortes de choses sans absolument aucune importance et que j'ai quand même gardées, mais il contient surtout tout ce qui a compté dans ma vie. Des objets me rappelant des personnes aimées, les billes piquées à mon grand frère quand j'avais 6 ou 7 ans, des mots, des mots, et encore des mots.
J'ai ouvert tout doucement les pages des différents cahiers. Mon premier cahier de poèmes, mon cahier de photos ou d'autocollants. J'ai relu avec plaisir et parfois tristesse les mots multicolores griffonnés souvent à toute vitesse sur mes cartes d'anniversaires...Et il y en avait plein. Des grandes cartes Diddle, des petites qui chantent joyeux anniversaire, des titeuf qui montre les fesses, des jolies des rigolotes, des collectives et des individuelles.
Je repense à mes super copines organisatrices des anniv' en question. Elles me manquent.
Un autre cahier, une autre époque. Ma liste des écoles que je devais classer pour les concours. Un relevé de banque, une photocopie du bac, et même un reçu de courses.
Et les petites mots de Nolwenn, la miss soleil, la petite fée clochette. Des mots écrits en couleurs lumineuses et différentes à chaque ligne, comme les petites filles. Son écriture soignée remplissait ses jolis papiers à lettres qu'elle utilisait pour me laisser des petits mots sous la porte. "Voudrais-tu te téléportasser chez moi dès que ton enveloppe aura réintégré ta chambre stp? Merci de cette portaison future"
Nolwenn qui avait pleuré le jour où le pen était passé au second tour. Nolwenn qui me laissait des petits mots coloriés pour me dire qu'elle était là au besoin, à la porte d'à côté, et que la vie était une belle flamme de bougie qui pouvait s'éteindre à tout instant.
Je fouillai encore le sac.
Ma vice-première-lettre d'amour vu que la première je l'ai perdue je ne sais où. Et puis celles qui ont suivies, pas toujours au même nom.
Et puis celles qui ont vraiment compté pour moi. Celles qui m'ont appris que les mots, les formes et les couleurs offerts par l'être aimé sont plus précieux que des perles d'âme.
Et mes mots, encore et encore, ceux qui tâtonnent et ceux qui jubilent, les mots d'autres aussi. Mon fouillis interne organisé et limpide une fois vidé en encre.
C'était avant, quand j'arrivais à écrire le beau, l'idéal, le rêve, l'idée, la logique.
Je cherchai encore.
Une oeuvre. Que je devrais à la fois encadrer pour ne pas la perdre et la brûler pour la perdre pour toujours.
Et puis...My lost home..
J'ai remballé tout dans le sac, l'ai fermé et mis au fond de l'armoire, tout en haut. Je ne compte pas y rajouter des choses, la vie n'est pas faite pour collectionner des choses mortes.
Et les personnes que j'ai aimées un jour, et que j'aime donc toujours, elles sont plus en sécurité dans mon coeur.
17.01.2007
Truc fraise et fatigue bienfaisante
5
Il est extraordinaire
Il survole des plaines et des forêts, et atterrit devant la tour du méchant qui a emprisonné l'âme du monde et arrive à la libérer, au bout d'un long combat acharné qui épuise presque ses super pouvoirs. La planète entière est reconnaissante. Son meilleur ami (Adö Le prince du peuple d'au delà du placard) tente encore une fois de le convaincre de rejoindre son royaume, mais il préfère rester parmi les siens, pour les protéger. Rien que pendant le déjeuner, une armée de Tchotis cornus verts a essayé d'attaquer sa famille en se déguisant en persil. Mais grâce à lui, la purée de sa maman est saine est sauve.
La maîtresse ne sait pas.
Les parents ne savent pas.
Et cette imbécile de boutonneuse qui prétend être sa soeur et lui donne des ordres à tous bouts de champ ne sait pas non plus (il a même failli laisser l'armée bigoudienne la scalper mais s'est résigné au dernier moment à la sauver)
Ces petits cons de l'école ne savent pas.
Mais lui le sait, et Adö le sait.
Il sait voler, abattre des monstres, sauver des dragons adorables emprisonnés par de vicieuses princesses blondes.
Il commande aux vents et les vagues obéissent à sa moindre pensée.
C'est un héros. Et la terre entière va le savoir.
9
Il sera Dieu.
Il sera Ronaldinho.
Il sera astronome.
Il sera le nouvel Einstein.
Il sera le nouveau Michel Ange.
Hugo sera oublié face à lui.
Il sera un si grand chirurgien que sa réputation sera internationale.
Il sera l'acteur le plus courtisé.
Il sera le maître de Jimmy Hendrix.
Il surpassera Beethoven.
Il sera conquérant.
Il sera adulé, et ils verront tous, ce qu'il vaut vraiment.
Il tremble en essayant de réparer ses lunettes cassées par un poing moqueur.
16
Le temps est son allié.
Il la veut, il l'aura. Il l'approchera tout doucement, sans qu'elle s'en rende compte. Il ne lui parlera pas forcément au début, mais fera partie de son cercle d'amis. Et il attendra, qu'elle vienne vers lui. Elle se croit intouchable, et se joue des mecs comme des poupées qu'elle jette une fois qu'ils sont amoureux. Ok, compris. Il la trouve cruelle, et se dit qu'il la jettera à son tour, une fois que sa passion se sera calmée. Elle le dégoûte et le fascine. Elle vit dans sa tête depuis un an, nuit après nuit.
A sa copine qui lui demande "A quoi tu penses chéri?" il ne répond rien mais sourit.
Il l'aura, l'autre...Il l'aura.
20
Il court après le bac, les filles, les sorties entre potes.
Il joue de la musique. Il joue dans un groupe "God's ass". Ce n'est pas lui qui a choisi le nom.
Il recrée le monde cent fois en fumant un joint, le cul bien enfoncé dans un fauteuil.
Et le recrée, et le change encore.
Il sera le politicien qui fera la différence au gouvernement.
Il sera pilote.
Il sera rockstar.
26
Il ne rêve plus.
Il ne sait pas comment il s'est retrouvé dans ce bureau médiocre, avec ce chef médiocre, et ces collègues fats.
Les horaires ne lui laissent plus le temps de vivre.
Son chef le méprise, il ne sait pas écraser pour monter.
Son concierge le méprise, il a toujours la tête baissée.
Sa femme le méprise, il a tout le temps la tête dans les nuages, perdue dans des avenirs révolus.
Et la nuit, il regarde la télé, baise parfois.
Mais il ne rêve plus.
35
.....
Son fils sera le plus intelligent.
Son fils sera le plus beau, le plus adulé.
Son fils sera célèbre, il fera tout pour le pousser à réussir.
Mais son fils rêve à son tour...
13.01.2007
Le dernier jour
Je l'aime.
La vérité est aussi simple et compliquée que cela.
Je l'aime.
A en perdre la raison.
A ne plus être moi.
A en mourir.
C'est le matin. Le matin vient peindre ce que la nuit a créé, le mettre en évidence, le révéler au monde et à mes yeux amoureux. Je le regarde. Je me suis éloignée du lit pour mieux le posséder du regard, cet homme puissant et tellement tendre. Cet homme qui me donne envie de baiser les draps qu'il a froissés. Cet homme qui m'a quittée pour une autre. Cet homme que j'aime. Cet homme qui m'a fait l'amour toute la nuit.
Il est beau, à affadir tout ce qui l'entoure. Il porte en lui cette lumière propre au sublime, à l'extraordinaire. Et moi je suis tellement médiocre devant sa lumière qui éblouit et laisse un goût de vertige.
Une femme l'attend. Une belle femme qu'il a choisie, une femme qui le rend heureux et paisible. Elle l'attend à la mairie, ou peut-être pas encore. Elle doit être entrain de mettre sa belle robe de mariée en s'assurant qu'il ne soit pas dans le coin, parce qu'un homme ne doit pas voir la robe de sa mariée avant le mariage, ça porte malheur.
Une mèche est restée collée sur son front, par la sueur. Il est couché sur le ventre, et les rayons qui percent par les rideaux caressent son dos immense. Les rayons de soleil font danser la poussière, sur ce corps offert au viol de mon regard. C'est époustouflant, pendant une seconde je nous crois dans une oeuvre d'art, une chimère nue buvant le soleil qui dessine le dos de son amant. La magie de l'irréparable, sûrement.
Je l'aime.
A tout oublier.
Tout pardonner.
A suffoquer sans lui.
J'ai oublié. Je ne sais plus pourquoi il m'a quittée, pourquoi il est arrivé si facilement à revivre sans moi, comment j'ai disparu avant même qu'il ne franchisse le seuil de notre maison.
Et cette autre, la moitié de ma moitié, la femme de la vie de l'homme de ma vie, cette autre je la connais mieux que lui, depuis qu'il m'a quittée je l'ai suivie partout, récolté toutes sortes d'informations sur elle, son histoire, ses goûts, sa façon de baiser. Elle est jolie oui. Et tellement normale. Je sais qu'il se trompe de choix, qu'il s'ennuiera tôt ou tard avec elle. Et il me reviendra alors. Oui oui sûrement. Mais je n'ai pas la force de le savoir amoureux d'une autre, ne serait-ce qu'une journée.
Notre amour était de ceux qui inspirent les grands romans. Il est de mon devoir de ne pas le laisser commettre l'erreur de le tâcher, de tout abîmer.
Je lui parle. Je lui dis des choses simples et vraies, je n'ai jamais pu lui mentir. A part hier soir, quand je l'ai invité à boire un verre en "toute amitié", pour lui faire mon adieu.
Je lui parle, je lui dis je t'aime. Je lui dis que je sais qu'hier soir a été la plus belle nuit de nos deux vies, et qu'il est heureux. Je lui dis que j'attendrai de savoir si j'ai conçu un enfant de lui avant de....
Je lui parle très doucement, presque un murmure. Je sais que c'est la dernière fois que je le verrai, que je pourrai embrasser ses cheveux et caresser ses traits.
"Je t'aime.
A ne pas pouvoir vivre sans toi.
A en mourir.
A te tuer."
Je souris. Une chimère nue aux doigts rouges buvant la mort qui refroidit le dos de son amant.
06.01.2007
On the road again
fine ghadi biya khouya
wfine ghadi biya
fine ghadi biya khouya
wfine ghadi biya...
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30.12.2006
ouf un clavier qui marche
La première question que je me suis posé quand je suis né, c'est "pourquoi? A quoi je sers?". J'ai été étonné de rencontrer le premier de mes semblables, ma peau était noire tandis que la sienne était blanche. Peu de temps après j'en ai connu d'autres, des colorés des coureurs des félins des floraux des voyageurs des blonds des décoiffés des poètes et j'en passe. Certains m'impressionnaient parce qu'ils savaient exactement ce qu'ils voulaient, les politiques, sociaux, ceux qui portent des maux et des joies personnels et ceux qui portent les maux du monde ou d'une société particulière. Je suis tombé passionément amoureux plusieurs fois, suivant avec une attention adoratrice chaque avancée de l'objet de mon amour. J'ai aussi tissé des liens d'amitié, admiré, ri, frissoné au gré des rencontres. Et j'avançais, sans vraiment trouver de cohérence ou de chemin tracé devant moi.
J'ai vu la mort de très près, une ou deux fois. J'ai déménagé, changé de peau, accueilli avec surprise et bonheur l'amour de certains. Ca m'a un peu détourné de ma question existentielle.
Aujourd'hui je sais. J'ai été une clé. Une clé pour une porte fermée depuis trop d'années et qu'il était temps d'ouvrir.
Une sorte de déclencheur. Et elle me dit qu'elle est contente de moi, qu'elle m'aime, que ma mission est pleinement réussie.
Aujourd'hui, après un an de vie, je n'existe plus par nécessité, mais je continue d'exister, pour le plaisir que je LUI apporte.
Je m'appelle Mia's et je vous souhaite à tous, une très bonne et heureuse année, et aid moubarak pour les musulmans d'entre vous.
22:05 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29.12.2006
One
Un an
Ouais bof
Je hais ce clavier
Joyeux anniv quand meme Mia’s.
00:20 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27.12.2006
Malodorant
Un jour un ami a dit que j'étais très égocentrique. Il ne l'a pas dit à un moment de colère, c'était pendant une balade agréable entre amis. Aucune tension, Il l'a dit sur le ton de la conversation, en insistant bien sur le fait que j'étais la personne la plus égocentrique qu'il ait jamais connue. Je n'ai rien répondu, je l'ai juste haï de toutes mes tripes à ce moment là. Surtout venant de lui, qui a pendant des années trouvé en moi le confident pour ses moindres bobos aussi ridicules soient-ils, qui a pleuré dans mes bras pour des niaiseries pendant que j'essayais de ne pas penser à ma vie qui partait en couilles...
Ca ne m'avait pas blessé, mais choqué de sa part, lui pour qui j'ai toujours, toujours été présent.
Par égocentrisme, il voulait dire égoïsme, je le connais assez pour le savoir, et puis il a une piètre conscience de la portée et de la signification des mots.
Et je sais qu'au fond il a raison. Il a raison par coïncidence, parce qu'il n'a jamais eu à souffrir de mon égoïsme, mais d'autres en ont souffert et ça ne m'a rien fait...je me disais, c'est la vie, et puis je ne leur ai rien demandé...
J'ai beaucoup de mal à accepter le fait que je suis mauvais. Et j'ai encore plus de mal à accepter le fait que je suis un "mauvais" mauvais, un petit joueur dans le camp oh combien potentiellement jouissif des mauvais. J'ai la folie des grandeurs voyez vous, et quitte à être mauvais j'aurais aimé être Le Mal.
J'ai beaucoup blessé. Beaucoup, beaucoup. Rarement, mais puissamment. Je sais aujourd'hui que j'ai détruit. Je ne sais pas si je le regrette, je ne l'ai même pas fait par méchanceté, seulement par indifférence. Je me lasse, je jette. Je n'y peux rien. Je me lassais quand on m'aimait trop, et je me lassais quand on ne m’aimait pas assez. La seule situation où je ne me lassais pas était quand on ne m’aimait pas, caprice de gamin.
Je pense qu'on est tous un peu comme ça. Ca doit être médiocrement humain.
Aujourd'hui je sais. Je sais ce que ça fait , ce que moi je fais. Et parce que c'est insoutenable, je voudrais demander pardon, aux noms oubliés qui pensent encore à moi, à ceux et celles auxquels j'ai fait croire qu'ils étaient exceptionnels, alors qu'ils sont des paravents pour mon éternel soupir d'ennui. A ceux et à celles que j'ai laissé me blesser, pour mieux vivre, sentir, et laisser les mots m'enivrer. Je voudrais me demander pardon à moi, d'avoir oublié qui j'étais pour mieux goûter d'autres personnalités, qui sont surtout d'autres sensations et d'autres douleurs. Le réveil secoue, il est dur et libérateur. On croit juste avoir vécu et en fait on a égaré des bouts d'âmes, observé ses rêves éclater comme des bulles de savon sans ciller...c'est la vie. On croit avoir fermé les yeux une seconde et en réalité on était un mort dénué de vie mais hypocritement intense...c'est la vie. On croit avoir chéri et en réalité on recherchait encore et encore l'irremplaçable, l'innommable perte...c'est la vie.
J’ai perdu beaucoup d'amis sincères, par fainéantise, par égocentrisme, par manque de mémoire parfois. Je suis un désert de feux éteints, j'attirais les insectes et repoussais les bêtes sauvages.
Mais il paraît que certaines fleurs poussent dans les déserts. Ce ne sera probablement pas des roses délicates ou des lilas timides, mais des fleurs résistances et belles dans leur dureté.
Certains me donnent des choses précieuses, des choses que je n'ai pas demandées, et surtout pas méritées. C'est vrai que je donne à mon tour, du faux admirablement maquillé en vrai, ou alors du vrai qui ne se voit pas, très discret, comme un voleur, comme si j'en avais honte. Mais je n'aime pas qu'on me demande des comptes. Oui je suis égoïste, et je suis souvent menteur par omission, mais toi qui viens aujourd'hui me juger, me demander des comptes et des remboursements de frais pour tes brûlures, je ne t'ai jamais rien demandé, je t'ai accordé le privilège de donner à un receveur qui sait apprécier le don à sa juste valeur, ça devrait te suffire. Je sais que tu as eu mal, qu'après tant d'années tu n'as pas entièrement guéri, comme je ne guérirai moi même jamais de certains souvenirs. Mais vis, et oublie, au moins la plupart du temps. Rappelle toi que tu étais vivant lorsque tu donnais, encore et encore, ne m'en remercie pas mais sois en reconnaissant à toi-même. Et arrête de me harceler, j'ai assez de spectres qui hantent mon sommeil poisseux.
Et si ça peut te consoler, je te demande pardon. De toutes façons ça ne me coûte rien, vu que ce n'est pas sincère et qu'au fond, je m'en fous pas mal tu sais...
09.12.2006
Champagne, bouffonnerie et trous d'âme
C'est une chose que de choisir de ne pas y aller et une autre que d'en être empêchée...
Bof, après tout ce n'est que le couronnement de quatre années cruelles de descente aux enfers.
Mais c'est quand même ma remise de diplôme, j'aurais aimé avoir le choix.
And you? were you there? As tu pu rire tristement de leur fierté débile que tu aurais peut être surpris sur mon visage si j'avais été là; que tu afficheras peut être bientôt à ton tour....
Raconte moi ...
I'm so sad tonight, I feel nothing but sadness. J'avais oublié à quel point c'est absolu, la tristesse. Mon âme est un trou noir qui avale la lumière du rire et du lendemain. J'avais oublié avec quelle intensité je pouvais ressentir, le beau comme le laid. C'est le prix à payer...pour quoi déjà? Faim de froid. Je n'ai même plus peur. même pas mal. I'm just sad....
Je ne veux pas aller à Sophia. Pas seule. C'est tellement beau....Je ne veux pas. Parce que Sophia, j'en ai rêvé. Je l'ai aimée, et lui ai promis de revenir...mais je ne peux pas y aller seule, tu comprends?
Et puis j'aime pas les pommes. Enfin pas toujours. Je hais les pommes vertes, c'est acide et ingrat, et moi j'aime le sucré. Parce que ce que tu ne sais pas, c'est que le sucré c'est de l'amour dans ta bouche, dans ta tête, dans ton sexe, dans ton enfance, c'est une auto-fellation que tu te fais, sauf que ça rend pas sourd. Ma salive est sucrée, mais non t'en auras pas, elle n'est pas à toi.
Le frère de Sparrow m'a dit "nothing really matters much to me"...il a parfois raison, ça dépend de mon humeur.
Que suis-je donc? surtout pas eux, je t'en supplie, surtout pas toi.
J'ai le bonheur facile. J'ai le desespoir facile. Mais j'ai surtout le bonheur facile. C'est pour ça qu'un sourire ou un rire est toujours en amorce sur mon visage. Elle n'est pas daccord. Elle est ...
"La nuit descend
On y pressent
Un long un long destin du sang "
Nesrine petite fleur blanche ruth pure dans un verre à ballon.....Merci pour tout ce que tu sais avoir fait et pour tout ce que tu as fait sans t'en rendre compte. PHI FOREVER.
Et sa main rude glissait sur l'infâmie de l'enfant marqué. Et sa main rude....pas de main, au réveil pas de main, le vide et le sifflement: "seuuuuuuuuuuuul"
Elle n'a jamais rêvé de moi. Elle n'est pas la seule. Je souffre d'incompatibilité onirique, ou alors les dormeurs sont miaphobes, je sais plus. Même moi je n'ai jamais rêvé de moi. Pourtant tu squattes mes nuits et hantes mes soleils...Que ton ombre à vrai dire....Mais elle suffit à rappeler ton vicieux sourire d'enfant qui chuchote inlassablement que je vais mourir demain.
Bonjour, demain est hier mais l'instant est mien.
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23.11.2006
solde
Achetez du Mia, du Mia comme on en fait plus. Mia c'est la qualité d'un nom de marque et le prix des liquidations. Achetez du Mia, Mia c'est bon. Mia c'est doux. Mia ça fait des câlins. Achetez du Mia car elle présente bien, elle saura sourire aux invités et sa maison sera bien tenue. Allez messieurs dames, profitez d'un prix exceptionnel, moins chiante que la version précédente et beaucoup plus obéissante. Mia c'est le bonheur dans votre lit et accessoirement dans d'autres endroits. Service après vente offert. Achetez en messieurs dames, c'est tendre et c'est fort et ça sent bon les ordures. Il nous reste un seul modèle neuf et quelques modèles d'occasions, n'hésitez pas c'est une promo à ne pas rater. La fonctionnalité "résignation" est pour un euro de plus, vous verrez c'est beaucoup plus confortable. Achetez du Mia messieurs dames, ça ne s'abîme pas mais vous pouvez vous en débarasser facilement à n'importe quel moment, c'est jetable, la place qu'elle occupait se nettoie facilement, quand vous en voudrez plus vous oublierez jusqu'à son existence. Achetez du Mia, c'est doux c'est bon c'est léger pour le cerveau. Vous trouverez dans nos brochures des témoignages de clients satisfaits par leur modèle de Mia. Achetez du Mia messeiurs dames, vous pouvez en prendre par petits bouts, elle ne dira rien et se mettra en mode "même si ça fait mal c'est pas grave". Achetez du bonheur en kit messieurs dames, du bonheur recyclable, parce que Mia c'est bon c'est doux et ça coûte pas cher....
implosion
Elle erre bannie de l'entonnoir burlesque
les arbres l'accueillent, elle cache ses guenilles
les feuilles l'enlacent et ta voix est dans le vent
ses larmes et la terre séchent sur ses joues roses
Et elle murmure
se donnant à la mort
Je suis laide mon amour couvre moi de l'absence
de ton regard
Elle s'étire et la rosée a refermé ses blessures
elle croque une pomme et offre son rire au soleil naissant
elle se touche et se caresse
se narcissise à chaque point d'eau
s'étonne de chaque souffle de vie
nouvelle
et elle chantonne
Je suis l'aube mon amour prends moi je te promets
de grandir
Et puis
le soleil a brûlé sa peau au lieu de la réchauffer
les arbres l'ont battue de leurs branches vicieuses
ses cheveux se sont effrités
elle grelotte de peur et croise ses bras fragiles sur sa poitrine
et se protège de ce qui l'a déjà détruite
car il est trop tard
elle le sait
et creuse de ses ongles un trou dans la terre
et juste avant de s'y nicher
elle murmure
J'ai tellement mal mon amour, ne me regarde pas
et sous la terre elle pleure...
03:25 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22.11.2006
I.
"Tes bras se lient,
les nuits dans ton lit,
les voyagent ne durent pas toute la vie.
Paris, ses lumieres et tes yeux qui m'aveuglent.
J'ecrivais une histoire qui portait ton odeur,
j'y croyais pour deux,
pour trois,
pour l'humanité.
Je dansais sur la musique douce amère de ton âme.
Mais malgré les courbes et les mots,
je n'ai pas su t'apprendre,
tu n'as pas su me lire,
tu n'es pas arrivé à me prendre,
je t'ai perdu dans mon ombre.
Tes bras se lient,
une autre dans ton lit,
les voyages ne durent jamais toute la vie."
Merci Yas
20:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
Après Loïc...
1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4
I will allow you to perform a special task for me, one that many of my followers would give their right hands to perform...
2. Sans vérifier, quelle heure est-il ?
10h 30 minutes et 40 secondes
3. Vérifiez
10h31 sur le pc (normal je surveille l'heure pour arrêter la cuisson des haricots blancs :p). 11h48 sur mon portable, 10h42 sur l'horloge de la cuisine, 241h9052 sur ma planète d'origine.
4. Que portez-vous ?
Un enfant, le monde, mon coeur, et une couverture parce qu'il caille ici
5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
l'heure, le blog de Loïc, mes mails
6. Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
L'arrosage du jardin, la cocotte minute, 4 colocataires de mon corps, la voix suave de mon ami imaginaire, le rire de mon cousin (pourtant il joue a la game boy comprends pas), les paroles pleines de sagesse puisqu'incompréhensibles de ma petite cousine de 1 an qui arrive pas à choisir entre mes genoux ou par terre pour poser ses fesses.
7. Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Avant hier, lève la valise pose la valise lève l'avion pose l'avion...d'où mes courbatures
8. Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oh oui.
9. Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Il y a quelques minutes
10. Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Pour l'instant rien, prochainement plein d'étagères pleines de livres
11. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Quelqu'un de compétent pour gérer ma fortune pendant que je la dépense.
12. Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Joyeux noel (et le debut de kiss kiss bang bang en anglais, faudra que je pense a le finir dailleurs)
13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?
Mes mains faisant la cuisine
14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Rigolo :)
15. Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
J'aime les fleurs blanches
16. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
Yara (à prononcer avec un R roulé)
17. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Son pere n'a qu'a choisir :p
18. Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Oui, j'y pense encore
19. Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je suis crevé, tu veux pas prendre les rennes quelques milliers d'années le temps que je roupille un peu?
20. Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
L'estime de chacun pour lui même
21. Aimez-vous danser ?
La plupart du temps
22. Georges Bush ?
.......
23. Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
j'aime pas la télé
24. Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
my bijou
ex-blonde
Oussama
Loulou (meme si elle vient de passer à la barre :))
Ness
Yas (mais elle ne le fera pas ;) )
Et puis ma foi tous ceux qui veulent finalement
12:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
05.11.2006
12. A toi qui comptes tellement
Happy birthday
Certains disent que les anniversaires ne servent à rien, ça m'arrive d'être de leur avis. Mais le jour de TON anniversaire devrait être une célébration.
Je ne sais pas si tu sais à quel point je suis fière de l'être que tu es, âme noble égarée dans un monde adulant la médiocrité et la bassesse. Je ne sais pas si tu sais tout ce que je te dois de ce j'aime en moi.
Je sais ce que tu penses de ce jour, je prie pour qu'à ton prochain anniversaire tu aies tout ce qui te manque aujourd'hui.
Je t'aime tellement.
Joyeux anniversaire Mokkorisensei.
02.11.2006
Taste of happiness
Je me suis gorgée de couleurs.
De parfums.
De pensées virevoltantes.
Je me suis posée des questions aussi, celles que je me pose depuis quelques jours et que je me poserai certainement encore. Je ne les ai pas laissées entacher mon humeur, elles étaient là mais ne m’inquiétaient pas, on verra bien au moment opportun. Pour l’instant…vivre.
Et je me suis gorgée de vie.
Cela fait très longtemps que j’ai arrêté de croire les signes, puis de les écouter, et puis j’ai arrêté de les voir.
J’ai cherché ce livre pendant des années, j’ai fait tous les bouquinistes que je trouvais sur ma route, mais la version que je connaissais était épuisée depuis plus de vingt ans. Et aujourd’hui je l’ai trouvé, en fouillant des livres au hasard. Ce livre n’a rien d’exceptionnel, à part le fait que c’est le premier livre que j’ai lu, à l’âge de neuf ans. C’est mon premier contact avec les histoires d’amour. Le premier qui parle de sous d’amour, de don, de force, de beauté, de pardon, de mort, de foi. Un peu de nous aussi.
C’est aussi de la guimauve bien sûr.
Mais tomber dessus précisément aujourd’hui….
Tu sais mon amour, je pense que je n’ai jamais vraiment arrêté de croire aux signes.
24.10.2006
Le goût du néant
Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t'enfourcher ! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.
Résigne-toi, mon cœur ; dors ton sommeil de brute.
Esprit vaincu, fourbu ! Pour toi, vieux maraudeur,
L'amour n'a plus de goût, non plus que la dispute ;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte !
Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur !
Le Printemps adorable a perdu son odeur !
Et le Temps m'engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur ;
Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur
Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.
Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute ? C. Baudelaire
Post 3615relation
Ce message est adressé à tous les marocains (ou arabes en général) "trop" timides, "trop" réservés, "trop" frileux en relations:
Quand vous sortez avec une fille, IL FAUT commencer à vous dévoiler au bout d'un moment, même un peu. Nous sommes douées pour creuser et dénicher les trésors de tendresse, de passion et d'intensité que vous cachez peut etre mais des fois, trop c'est trop, on est fatiguées, on veut aussi qu'on prenne soin de nous, que vous preniez les DEVANTS.
Dire à votre copine que vous la trouvez rayonnante n'est pas une mission impossible, ouvrez la bouche et lancez le, vous verrez ça paye, vu que la plupart du temps on passe une journée de totale prise de tête vêtements coiffure chaussures pour trouver ce qui va VOUS toucher et vous séduire le plus sans trop en faire. Alors un petit (même gros) compliment de temps en temps ça mange pas de pain et ça vous fait gagner des points câlins. (Et ne pas remarquer une nouvelle coiffure est, et oui, un crime impardonnable)
PARLER de la relation est NORMAL à partir d'un certain point, surtout quand la fille en question est une fille qui n'est jamais sortie avec quelqu'un et qui s'attend à une relation sérieuse (à condition que vous aussi bien entendu).
Vous n'êtes pas obligés d'attendre qu'elle vous dise son amour pour lui déclarer le vôtre. Surtout quand elle a un amour propre et un orgueil de ouf et que c'est l'une des raisons qui vous ont attirées chez elle. C'est quand même vous les mecs bordel, on se prend plus de honte que vous à prendre des râteaux (oui je sais gueulez pas mais c'est encore vrai la plupart du temps). Donc si elle est belle et intelligente et très drôle et qu'elle sort avec vous, c'est qu'elle doit bien être un pti peu amoureuse non? Donc, foncez.
Arrêtez de vous poser des questions existentielles (ça c'est notre spécialité) et EMBRASSEZ-LA.
Bon maintenant j'ai une requête pour vous : comment on fait pour dire ça à un mec et lui faire bien comprendre SANS LUI DIRE? Parce qu'il est vraiment vraiment coincé, il attend que la fille fasse les premiers pas, elle elle considère qu'elle fait des efforts mais elle peut pas non plus TROP faire de premiers pas (même avec toute la bonne volonté du monde elle mourrait plutôt que de lui montrer plus qu'il ne lui montre ) donc impasse.
Pfff et dire que vous nous traîtez de compliquées....
20.10.2006
Truc Estranged
12.10.2006
I know who I am
Les gens ne se rendent pas compte parfois à quel point un mot peut blesser.
J’adore me mettre sur le ventre pour écrire, les jambes croisées en l’air. J’ai un grand miroir accroché au mur en face de mon lit, je me trouve incroyablement sexy. Je regarde la belle femme qui me renvoie la douceur de mon regard et je lui lance : « Tu es la plus belle. Qu’importe ce que certains peuvent en penser, ceux qui ne savent pas te courent après, te courtisent, bandent rien qu’en apercevant tes jambes et tes fesses moulées par ta jupe courte. Tu es une femme sublime. »
J’adore les jupes, je choisis les miennes avec grand soin, de façon à souligner le plus possible ma taille fine et faire ressortir la féminité de mes jambes. Je n’ai jamais aimé les pantalons, et depuis la fin de mes études, je n’en ai pas mis un seul. J’aime bichonner mon corps, lui offrir la lingerie la plus raffinée, les soins les plus sophistiqués, la nourriture la plus saine.
Je fais du sport aussi, mais pas de ces sports qui vous taillent des corps d’athlète avec des muscles saillants. Je fais de la danse contemporaine, et du yoga.
Il faut dire que j’ai appris à prendre énormément soin de mon corps. Ca me prend une bonne partie de la journée, mais le résultat est parfait. Tenue, épilation, maquillage, vêtements, chaussures, tout est impeccable.
Mes cheveux feraient pâlir de jalousie les filles des pubs de l’Oréal.
Mes seins sont ronds et fermes, leur taille est parfaite, juste assez grands pour attirer sans être trop vulgaire
La vie est dure.
La vie est absurde et sadique.
Ce soir je vais sortir avec Dino, faute de mieux. J’en ai marre de ces petits minables, si seulement je ne me sentais pas aussi seule ! Je ne ressors jamais avec le même, car le seul intérêt qu’ils peuvent avoir pour moi est la découverte de leur corps, la première fois. Ca me grise assez pour me faire oublier ma misère de femme amoureuse, le temps d’une nuit, le temps d’un cri. Car je le suis, profondément, et cet homme pour qui je donnerais tout ne veut absolument rien de moi, même pas mon aide, même pas mon amitié, même pas mon argent, et surtout pas mon amour. « Etre folle d’amour », je croyais que c’était une formule toute faite pour les chanteurs ringards, maintenant je ressens cette phrase dans chaque cellule de ce corps dont il ne veut pas. Pourtant je suis belle, la plupart diraient même que je suis trop belle pour lui.
La vie a le sens de l’humour.
Je suis une femme qui a trouvé l’homme de ses rêves et qui est repoussée par lui à cause d’une maladie génétique.
On s’est aimés sans même s’être vus. On était un de ces innombrables couples qui se sont « trouvés » sur le net. Romantisme de midinette du 21 siècle. Après de longues séances de cyberomance, cyberséduction, cyberfourires et cybersilences-émus-qui-en-disent-long, il s’est jeté à l’eau, m’a dit qu’il savait que j’étais « elle », celle dont il a découvert qu’il rêvait depuis sa naissance. Il voulait me voir, enfin pouvoir me toucher, célébrer notre amour, qu’il n’en pouvait plus d’attendre, et toutes sortes de choses bêtes et pourtant touchantes quand on est amoureux.
La vie a marié le bonheur et la connerie.
J’étais bouleversée. Car ce que je ressentais pour lui était plus fort encore. On était deux mômes se découvrant amoureux avec un grand sourire béat.
Maydo et moi avions les mêmes goûts, les mêmes motivations, différentes opinions mais partant de logiques similaires. C’était presque magique, la vitesse à laquelle on se comprenait, les mêmes phrases mot pour mot qu’on s’envoyait parfois en même temps sur msn. J’étais folle de bonheur. Pour ma trentaine, l’amour, le vrai, était enfin là. Je me voyais déjà en robe blanche, avec une longue traîne et un époux au comble du bonheur à mon bras.
La vie est amnésiante
J’aime les belles choses, et j’ai fait un métier de cet amour. Je suis décoratrice d’intérieur. Pourtant j’ai fait des études scientifiques, mais une fois mon diplôme d’ingénieur en poche, je me suis rendue compte à quel point j’aspirais à autre chose, à créer, à faire exploser mon sens du beau. J’ai pourtant apprécié faire mes études dans une école d’ingénieurs, il y a une ambiance d’enfer, surtout en soirée. Tous ces corps qui t’entourent, ces corps d’hommes, souvent bourrés, désinhibés, déchaînés. J’aimais les toucher, me faire toucher par eux, mimer des scènes érotiques en éclatant de rire, en sachant très bien que ça passera sous le couvert de l’alcool. Il fallait bien sûr faire très attention à ne pas en reparler, le lendemain, à étouffer parfois des flammes de passion naissante. Y succomber aurait fait un enfer de ce paradis remplis de mâles hypocrites.
La vie est calculatrice.
Mon cœur s’emballait à se rompre, j’étais bien sûr en retard à notre rendez-vous au restaurant, une femme se doit toujours de se faire désirer. J’allais le rencontrer, enfin.
Ses yeux cherchaient. Je l’ai reconnu tout de suite. Son regard m’a frôlée puis s’est fixé le temps d’être sûr que la femme qui venait d’entrer le cherchait. Je me suis dirigée d’un pas sûr en apparence vers sa table, lançait d’une voix douce : « Bonsoir, si on vous a posé un lapin, je me ferais un plaisir de me joindre à vous »
Son sourire était émerveillé puis charmant. On pétillait encore plus que ce champagne qu’on nous servait. La gêne avait tout de suite disparu pour laisser place à une soif de mutuelle de connaissance de l’autre. On connaissait tout de nos vies, on demandait chacun des nouvelles d’évènements de la vie de l’autre, comme de vieux amis. Mais ce qu’on faisait réellement était nous étudier. J’ai d’abord regardé ses mains, on sait beaucoup de choses d’un homme en regardant ses mains. Son regard me plaisait, plein de malice, le genre de regard qui vous montre son désir avec une sorte de timidité et d’effronterie mélangées. On a parlé pendant des heures, de tout sauf de notre amour, on faisait durer le plaisir de ce dîner qu’on savait tous les deux être le dernier qu’on prenait sans être officiellement un couple.
On a un peu marché avant de rejoindre sa voiture, en profitant pour échanger notre premier baiser. La suite était classique, magique. La cérémonie amoureuse de la première nuit est l’une des rares choses répétitives sans jamais être ennuyeuse. Et quand on est amoureux ça devient irréel, inconcevable, immensément intense.
Il m’a raccompagnée chez moi, on s’est embrassés de l’entrée de l’immeuble à mon appartement. Il y avait déjà de la musique, il me déshabillait lentement pendant qu’Alanis chantait :
« What are you? my blood ?
You touch me like you are my blood
What are you ? my twin ?
You affect me like you are my twin …»
C’était parfait, j’avais l’impression que l’univers bénissait notre nuit.
…« What are you my kin ? »
J’ai ressenti un début de panique, je savais que c’était absurde, mais j’avais peur de ce spectre qui m’accompagnait encore, dont la disparition était trop récente pour être totale.
Il a marqué une très légère pause mais j’ai rapidement mis mes peurs de côté, rien ne devait gâcher ce moment, rien.
Cette nuit là mes rêves se concrétisaient, la justification d’années de souffrance et de foi. Personne ne m’avait jamais faite autant… femme.
Il m’a dit qu’aucune femme avant moi ne lui avait donné autant de plaisir, que mon corps était l’épanouissement ultime de la féminité, son expression la plus parfaite. Ce jour là et tous ceux qui suivirent, il me nomma « Mon Aphrodite »
La vie est une putain qui vous crève de plaisir et se barre avec votre avenir.
Cela faisaitt deux ans qu’on vivait ensemble. Deux ans qu’on s’aimait, sans orages, si ce n’est dans la couche. Et puis une nuit, je lui ai fait l’amour, puis il m’a fait l’amour. Sa joue était contre la mienne, c’était doux. Et lent. Puis il s’arrête, tout au fond de moi, et le monde s’arrête de tourner, et nos cœurs arrêtent de battre, et il me dit à l’oreille : « Soit à moi devant le monde, soit ma femme »
Mon coeur s’était réveillé alarmé et battait à mille à l’heure.
« Soit la mère de mes enfants »
La vie est finie.
Je n’ai pas pu. Deux ans de silence, puisqu’il ne m’a jamais posé de questions sur ce passé dont je ne parle presque jamais, sur cette famille qui ne vient jamais me voir, sur les photos d’enfance que je n’ai pas. Je lui ai tout dit.
J’avais de l’espoir, puisque je croyais vraiment que notre amour était plus fort que tout.
Je me souviendrai toujours de son expression à ce moment là. Il m’a regardée comme la meurtrière que j’étais, vu que je lui assénais un coup mortel.
J’ai supplié pour qu’il reste, réfléchisse. J’ai essayé de le convaincre que rien ne changeait, que j’étais la même femme que la veille.
« Tu n’es pas une femme, tu ne le seras jamais. Tu es un homme et aucune opération ne pourra changer ça. Et tu es un homme mauvais, puisque tu peux tromper et détruire sans scrupules ceux que tu prétends aimer, je ne veux plus jamais te voir »
Il est parti.
« Je ne suis pas un homme »
« Je suis une femme »
Une très belle femme, j’en ai payé le prix, la majorité des femmes ne prennent même pas soin de leurs corps alors que j’ai fait de ma féminité une œuvre d’art, si je n’avais rien dit, je serais juste une belle femme stérile, nous serions encore ensemble, nous aurions vieilli ensemble. Qui a le droit de dire que je ne suis pas une femme ?
05.10.2006
Divague
Elle
Elle ment
Elle me sent
Et pille mes humeurs
De la cime du désespoir
Aux sons affligeants du piètre désir
Elle conspire avec le silence et danse
Au rythme de la chute de mes larmes
Sur son sein chaud, sur son cœur froid
Sur deux corps frigides, beaux et las
Elle me souille et me pleure
Sincère à son propre doute
Euphorique à en mourir
Rousse et majestueuse
Pute pudique
Elle
Lui
Il sait
Et se délecte
Des cris de l’ombre
Il a bu les millénaires
Et bercé les vagissements du monde
Il m’apprend les murmures du corps
Il rit de mon innocence et m’embrasse
Il rit de ma douleur et l’embrase
Il ne croit qu’en son éternité
Et en l’art de soumettre
Il m’envole souvent
Il m’aime
Tout bas
Lui
Elle
Elle meurt
De ma main
Et renaît plus belle
Et puis elle meurt encore
Elle est le fruit de ma soif
L'opium qui apaise et détruit
L'immensité vague du désir
La nécessité du mal
Le premier sang
Elle règne
Elle
Est moi pourtant....
29.09.2006
11. Câme
Silence d'usure, de brisure, silence de tant avoir crié planté ses griffes et son sang dans les barreaux de l'oubli.
Silence de plomb
Silence de vie, les morts sont libres
Silence gras, épais,sourd à son propre silence
explosion froide et avalée, pas une larme, pas un gémissement. Avale. Tais toi et avale.
Rouille, un peu de couleur sur mes doigts froids et rigides.
Acide, un peu de brouillard dans le gris de la certitude, fatale.
Silence mes enfants, silence mes ancêtres, Silence mes putains et mes chiens.
Silence gelé, berceur
Silence
Arracher
Slay the insane
I'll show you the way
Silence.
un maniaque pour amant,
un psychopathe pour escalve,
un depressif pour jouet
Mais chut silence
Silence tue moi, silence transperce et brise,
et berce,
surtout berce,
toujours berce
"Me croises-tu dans le silence de tes insomnies?"
Silence affole et balance, d'avant en arrière
d'arrière en avant
Silence leurre et pas fureur
Silence de femme sans honneur
d'homme sans couilles
Me repêches-tu sur les rives du souvenir?
Bébé Silence s'il te plaît Je t'aime tant
Silence
My baby's gone
And they tearing my baby
Et le monde m'empêche de le couver, au creux de moi
Et le silence brouille sa vue et étouffe mon amour
I don't care anymore for my baby
Silence, je te l'offre en pâture
en offrande,
en malédiction
car il est assez souillé pour être digne de toi
T'accroches-tu à ma voix
quand ta propre nudité t'affole?
Silence m'emmure
Silence m'armure
Silence me gélifie, me sculte dense et grossière,
et tellement dure
Silence m'absout de toi, de lui, de elles, de moi, moi, l'autre et moi
Silence qui coule dans les veines,
pas de l'homme
ni de l'ange
ni du cochon
mais des pierres et du sinistre des musées
Silence me baillonne et m'attache, me rase les cheveux et les sourcils et m'arrache les dents et les ongles
hush my baby
hush
hush
hush my sweet
hush my cruel
hush my lost
hush my sad
hush
hush my baby
hush
hush
hush
hush
hush
Pour ex-blonde
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20.09.2006
trois pti tours
16.09.2006
Morning
"She could see from my face that I was
Fuckin high...."
08.09.2006
Envie d'eau de rose
Je voudrais qu'il prenne ma main dans les siennes, et qu'il me dise: "Je t'emmène là où le temps est une ronde, à l'image de la vie."
Je voudrais qu'il me baillônne de son baiser le plus tendre lorsque des insanités comme "ville" "travail" "argent" "magasins" "folie" "réalisme" "pieds sur terre" "responsablité" "en pratique" oseront surgir de ma bouche, et qu'il profite de mon étourdissement ravi pour m'embarquer. On cherchera un village où tout le monde se connaît, et où coule une rivière, et on construira de nos mains une toute petite maison, à quelques kilomètres de là. Elle aura des ouvertues partout et rien à voler à l'intérieur. Mais elle portera dans la mémoire de ses murs le plus précieux des dons. On lui donnera un nom, je proposerai "petite maison rigolote et super mal foutue", il rira et la baptisera "Darna" tout simplement.
Puis on vendra notre ancien appartement et on dépensera toutes nos économies à acheter un bâteau blanc, juste assez grand pour trois personnes et leurs vivres, mais assez costaud pour traverser les océans. Il me dira :"je veux te faire un enfant en plein océan indien et il naîtra en mer, il aura le vertige la première fois qu'il sera à terre."
Les vraies tempêtes nous épargneront les tempêtes communes de la vie, mon visage durcira, nous deviendrons secs et paisibles. Notre enfant sera l'enfant du monde, car la terre sera pour lui chaque fois différente, à chaque escale, et la mer sera son foyer, sa nation. Je lui apprendrai tout ce que l'école pourrait lui apporter, à part la camaraderie des enfants, ce qui va le diminuer et le fortifier à la fois. Il saura sourire à tous les visages, toutes les langues, mais connaîtra le monde, celui qui grouille de malheur, et le rejoindra une fois adulte, s'il le souhaite.
A chaque escale on gagnera notre vie comme on pourra. Je danserai sur le son de sa guitare dans la rue, remerciant les passants de leur charité. On apprendra à lire et à écrire aux enfants des villages, ou on donnera des cours de langue, contre un gîte et un couvert modeste. On n'accostera que très rarement dans des villes. Il fera des portraits des passants aussi.
Nos nuits seront aussi douces que la paix qui nous habitera, et aussi passionnées que les orages qu'on traversera. Nos jours se ressembleront et ça ne me fera pas peur, car nous sommes tous les deux des enfants de l'eau.
Et puis quand la paix nous aura assez habité pour qu'on puisse la porter en nous, nous reviendrons, vers ceux qu'on a chéris, nous prierons sur les tombes de ceux qu'on a perdus, nous renouerons avec les ondes et les bouts de papiers qui dirigent le monde.
Puis je prendrai sa main ridée dans les miennes, et je lui dirai "je t'emmène là où le temps est à notre image" et on franchira tous les deux le seuil de Darna.
06.09.2006
T.
Elle dit Guérir de toi, comme une crève qu'elle aurait chopée, un soir froid de novembre.
Elle dit La vie est belle, comme si les couleurs existaient encore.
Elle dit Ca va et Geroooniiimoooo.
Elle dit Il me manque Je l'adore comme si ces choses avaient encore un sens après toi.
Elle rit, et son rire est un cadavre secoué par la vermine.
Mais je t'en prie va-t-en je ne veux pas que tu l'entendes.
Elle dit Ma, Mon, suivis de noms sucrés, comme si appeler d'autres siens pouvait banaliser ta déchirure.
Elle dit Kinda like it in a coma pour se rappeler un temps où elle te rêvait sans te connaître, en vain.
Elle ne pleure pas.
Elle dit Je veux mourir comme si elle vivait encore.
Mais je t'en prie va-t-en je ne veux pas que tu l'entendes.
Elle dit Je pense que je crois que comme si le non-toi n'était pas qu'une parodie.
Elle dit Stress Papiers Administration, parfois même Amour ou Amitié, comme un mort qui oublie qu'il est mort et se lève pour aller au travail en laissant son corps dans le lit.
Elle dit Pitchoune et Puce et Marre et Merde et elle s'y croit de temps en temps.
Elle dit Tu n'existes pas mais elle n'a jamais su mentir.
Mais je t'en prie va-t-en je ne veux pas que tu l'entendes.
Elle dit J'ai mal comme si être lacéré indéfiniment pouvait être décrit par une piqûre d'épingle.
Elle dit Maman comme si elle n'était pas qu'à quelques mètres.
Elle chante des cantines pour enfants.
Elle se rappelle et enfouit ses souvenirs dans un oreiller, une pilule, une poitrine aimante.
Elle dit Enfant, merde elle dit Enfant.
Mais je t'en prie va-t-en je ne veux pas que tu l'entendes.
Elle court quand ton visage s'approche de sa mémoire.
Et court
et court encore
Elle dit Yeux verts et se jette dans le vide.
Elle dit Mon homme me manque,
Et se fige en se disant que tu ne l'es pas
Elle dit Vague et se noie.
Elle dit Coeur en le tâtant et en s'étonnant de ses battements absurdes.
Mais tu peux rester, les vivants sont sourds de toutes façons.
02.09.2006
10. Simo
Je ne sais pas pourquoi je pense à lui ces derniers jours. Peut-être les passages répétés par cet endroit où j'ai vécu les trois plus belles années de ma vie, et où je l'ai vu réellement pour la première fois et malheureusement la dernière, à côté de Amelkis. Depuis que je suis chez moi je l'ai cité plusieurs fois, et j'ai pensé à lui plus de fois encore. Pourtant il n'a fait que frôler ma vie, avec son sourire de gamin naïf et profondément bon, ses gaffes répétées qu'on m'a relatées, son coeur grand et généreux comme l'amour invisible, et son admiration pour cet être qui m'est tellement cher.
Je ne devrais pas écrire cette note, je sais qu'elle te touchera plus que moi, toi qui me lis et qui nous manque tellement, et que tout le monde espère voir bientôt. Mais comprends moi, je ne veux pas l'oublier, pas lui, lui tellement beau, lui qui est parti si tôt.
Si quelque part à côté du bon dieu il existe des connexions internet, si dans les méandres de l'opaque tu peux lire ou entendre mes mots, sache que nous t'aimons, que tu nous as touchés, que j'aurais tellement voulu te connaître, un petit peu plus.
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26.08.2006
Deeper
22.08.2006
Echo
Je veux un noir dans ma maison
Un noir, un vrai
Un noir qui me noie dans le noir de ses muscles,
Je veux me perdre dans le noir de son dos comme je me retrouve dans le noir de la nuit
Je veux un noir qui soit mur et oreiller, qui jure avec le blanc de mes draps
Je veux un noir dont la peau est si noire que je frissonne rien qu’en la regardant
Je veux un noir qui donne le tempo à mon génie de la chair, un noir qui me fait femme et me dépucelle sans me toucher, mais avec le regard, mais avec son désir qui jaillit des entrailles de la terre.
Je veux un noir qui aime mes rondeurs non pas comme les vicieux qui « aiment les rondes », mais parce qu’il y retrouve la volupté de mordre dans un fruit juteux, la douceur de la plénitude, un noir qui me déshabille des yeux et me déraisonne de ses mains.
Je veux un noir dans mon lit,
Je veux un noir pour une nuit
Un beau mâle noir qui aime la femme en moi. Pas l’enfant, ni l’homme, ni la fille, ni la torturée, mais la femme totalement femme, celle qui ne cherche qu’à exister, et qu’il libère dans son étreinte.
Je veux un noir qui me prenne dans ses bras jusqu’à ce qu’enfin je sois contenue, que je sois une, entière et sans brisure.
Un noir qui me possède et se laisse posséder, avec la furie des impatients et le savoir des anciens.
Je veux un noir puissant au regard qui effraie.
Je veux un noir que j’explore, que je parcoure de mes mains toujours plus gourmandes de courbes et de plaines,
Je veux un noir qui aime se faire déguster, distiller, affoler, dissoudre, ressusciter, remodeler, déboussoler, noyer dans l’infini de l’instant…
18.08.2006
Truc gai
Je pense à la mort
Ou plutôt je pense que je ne pense pas assez à la mort. Peut être à cause de la journée que je viens de passer. Je me dis que demain je peux ne pas me réveiller, ou si vous préférez demain je peux me réveiller morte. La mort fauche n’importe qui à n’importe quel moment, elle n’a aucune considération pour ce que tu as vécu ou est entrain de vivre. Elle est complètement aléatoire, elle peut me tomber dessus à la sortie du boulot, pendant un match de foot ou de tennis, à la fin d’une soirée agréable comme les autres ou rien ne laisse présager sa venue, elle s’invite quand elle décide sans qu’on puisse rien y changer, comme l’amour.
J’aimerais y penser plus souvent, être plus souvent consciente de cet état de faits, car on a tendance à s’enivrer de stress et d’accorder trop d’importances à des choses ridicules ; à bâtir une illusion de permanent alors que nous sommes déjà poussières. Tout cela parce qu’inconsciemment on est mus par notre peur de partir, on se rassure comme on peut. Je ne veux pas. Je ne veux pas que la mort soit un moteur inconscient pour une fausse ivresse, et un frein pour mon courage. Je ne veux plus la craindre inconsciemment mais en toute conscience, car j’ai horreur d’être manipulée, surtout par mon propre inconscient. Je voudrais y penser chaque soir avant de dormir et me demander : « qu’est ce que j’ai fait aujourd’hui pour que cette journée mérite d’être une belle fin ? » et me rendre compte que la raison me satisfait. Et surtout me réveiller le lendemain en bénissant cette nouvelle occasion de faire de ma journée un jour exceptionnel. Ce n’est pas encore le cas, mais j’y veillerai. La vie n’est un cadeau que si on décide de la voir comme telle.
Et si je devais décider du moment de départ, je voudrais que ce soit après mes parents, parce que je préfère porter la douleur de les perdre que de leur faire subir celle de me perdre, et avant les autres personnes que j’aime, parce que je suis un peu plus égoïste à leur égard.
Avant d’aller au lit, qu’ai-je fait aujourd’hui pour que cette journée mérite d’être une belle fin ? .. J’ai écrit un texte bien morbide…pas terrible tout ça, je ferai mieux demain :)
Nowhere
Et des paysages
Et Lui, partout en moi, dans mes pensées, dans mes gestes, dans leurs mots, dans ce que mes yeux avalent de beauté amère dans l’absence du partage, du partage avec lui.
Des virages à n’en plus finir, du danger, de la terre et de la pierre, de l’eau froide et sombre, des visages éternellement pauvres et dignes, du vent, encore et encore
Et lui, comme une braise éternelle que le vent nourrit, lui qui tombe en moi à m’écraser, à faire exploser mes vaines tentatives de comédie.
Des siècles d’errance qui ne font que commencer, un frisson à la pensée que j’en suis peut être qu’au tiers de ma vie.
Le poids de la vieillesse, des rides qui s’entassent et étouffent sous leur poids les rêves et l’espoir d’un lendemain.
Un lendemain sans lui, alors qu’il habite chaque seconde de mon passé. L’absence, brutale, sans appel, incompréhensible et impitoyable comme la mort.
Loin de l’étourdissement, du bruit, du babillage bienheureux que je tissais autour de ma détresse, que mes sœurs, sans avoir à poser de questions, maintenaient fermement dense. Ici je suis nue dans le froid de la conscience. Les galets et un sable d’un marron grisâtre remplacent le doré lumineux des plages du Sud. Je hais la méditerranée, trop sale, trop de monde, dépourvue du mouvement incessant de l’eau, qui lave les rires et les larmes.
J’essaie de ne pas penser à la rentrée, au temps qu’il me faudra passer à chercher un appartement, m’occuper de mes papiers dans un pays qui ne veut pas de moi, tout cela en « squattant » chez quelqu’un, ou quelques uns, et en travaillant toute la journée. Je me dis aussi qu’il faut que tout soit réglé avant fin Septembre, début de ramadan, qui promet d’être infernal, et que mon père essaie de me convaincre de ne pas faire.
Je ne peux pas. Je ne crois plus en rien. Je ne crois plus à l’amour, le bonheur je n’y ai jamais vraiment cru. Je ne crois plus à la beauté, ni à la possibilité de devenir meilleur. Je ne crois plus à la bonté, quelle qu’elle soit, de l’être humain. Mes principes se dissolvent un à un, seuls quelques rocs inébranlables et têtus endurent l’érosion du non être pour me rappeler encore que l’être fût, un jour.
Je crois encore en la bienveillance de Dieu, quelquefois plus qu’en Dieu lui(elle)-même. J’ai besoin de croire en Dieu, seule constante de ma vie, même pendant mon agnosticisme, même pendant ma révolte contre tout ce qui peut me relier de près ou de loin à la laideur et la pourriture des barbus.
Et je crois encore en Lui. Lui qui sera toujours une ombre entre moi et tout autre homme, parce que je refuserai de Le tuer en moi, parce qu’Il est ce que j’aime le plus en moi, parce qu’aucun homme n’acceptera qu’un autre ait autant d’importance dans mon univers.
Un film en arrière plan. « Jawhara », un film dur à regarder, mais que je regarde parce qu’il aide à mieux comprendre ce Maroc qui est né du sang d’une génération cultivée, consciente, foutue, torturée, une génération qui s’est battue pour la liberté et le droit à la parole, qui s’est sacrifiée et dont le sang a séché sur les marches de l’oubli.
Je demande à ma mère si elle connaît le film, elle m’informe que le scénariste fait partie de ma famille. Son visage me revient à l’esprit, je le connais à peine, même s’il m’a toujours fascinée.
Le Liban, encore et encore à la télé, des nombres, des nombres qui sont des vies, des larmes, des existences détruites.
Et puis…
Et puis…
Merde
10.08.2006
9. Tassa2ol
Comment te raconter
Those words that scare
The unexpected heartbeats
Pour un mot de toi
Les vents de mes danses
Born de tes passages
The laughs you draw
On every sun and every wall de ma maison
The sick wanderings and the hope of light
Mes espoirs déchus
A gray heart et une âme gorgée de couleurs
How can I tell you
Without scaring you away
Ma sensiblité exagérée
Mes amours répétées,
My insane habits
My”I love them all” and my “I hate them all”
My “va-t-en” froid et indifferent
When I’m dying inside
Mon amour de ce que tu es
A shadow stronger than the dead in me
Comment te dire
La peur de perdre
What i know i don’t own
A stolen comedy
Que le temps reprendra
Just another sad end
Sur la liste de mes mensonges.
Kayfa a7ki laka
Dawamata alkalimat
Wa hamasati lla woujoud
Fi a7chaa-i al-oummi that i’ll never be
I’m a you addict
Et toi qui n’en sais rien
It’s so easy for you an tasfa3ani bisamtika allamoubali
Ce silence plus lourd que les fleurs qui giflent a burried body
Comment te dire
The non-sense de mon affection
How i care wa sadaa wa7dati
Les palais somptueux built min raml
Mes poings in my stomach
Lamma youmazzi9ouni alfaragh wa touba3thirouni tafahatou alkayan
How can I explain
Istibdada al ajsad
La bassesse omniprésente
Le mièvre of my dreams
Wa anna ma tara wa ta3cha9 is only
Ashes and worms dans du beau velours rouge
Kayfa arsoumou laka
Irtijafa al af2ida
Wa ach3ara lamsati
Sur ta peau sourde
The power of imagination
The smell de ton absence
Cet espace qui attise ghayrati
Le réel qui se consume around me
How can i tell you
Chaghafi lil7ayat, et la séduction du néant
Those women i’ve been
Celles que je suis,
And the one i’ll become
Wallati touçawirouha yadouk, sans le savoir
The sweetness you’ll find en caressant tamarroudi...
Yesterday is beautiful and red
Demain est vague et trompeur
Amma al 2an
All i need to know
Est l’absence de ma nausée
And the rainbow above
Wa anna fi thanaya'lkhouloud
The biggest smile
Illumine ton visage
at the same time as mine.
01:43 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.08.2006
Je t'aime moi non plus
Il paraît que:
Quand Gattuso rencontre Mia, entre désir et répulsion leur couple prend forme tour à tour au gré de leur imagination.
04:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.08.2006
8. Jayl
Toi et moi.
L’histoire d’une vie. De la dualité faite unité.
Un jour je te demanderai peut-être pardon, de tout ce que je t’ai fait subir, de la liberté que je t’ai ravie, de la jeunesse dilapidée. Mais je n’ai pas encore assez de lumière en moi pour me sentir coupable. J’ai juste de quoi continuer à te torturer. Tu veux une cigarette ? T’es sûr ? Parce qu’au point où tu en es…
Ne me regarde pas comme ça, je sais ce que je t’ai fait, et ce que je te fais encore aujourd’hui. On est l’image même du vieux couple aigri, sauf qu’on l’a toujours été, vieux. Je ne t’ai jamais aimé, jamais comme tu l’aurais voulu. Je t’ai aimé par intermittence, par bouffées d’ébriété, jamais en étant sobre. Oui j’en ai désiré d’autres, la nuit, alors qu’on partageait le même lit, le même oreiller, les mêmes rêves parfois. J’en ai désiré à en trembler, à y croire. Des plus beaux, plus jeunes, plus vivants que l’épave que tu étais devenue par mes soins. Je t’oubliais, pendant des heures des fois, j’oubliais ton existence, je vivais mon désir d’un autre que toi à en frôler le bonheur. Et puis tu finissais toujours par me rappeler à toi, à ta présence lourde et poisseuse. Ma haine éclatait alors, je me munissais de l’unique arme que j’avais contre ton pouvoir et je l’utilisais à m’en oublier, à en oublier le temps, à ne plus savoir qui j’étais ni ce que je voulais, j’entrais en transe, et toi avec moi. Toi le masochiste absolu. Et puis j’ouvrais les yeux, et réalisais l’étendue des dégâts, des blessures inguérissables que tu entassais au fil des nuits, sans dire un mot, sans te plaindre. Tu aurais pu pourtant, me le faire regretter, amèrement. Tu aurais pu laisser la maladie s’installer, nous détruire. Tu aurais pu…mais c’est sans compter ton masochisme, finalement tu es peut être heureux avec moi, ton bourreau.
Parfois j’essayais de prendre soin de toi, de te chouchouter et te sourire, malgré mon dégoût profond, je ravalais mon envie de vomir. Mais la haine revenait toujours. Il n’est pas un jour où je ne t’ai pas haï, où je n’ai pas rêvé, impuissante, de te quitter. Je me délectais à t’imaginer sous un train, au fond de la mer, poignardé, empoisonné, sautant du haut d’un immeuble. Il n’est pas un jour où je n’ai pas intensément désiré te détruire, à défaut de pouvoir te quitter.
Je ne veux plus, je n’ai plus l’énergie du mal. S’il te plaît, fais un effort, pour la dernière fois, pour trouver enfin un semblant d’équilibre, toi et moi. Je n’en peux plus de cette guerre interminable et débile. Regarde-toi, tes cicatrices se multiplient et ta force te quitte. Je t’en supplie, aide moi à me rappeler que je n’ai que vingt trois, et rappelle toi que tu n’en as que vingt quatre. Nous sommes jeunes tu sais ? Daccord nous ne l’avons jamais été, mais on peut encore le devenir. J’ai soif de vie, je veux rire. Je ne sais même pas si tu t’en rappelles encore, du son de mon rire, mon vrai rire, celui que tu as décidé un jour d’effacer en même temps que mon enfance. Moi je m’en rappelle, laisse le revenir. Je ne t’aimerai pas tout de suite, mais aide-moi à t’aimer, et tu verras que mon amour nous guérira tous les deux. Main dans la main, tu veux bien ?
11:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Zahir
Je viens de finir "Le Zahir" de Coelho. Bouclé en quatre heures, vu que je l'ai emprunté à mon oncle qui s'en va demain. Ce livre m’a narguée depuis sa sortie, à chaque fois je me dérobais pour ne pas l’acheter, ou même rester le lire sur place. Je déteste lire du Coelho, parce qu’il touche le divin qui habite en chacun de nous, et qu’on oublie trop souvent, parce qu’il renvoie aux échecs et laisse surtout entrevoir que l’on est toujours capable de changer, qu’il n’est jamais trop tard. Mais pour cela il faut du courage, il faut s’ébouriffer et prendre conscience que ce que je crois être de la lassitude n’est qu’une âme ankylosée qui regagnera de l’énergie au fur et à mesure qu’elle « fera » des choses. Je n’aime pas lire du Coelho parce que son style est simple et trop « romantique » pour ma sensibilité blasée, affaiblie, ma sensibilité gagnée par le cynisme à la surface et qui ne demande qu’à exploser en réalité, quitte à être ridicule, quitte à souffrir, quitte à aimer. Je déteste sa façon d’écrire comme s’il possédait les vérités du monde et sa façon de casser cette illusion quelques lignes après. Je hais l’absence dans laquelle il me plonge, cette absence où je renoue avec l’essentiel, où je converse en paix avec celle que je suis. Il me bouscule et ne me fascine pas, je vois tous les défauts de son style, je sais que je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il transmet dans ses livres, et ça m’énerve qu’il arrive quand même à me toucher autant.
Il faut toujours lire un Coelho tard le soir, pour me réveiller le lendemain en me disant que la foi et la force que j’ai ressenties la veille n’étaient qu’un rêve, qu’un murmure traître de la nuit.
Il est 2h du matin, je vais me coucher, la solitude est pire que tout, bonne nuit.
04:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03.08.2006
Drawing
Ton corps m’inspire.
Mes mains y retrouvent l’ancien art oublié, les chants des branches, le jaune de Van gogh. Ton corps est ma muse, il me crée et je le transporte, il ondule et répond aux ordres de mes notes. Ton corps est l’œuvre que l’artiste ébauche sur d’autres toiles, d’autres peaux, fouillant les couleurs et les émotions, à la recherche de l’ultime. Laisse moi jouer ton corps, oublie les esquisses, les brouillons sont aux ordures. Ton corps me déchire, il est l’inachevé du divin.
Ton dos m’aspire,
Me laisse en larmes, me choque, m’attire, me révulse, me repousse, ton dos est la mort du mystère, l’aberrant du parfait, le graal enfin atteint.
Laisse moi chanter ton dos, ton dos qui m’obsède et me laisse chancelante sur les bords de la folie.
Je bois tes soupirs.
Ils sont guide et tempo. Je sais où je vais ; je te veux fou, je te déraisonne, je te découds, je te défais et recrée, au rythme des battements de ton cœur qui s’emballe, qui crie et supplie qu’on l’épargne, ton cœur prêt à éclater de bonheur.
Tu ris à mes délires,
De ce rire plein et vrai, complice surtout. Je te fais fièvre tu deviens corde tendue et résonnante sous mes doigts musiciens. Je te fais argile je me veux air et feu. Si douce pourtant. Si doux, toujours.
Me laisser mourir
En te regardant, en souriant à ton corps échoué. Egarer nos mains dans des danses aériennes, leur faire dire ce que les mots gris détruiraient une fois prononcés. T’emmêler tout entier à mes doigts, rire de ma folie, rire de tes très grands pieds, rire de ton rire, rire d’être au chaud et d’aimer ça.
Et pour la première fois, fermer les yeux, ouvrir le coeur…et sourire.
04:40 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.08.2006
Impuissance
Des mots.
Des mots sur l’horreur, l’indicible, sur ce qui fait de l’animal notre supérieur parfois.
Ils ont été dits, épuisés peut-être, inutiles, probablement.
Un cri commun, humain, désuni, troué de silences honteux. Un cri qui fait exploser nos cœurs et n’est même pas une poussière sur leurs costards.
Je me trompe peut-être, je ne parle pas cette langue qui rend intelligent et permet de concevoir l’ampleur de leur bassesse.
Impuissance
Les enfants, les enfants, monstres, ce sont des enfants.
04:48 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Back
Hey you
Me revoilà, fatiguée, vieillie, souriante, avec plein de choses à te raconter. Mes yeux te boivent parce que tu es à chaque fois plus belle, plus sombre et plus sublime que jamais. Je te regarde, de loin, et réapprends avec un sanglot chaud tes formes et tes voluptés. Insuffle moi ta vie, toi dont le cœur puissant a continué à battre comme si je n’étais jamais partie, comme si je n’avais jamais été là.
Ma rouge ma flamboyante serre moi contre ta poitrine de femme.
A ta vue des anges pansent discrètement ce que j’ai détruit loin de toi, tu me répares, me rends à moi, tu me prépares comme une mariée, afin qu’une fois en ta présence je sois digne de ta beauté. Je suis ton enfant.
Mon baume mon hermaphrodite offre moi ton épaule d’homme.
J’ai tant besoin de me reposer. D’oublier, de me rappeler, d’en pleurer parfois, et comme ça sans y penser, tu refermes mes plaies. Je chante. J’ai chaud. De l’eau. Je t’aime.
Ma source et mon tombeau retiens moi retiens moi.
Et laisse moi repartir, vers cette errance qui n’en est pas vraiment une puisque je sais déjà qu’elle me ramènera à toi.
Ma Marrakech, je danse et rie au creux de toi.
![]()
19.06.2006
point
Wi touta touta khilisit el7addouta
Au revoir.....
....Et surtout....
....Merci
18.06.2006
amanu
Lui : Mon infini
Je crois te parler et pourtant ce sont tes lèvres qui se meuvent, je te touche et ma peau renaît à la tienne. Qui es-tu ? Je peux te désirer, te posséder, laisser ma passion pour toi m’enivrer d’abîmes et de vie, mais je ne peux t’aimer sans te connaître.
Moi : Tu me connais. Le son de ma voix te berce jusqu’aux soubresauts du sommeil, je dors contre toi. Je n’existe pas en dehors de ça. Tu me connais.
Lui : Je veux plus. Il est des nuits où tu trembles contre moi malgré mon corps qui te couve. Je reste désemparé quand ton âme est glacée. Je veux pouvoir l’atteindre et la réchauffer dans mes mains, lui murmurer les mots rassurants de l’enfance. Ne pas pouvoir t’apaiser me détruit. Je veux pénétrer ton âme et la lire, la décomposer, la compter, l’analyser. Je veux apprendre par cœur ses lois et ses tourments sans cesse en mouvement, je veux pouvoir comprendre ton regard et tes soupirs, l’homme qui est en toi, tes silences aussi.
Moi : elle n’existe pas, mon âme est une légende. Et si je tremble contre toi c’est parce que mon amour s’agite pour surgir de mes poumons comme un cri qui explose. Pourquoi préfère-tu ce qui est caché à ce qui t’est déjà acquis ? Entre comprendre et vivre, choisis de vivre, de me vivre, toi mon Mo, mon compagnon de toujours. Mon âme n’existe pas, où alors je ne sais pas la trouver. Comment veux-tu connaître de moi ce que j’ignore ?
Lui : elle existe, je l’aperçois, même si tu l’as cachée. Elle ne me fait pas peur, elle est comme les villes antiques, regorgeant de merveilles et de crasse. Laisse moi y plonger les bras, et t’en ressortir. Laisse moi te voir, ne repousse pas l’absolu de mon amour.
Alors j’ai fermé les yeux. J’ai senti ses mains glisser sous mon manteau pour m’en défaire. Ses mouvements étaient lents, il me déshabillait comme on joue du violon. j’étais émue aux larmes. Son souffle dans ma nuque accompagnait la chute de chaque vêtement. Mon pull d’abord, j’ai levé les bras pour l’aider. Puis ma jupe, mes dessous, mes collants. J’ai ouvert les yeux, il m’a regardée, triomphant. Il me voyait enfin. Puis un doute l’a traversé. Je lisais de l’incompréhension dans son regard.
Malgré moi je l’empêchais de m’atteindre, car je me rappelais m’être enfermée tant ma laideur m’horrifiait. Je ne veux pas qu’il voie « ça », je repoussais le souvenir de « ça » car il m’était insupportable.
Il a su que ce n’était pas assez, que ma nudité apparente n’était qu’une couverture de plus. Mon âme l’obsédait. J’ai retenu un cri quand j’ai senti ses mains déchirer ma peau, fouiller mon corps de l’intérieur. Une odeur de souffre jaillissait de ma cage thoracique écartelée, il ressortait une main recouverte de boue et de sang pour la replonger encore et encore, avec un entêtement désespéré, à la recherche de lumière.
Il a vu.
Je ne sais pas exactement quoi. Peut-être ce qu’il appelle mon âme, peut–être autre chose. Je n’en saurai jamais rien. Je sais que quand il s’est enfin résigné à me regarder dans les yeux, des larmes coulaient sur sa joue.
Il s’est lavé les mains, est sorti fumer une cigarette.
Je ne l’ai plus jamais revu.
18:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.06.2006
so
"When a cloud becomes my head
Play your music loud instead
And we'll dance until
The both of us are dead"
12.06.2006
Emmurée
Elle fume une cigarette, un verre à la main. Un assez bon cocktail à vrai dire, rhum orange et sucre de canne. Un délice. Si fade pourtant. Juste une fille quelconque dans une soirée banale, entourés de gens qui le sont encore plus. Sauf qu’il n’y a même pas un an Monia refusait farouchement tout contact avec l’alcool ou la cigarette. Il n’y a même pas un an elle était pure de tout pêché. Un besoin de se noyer dans l’oubli la prend à cette pensée : « Il y a un an encore j’étais vierge ».
Elle se rappelle son premier petit ami. Une histoire d’amour, une vraie, comme elle l’avait rêvée, comme dans les « Arlequins » qu’elle piquait à sa sœur. Un bel homme, brun, le regard profond, distingué, issu de bonne famille, le fiancé idéal à présenter aux parents. Car il faut savoir que dans le milieu où elle a grandi on n’épouse pas quelqu’un parce qu’on l’aime mais pour rendre jaloux le plus de gens possible. Jusqu’au bout elle s’est crue dans une sorte de rêve qui ne peut se finir qu’en mariage heureux. Elle transformait tous ses mots et tous ses actes pour le faire correspondre à cette sorte d’idée de l’homme parfait qu’elle se faisait. Et un soir il est allé trop loin, au sens propre, et elle n’a rien fait pour l’arrêter. Elle s’est souvenue des leçons précieuses de ses lectures (Sandra ferma les yeux sous l’effet divin de ses caresses, de ses lèvres sur sa peau brûlante. « Prends-moi » murmura-t-elle dans un souffle enflammé…) elle éluda inconsciemment l’expression de son visage qui lui faisait peur, se convainquit qu’il était normal qu’elle aie mal à en hurler. Elle réussit même à se dire que c’est parce qu’il était tellement impatient de l’aimer qu’il a oublié le préservatif. Elle avait gémi, alors que la douleur la déchirait. Elle admira sa force, fit taire la toute toute petite voix qui lui soufflait qu’il aurait dû être plus doux, qu’il ne la pas ménagée alors qu’il savait ….
Et là elle sût, en le sentant se répandre en elle, qu’elle était souillée, marquée comme une bête, brisée à jamais.
Il s’endormit.
C’est le souvenir qu’elle a de cette nuit. Elle était laide, elle était un trou béant. La douleur était lancinante. Et il dormait.
Bien sûr, il ne l’épousa pas. Il était rentré chez lui pour les vacances et elle apprit par sa sœur qu’il s’était marié à une fille que sa mère lui avait présentée.
Depuis il lui a semblé que tous les hommes qu’elle a connus l’ont consommée, se sont masturbés en elle, juste avant de s’endormir.
Elle éclate de rire en voyant que tout le monde riait. Elle prie pour que l’alcool fasse rapidement effet. Elle se sent seule, pourtant son petit ami est là aussi, la soirée est d’ailleurs organisée par ses copains à lui. Elle le regarde amoureusement. Il l’aime, bien sûr qu’il aime, il lui a dit. Il lui a même dit qu’elle lui avait manqué pendant ces deux jours qu’il avait passés à la mer avec ses potes. Monia lui a demandé « est ce que je t’ai manqué mon bébé ? Toi tu m’as beaucoup beaucoup beaucoup manqué », et il lui a répondu « oui. ».
Cette fois c’est la bonne, elle en était sûre. Elle pense à son ex-meilleure amie, et elle sent la colère la reprendre. Cette imbécile déteste son chéri, elle a osé prétendre qu’il ne l’aimait pas, qu’il se foutait d’elle, qu’il se servait d’elle. « Elle doit être jalouse de moi, parce qu’elle ne trouve personne, ça la ronge d’être célibataire alors que moi je suis si heureuse en couple. »
D’accord il a oublié son anniversaire, et alors ? Les garçons ne font pas attention à ce genre de choses. Et puis c’est normal qu’elle s’occupe de son linge, qu’elle lui fasse à manger. N’était-ce pas la preuve qu’il la considérait comme sa femme ? N’était-il pas de son devoir de s’occuper de lui ?
Une image de leur nuit de la veille viole une fraction de seconde la barrière de sa cécité. Une image dégradante, pendant ce bref moment, ce qu’elle ressent chaque nuit l’envahit entièrement ; le sentiment d’être moins qu’un objet, la culpabilité de dire oui à toutes ses perversions de peur de le perdre, comme elle en a perdu les autres.
Elle n’a pas le choix, tout homme a ses défauts. Au moins celui-là veut bien d’elle. Elle sait que c’est une moins que rien maintenant, que tout le monde là-bas le sait. Une traînée, une fille perdue…
Elle valait une membrane aujourd’hui disparue, elle ne vaut plus rien.
Truc insomnie
Il n’y a plus rien.
Je suis nue devant le vide qui m’aspire et me comprime.
Couve moi, absence,
Eteins la
Chante moi le sommeil.
Je n’ai plus faim
J’ai seulement mal.
Ce mal que tu m’as fait comme on fait un enfant
Il grandit et pousse et donne des coups de pieds
Une mort-vivante enceinte d’une fêlure
Je n’accoucherai pas.
Non…..être
Non…..conscience
Non…..ressentir.
Il n’y a plus rien.
Je te souhaite ….
Il n’y a plus rien.
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