06.05.2008
Disparaître
Murmure moi ces mots là
Ces mots qui te tâchent de rouge
Ces mots qui subliment les sueurs et enlaidissent les matins
Et dont la braise est si délicieusement pêcheresse
Traîte moi de ces choses là
Au creux de l’oreille
Au creux du cou
Au creux du défendu
Au pied du lit
Fais moi autre que tu désireras une nuit
De tous tes sens
Au lieu de m’aimer toute la vie
A coup de bonjour bonsoir il pleut j’ai faim
Au lieu de m’aimer pour toujours mais pas tous les jours
Au lieu de m’asséner à nous abrutir des mots doux qu’on n’entend plus
Dis moi ces mots là
Fais moi entendre ta voix sale
Ta voix tentatrice
Ris de ton rire le plus conquérant
Balafre-moi de ta langue
Encore et encore
Cicatrise-moi de ta voix, de sa puissance, des nectars de ton corps
Emporte la douleur de t’avoir égaré
Dans des hiers qui ne sont plus nôtres et des lendemains qui ne viendront pas
Dans une moi qui ne sera jamais et qui m’étouffe
Juste parle moi de ce que tu veux me faire
Puisque je n’entends plus ce que tu ressens
Dis moi ces mots
Mon amour
Je t’en prie
Talk dirty to me.
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07.12.2007
.
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12.11.2007
To the mess in my head . . .

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29.10.2007
One more
Bonjour..longue file..belle journée..jolie veste..joli cul..sex me..la fin des temps..pizza bolo..sans sucre merci..l'espoir fait vivre..20 à 12 j'ai gagné..La vie est belle..qu'est ce qu'on mange...les enfants qui meurent de faim c'est pas bien.. Je n'entends plus les étoiles.Celebrate in this noise..oui des tampax..gucci ou chanel.. oohh baby baby baby...it's a beautiful day..250 g ça ira..merde les factures...quand est-ce qu'on mange..un laxatif s'il vous plait...bordel bordelum..besoin de sommeil..ahhh qu'il est mignon allah y7efdou..laugh until my head comes off..doum doum doum doum poum pidoum..Je n'entends plus les étoiles. Precision HD cameras and directional CD-quality audio combine to provide a highly interactive forum for collaboration with the simple touch of a button plan strategies strengthen relationships and finalize decisions with executives from around the..TAXI!..maman casse-toi..suis en déplacement..non à la jalousie..faut fermer la bouche quand on t'écrase ou tu boufferas de la merde de clochard..amande ou chocolat..hating people..ouais pourquoi pas..non à la nicotine..Je n'entends plus les étoiles. Dis moi Mo quand les vents s'enlacent et s'unissent quand les larmes des anges pansent les blessures que la honte, la haine, et ce stupide orgueil ont longtemps nourries dis moi quand vient la nuit et que la caresse du monstre ne suffit plus à combler mes fantasmes sourds dis moi que dis moi que...En revenant de Paris chez ma tannnnte..procrastination power..confiture à la fraise..elles sont super ces boucles d'oreilles..One two three one two three..mmmhhh encore! encore!...putain de sèche cheveux..jveux un bébé..avec capuche..tide...wiwan et mira...je hais les déambulateurs...encore un peu de temps...une bougie sur un yaourt..Je n'entends plus les étoiles. Buter contre un mur c'est travailler sans résultat ou hananer sans orgasme..je t'aime tu sais...on sera malheureux comme les pierres...it's your problem...passer à Marjane...another brick in the wall...Mon amour mon amour mon amour mon amour mon amour...un hamac et une balançoire...Yasmine...me guérir de toi dans une foule de mains qui lissent par milliers les sillons que tes ongles ont gravé sur mon corps embrasser des bouches tandis que la tienne me dévore encore oublier t'oublier pour mieux te meurtrir de ma bouche aspirer ce qui te reste de larmes t'assécher en moi pour ne plus t'appartenir...l'aspartame c'est cancérigène...en word ou powerpoint..des chaussures bleues..j'ai pas reçu le mail..je veux des fleurs..je n'entends plus les étoiles.
Je n'entends plus les étoiles
Je n'entends plus les étoiles
Mais peut-être qu'elles m'entendent encore.
18.10.2007
Ben & Jerry's
Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi, petit à petit, grignote ce qui n'est pas caché dans ton ombre. serre moi toute entière, en foetus. Je veux être gobée par ton torse, je veux me faire assez petite pour ta poche, pour ton coeur, n'y prendre qu'une petite place, mais bien au chaud. J'aurais moins froid si j'étais moins. Le gouffre serait moins infini, la solitude moins assourdissante. Diminue moi, épluche les peaux mortes entassées, année après année, échec après déchêts. Pêle moi jusqu'à l'essence, que la laideur soit enfin dévoilée, aérée, séchée au soleil brûlant de ton regard impitoyable.
Car vois-tu, je suis laide.
Et tu partiras.
Alors j'entasserai à nouveaux des cendres sur ma chair écorchée, enveloppant le vide.
Et un autre viendra, et je lui dirai...
Fais moi toute petite. Je prends trop de place, je déborde de tes bras. Rapétisse moi.
23:54 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.10.2007
Effet Ramadan
La passion. Ou peut-être le vide, l'ennui. L'homme peut se créer de la passion même avec une vie qu'il passe à regarder le plafond. Même les spécimens les plus plats, à l'émotionogramme avoisinant le zéro, défendent farouchement une équipe de sport, leur collection de timbres, leur marque de voiture...
Sa vie.
Sa vie n'a pas été. Sa vie n'est pas. Une succession de minutes et de jours menant aux cheveux blancs et au relâchmement inoxerable d'une peau jamais épanouie à la caresse de doigts électrifiés de désir.
Sa passion ce soir est de se trouver des problèmes assez gros pour l'hystériser. La mienne ce soir est la cruauté puis la culpabilité. Pourtant il y a tellement de Mia en moi. Celle que j'ai choisie d'être ce soir je la croyais morte. Mais il y a des enfants immortels, des enfants monstrueux aux mains étrangleuses et aux dents rouges et aiguisées. Des enfants qui se sont gorgés au sein de jeux malsains et de sadomasochisme.
Je regrette. D'y prendre tant de plaisir. C'est honteux. Mais l'enfant-démone sourit à travers ses larmes jouissives. Je hais les faibles. Fuck them all. Et moi avec.
16:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.09.2007
Prière à Mo
Perdre la foi
Quand tout est déjà perdu
Quand tout est contre soi
Le destin, les autres,
et le corps.
Perdre la foi,
Encore un peu plus qu'hier
et moins que demain
Par morceaux écrasés
sous le pied empoisonné de la mort
qui précède la mort de quelques années.
Perdre la foi
Quand les mots trahissent leur propre creux
Quand l'être expose son néant
A tes yeux de plus en plus assombris
de plus en plus détournés
Perdre la foi
N'être plus qu'une cavité résonnante
de fatigue
d'éternelle fatigue
d'une morte-née
Perdre la foi
Quand il ne nous reste plus rien à perdre
que la foi.
02:35 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24.09.2007
Bloguons Utile pour les jeunes détenus


J'ai très peu de certitudes dans ma vie. Mais celles-là sont inébranlables. L'une d'elles est que ce n'est jamais la faute d'un enfant. Ce n'est pas une question d'innocence, mais le libre-arbitre n'apparaît pas à la naissance, il grandit et s'éduque.
Ils sont nombreux, à être détenus, et si jeunes. Pourtant ils sont encore en devenir, on peut leur apprendre à donner, à être, à se respecter. Ils ne portent pas les mêmes vêtements que nos enfants et nos frères, ne se brossent pas les dents chaque soir, ne vont pas toujours à l'école. Ils sont même détenus parfois, longtemps, pour des méfaits moins graves que la vie que leur pays leur offre. Mais ils ont les mêmes rêves que vos enfants proprets qui parlent français sans accent, les mêmes jeux, les mêmes rires.
Mais pour ces détenus ni rêves ni espoir de devenir meilleur ne peuvent survivre dans leurs conditions de détention.
Un post pour en parler ce n'est rien. Plusieurs posts dans plusieurs blogs c'est presque rien. Mais la différence entre une goutte d'eau et le néant est la même entre la vie et la mort.
Petite présentation de l'association:
L’association des amis des centres de réforme et de protection de l’enfance a été créée le 15 mars 2001 par Assia El Ouadie dans le but d’apporter l’aide nécessaire pour améliorer les conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus.
Objectifs de l’association: Parce que la réinsertion commence d’abord au sein de la prison
L’association a pour objectif de mener toute action permettant la préparation à la réinsertion des jeunes détenus, notamment :
- Assurer leur assistance juridique et judiciaire ;
- Contribuer à l’hygiène et à la santé des jeunes détenus par l’acquisition d’équipements médicaux et la mise en place de cellules médicalisées et l’appel aux médecins bénévoles qui viennent régulièrement soigner les jeunes détenus. (Toutes les initiatives de médecins bénévoles sont les bienvenus)
- Mobiliser les moyens pour assurer un soutien psychologique aux détenus ;
- Participer à leur éducation en mettant en place des cours d’alphabétisation et un centre de formation professionnelle;
- Organiser des activités culturelles et sportives à travers l’organisation d’évènement artistiques et l’aménagement d’espaces sportifs et de loisirs
- Aider à la sensibilisation et à la formation des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire.


L’association organise une soirée de soutien le 28 septembre prochain au Hyatt Regency pour une collecte de fonds destinée à finir la construction de nouvelles cellules.
En effet, ces travaux résoudront les problèmes de sureffectif, de promiscuité et de manque d’hygiène et permettront une amélioration sensible des conditions de vie des détenus. Vous pouvez encourager, si vous le désirez, à la vente des tickets en donnant ces contacts:
-Fatim Zohra Ammor 061 07 41 74 et Meriama Fadli 061 23 84 88.
00:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bloguonsutile
12.09.2007
Et de tags..1
En réponse à celles qui m'ont tagguée (bon je me suis pas pretée entièrement au jeu je fais ce que je veux d'abord :p)
4 Lectures de mon enfance:
Cyrano de Bergerac
La prière aux étoiles
Tout de Mustapha lutfi elmanfalouti
Goscinny/Gotlib
Emmanuelle
Anthologie de la poésie française
Les aventures de Adham je sais plus quoi
Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :
Amélie Nothomb
Anne Rice
Umberto Eco
Tolkien
Philip K. Dick
Marcel Aymé
Sartre
JK Rowling
Les 4 auteurs qui me donnent moins de plaisir qu'avant ou auquels j'ai pas trop accroché :
-Bernard Werber(moins qu'avant)
-Coelho (ca dépend des fois qd même)
-KUNDERA (je n'ai lu que l'insoutenanble légèreté de l'être mais j'ai vraiment trouvé le temps long et qu'il prend le lecteur pour un demeuré à force de repetitions, désolée pour les fans)
-et tous ceux qui me font dire "ah oui ce bouquin je l'ai lu mais je l'ai oublié"
Les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire :
Le petit prince de St Ex.
Les Harry Potter
La saga du guide du routard galactique (The hitchhiker guide to the galaxy)
La saga des vampires
Les thanatonautes
La série City hunter (Nicky Larson) version manga et pas dessin animé
Les fleurs du mal
Les 4 livres que je suis en train de lire :
Harry Potter and the deathly hallows (rerelecture donc pas peur des spoilers :p)
Ben pour une fois rien d'autre :S
Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte :
Le plus gros dictionnaire de blagues
Les Harry Potter
City hunter et kenshin (deux séries de manga ca peut compter pour un livre?)
Comment se débrouiller pour vivre confortablement sur une ile déserte (je sais pas s'il existe :p)
Les 4 lecteurs dont j’aimerais connaître les 4 :
Tous ceux et toutes celles à qui ça donne envie :)
19:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15. Missing
Je t'aurais parlé comme je fais quand les mots sont vains. Mon corps aurait parlé au tien pour te dire tout son amour de ce qu'il connaît de toi, et toute son impatience de découvrir le reste. J'aurais été ton amante, ton aimante, ta soeur, ou juste quelqu'un que tu as croisé dans ton errance toujours différente, toujours la même.
J'aurais vu ton sourire heureux, je ne sais même pas si je l'ai déjà vu.
J'aurais fait..tellement de choses..
Avoir plus de temps par exemple, t'inviter chez moi, passer des nuits à parler ou juste dormir dans mon grand lit froid. Partager au moins un fou rire, quelques glaces, des ragots...puis nos vies passées, nos futurs rêvés, nos désirs frustrés ou comblés.
J'aurais fait que tes éternels masques fondent contre mes seins, que ce que ma peau sait avouer mieux que mes mots fasse renaître ce visage que même ton miroir a oublié.
Je t'aurais dit des belles choses, ou les aurait juste créées dans tes yeux. Je t'aurais .. couvée, dorlotée, comme je l'ai fait avant, avec d'autres. Comme je le fais et je le ferai toujours, malgré les brûlures. On n'aurait pas parlé, jamais, ou seulement pour dire "bonjour" "bonne nuit" ou "Bois, c'est chaud".
Je n'arrive pas à t'écrire, tu es trop beauté, désespoir, vie, vide, et amour. Surtout amour, et je hais t'entendre dire le contraire.
Je veux que tu saches que tu m'as, et que tu t'en rappelles si un jour le monde te murmure que tu es seule.
La vie nous réserve peut être des retrouvailles, en tout cas je l'espère...
Et tu me manques.
17:21 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.09.2007
Histoire vraie
Moi: Suis-je?
L'oracle: c'est juste une illusion...
Moi: serai-je?
L'oracle: ca va surement se faire...
Moi: Pouvoir?
L'oracle: Un oui franc et massif.
Moi: savoir?
L'oracle: Malheureusement, jamais
Moi: vivre?
L'oracle: vous ne devriez même pas y penser...
Moi : Lui?
L'oracle: c'est certain.
Moi: Et quoi d'autre?
L'oracle: repassez la semaine prochaine...

Source: Oracle de Yahoo :)
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.09.2007
Light
Je me suis réveillée ce matin sur le coup d'une illumination qui m'est tombée dessus avec toute la force de l'évidence: je devrais me couper la tête.
Ne t'inquiètes pas, je le ferai proprement, de façon à garder chaque trait de mon visage. Tout d'abord je me mettrai devant mon miroir, je me ferai un beau brushinig. Je déposerai avec soin des couleurs délicates, j'agrandirai mon regard, rosirai mon sourire. Puis je me pencherai et la trancherai de façon à ce qu'elle tombe exactement dans la boite que j'aurais préparée. Une jolie boite enrubannée sur laquelle mes mains aveugles traceront de manière hasardeuse ton nom et ton adresse. J'aurais pris la peine d'appeler le concierge auparavant en lui demandant de s'occuper de l'envoi express du colis. Et dans les ténèbres de mon papier cadeau ma tête désormais allégée de la partie stupide de mon corps commencera à rêver.
Une fois arrivée chez toi ma tête verra ta surprise à l'absence du corps et t'expliquera posément que c'était la seule manière de régler un gros problème de manière définitive. Tu hausseras les épaules et te plieras à son implacable logique en te rendant compte qu'effectivement, ce sera plus facile comme ça. Puis tu la prendras entre tes mains en plaquant bien tes paumes contre les joues et tu la déposeras délicatement dans ton frigo vidé. Elle te verra l'ouvrir chaque matin afin de déposer un baiser ensommeillé sur ses lèvres bleuies à présent mais étirées en un sourire heureux. Elle te parlera encore et encore de sa toute nouvelle et inédite expérience de tête sans corps, puisque le manque qu'occasionne la perte des autres membres offre l'occasion idéale d'être encore plus râleuse.
Et puis elle imaginera tes yeux la dévorant, encore et encore, parce que tu penseras : elle est tellement belle!
A chaque fois que tu auras des invités tu la sortiras sur un beau plateau de la couleur assortie à son maquillage. Elle est intelligente, cultivée, fine, et elle brillera devant leurs yeux ébahis. Tes amis et ta famille te complimenteront sur cette acqusition parfaite qui ne t'impose même pas des séances de shopping éprouvantes pour ta santé et ta carte bancaire. Après leur départ, tu la remettras dans le frigo après l'avoir embrassée et lui avoir dit: je t'aime.
Elle ne sentira plus le manque de quoi que soit.
Elle n'aura plus faim.
Ni soif.
Ni envie de pisser, ou de s'allonger.
Et puis tu seras tellement heureux et satisfait avec elle.
02:55 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.08.2007
0. Oeuf (Reflet)
Nous ne sommes que ça. Nous ne sommes ni puissants, ni glorieux, ni bons, ni même conscients. Nous ne sommes que ce que tu vois et que tu te refuses à croire, deux âmes accrochées l’une à l’autre pour se donner le peu de chaleur qui offre l’illusion de s’élever un peu, au dessus de cet humain que l’on hait de nous ressembler autant.
Certains se perdent à force de chercher des repères. Je veux juste te dire aujourd’hui ce que tu sais déjà, que tu es mon repère, que je suis le tien. Deux faces d’une même misère, d’une même lumière, d’une pièce qui roule dans un égout, et qui le sait, et qui essaye quand même de trouver un sens et de se battre avant de sombrer.
Ne me prends pas mes mots aussi fort qu’ils sonnent, je suis tellement plus fade qu’eux. Mais je me bats devant tes yeux, tu me juges et me jauges dans mon esprit, pas de haut, mais à pied d’égalité. Nos pas sont liés vois-tu, je ne peux pas te perdre de vue, parce que même quand le monde nous perd dans son chaos magnifique et dégoûtant il faut que l’on soit capable de retrouver la trace de l’autre.
Ton regard. Ton regard est mon échelle absolue, parce qu’il est le même que le mien, l’objectivité en plus. Ton regard, pas toi. Parfois je suis devant toi, tu vois mon ombre et tu y suspends tes mains, tu coures pour qu’elle ne disparaisse pas. Et puis parfois je me retourne, et plonge mes yeux dans ton âme, pour chercher la mienne, pour voir ce que tu y vois. Parfois je souris, parfois je vomis, j'en ai tellement vomi dans le passé. Mais le résultat est toujours le même, je me retourne et je continue d’avancer, en te prenant la main si tu es fatigué, en m’abandonnant à la fougue rare mais puissante de la tienne quand l’épuisement me gagne.
Et puis il y a tous ces gens autour de nous, qui t’aiment sans me voir et qui m’aiment sans te voir.
Mais ça c’est une autre histoire.
17:24 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.08.2007
Jeudi

02.08.2007
Truc Heroes et Frances the mute

C'est dur d'arrêter quand on est accro. Surtout les soirs comme celui-ci, ou la solitude ferme toutes les portes et longe mon chemin de murs hauts et épais pour ne me laisser d'autre choix que le sentier étroit et séducteur qui mène au plaisir ultime. Parfois je me bats. Depuis quelques années, je me bats même souvent. J'essaye de sauter avant que le mur prenne trop de hauteur, sauter de l'autre côté, où de l'herbe grasse et du soleil attendent que je me rende compte, étonnée, qu'ils existent. Ou alors je gratte, je perce, je cogne mon coeur contre le béton stupide.
Volonté.
Les gens sans addictions croient vraiment que c'est une question de volonté. Ils sont cons. Quand on me sort "il suffit d'avoir un peu de volonté" j'ai des envies de meurtre par trucidation, pal, coupage en petits morceaux(vivants), strangulation, piétinement, cognage de tête (de l'autre) contre mon mur jusqu'à ce que apaisement (le mien) s'en suive. Parce que la volonté ne suffit pas, puisque l'origine de l'addiction n'est pas un manque de volonté, mais celui d'autre chose.
Et ce soir cet "autre chose" c'est toi.
Enfin disons que c'est ce que j'essaye de me dire. Et que ta présence aurait réglé le problème, ponctuellement. Parce que pour le régler pour de bon...je sais même pas si c'est possible.
J'ai dessiné des arabesques sur le mur, comme quand j'étais enfant. Des courbes et des courbes qui se rejoignent en pointe puis reprennent leur chemin amoureux. J'en ai dessiné des arabesques plus tard, ailleurs que sur les murs. Ils ont caressé l'électronique de puissance, maquillé le charabia de Hansen, insulté le dindon, fait rêver Doha, accompagné mes premiers poèmes et mon premier testament, ils ont galopé des heures sur des peaux, étalé mon intimité la plus profonde devant les yeux du monde aveugle. Et aujourd'hui ils crient violamment que j'ai mal, que je me sens seule vu que je n'aime pas les gens qui m'entourent, que je ressens chaque jour passé comme une vanité, des heures tronquées d'une vie qui de toutes façons n'est pas si précieuse que ça.
Dans 3 mois j'aurai 25 ans. Non ce n'est pas une crise de catherinette. C'est juste que je m'étais fixée un but à atteindre avant mon quart de siècle, et ce quand j'étais encore enfant. Et je n'arriverai pas à le réaliser. Toujours cette foutue "volonté".
J'ai envie que des bras tendres et forts et chauds me bercent en me disant que demain soir ils seront toujours là. Qu'une bouche aimante me raconte dans le cou et en détail et pendant des heures que, comment, pourquoi, je suis belle. Je voudrais qu'on me pose une pierre d'une tonne sur le ventre jusqu'à éclater le mal. Je voudrais plus de ventilateurs et moins de cafards dans ma vie.
Je voudrais que ma maman guérisse.
Je voudrais habiter seule. Enfin ça dépend.
And now I want you please to put another bullet in my gun
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01.08.2007
po envie
Ma Mune se porle dans les scutres amilés
Et de litoges mon cœur se nève et débloie
Comme un raffis landit dans un meurole étibé
Et toi mon joutier le sarre de mes jétans
Tu me lites en porilles et je t’adine en tent
Et nos ceutres blissent dans un deloux bevent
Et je plille enrinente et je lonte les tédents
Ton marse se fause et la pème me tile
Tu es si bième et si tévoin que le cœur se ménoure
Et laguantes les tandelles fébilent
Et mon cœur se pâme dans la nonchalance de ton amour
20:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30.07.2007
Boum in ze head
Oui je dois avoir raison.
C'est même sûr en fait.
Merde alors.
J'aurais aimé avoir tort. Vraiment.
Tu sais genre tu te dis ça y est, je sais. Au moins une certitude! Enfin.
Parce que je me dis qu'il faut des certitudes puis je m'évertue religieusement à les entailler jusqu'à mettre à jour leur contraire.
Certitude me diras-tu.
Oui j'en ai une. Celle d'avoir raison, puisqu'avoir raison ne peut logiquement rien signifier.
Celle que je ressens, même si parfois j'aimerais ne rien ressentir. Mais ça aussi ce n'est qu'une illusion, j'aime ressentir, combler un vide effroyable et froid d'un fouillis de douleurs et de plaisirs empruntés.
Je me découvre égoïste. Je n'aime pas ça. Je me découvre haineuse et mauvaise et rancunière et superbement indifférente à la douleur, d'autrui bien sûr.
Je dis n'importe quoi sur le coup de la colère. Non je ne suis pas tout à fait ça. Que suis-je en fait? Tu le sais toi? Tu as essayé de le savoir, en prétendant, nuit après nuit. Mais je suis beaucoup trop. Ca résume tout je pense, ça me va bien tu trouves pas? Même eux ils le pensent. Je suis TROP. Voilà, ouf, ça fait du bien d'avoir au moins éclairci ce point.
M: Mais trop quoi mais trop quoi arrête de raconter n'importe quoi et passe le gratin mais trop de quoi mais trop de quoi...
Trop de tout. Trop de rien dans le coeur, dans les tripes, dans la tête. Trop de fumée dans les rêves, Trop de gens trop de visages Trop de secrets Trop. Trop sans "de". Trop de moi en toi, Trop, beaucoup trop de toi en moi. Retire toi s'il te plait.
M: T'as pas assez souffert si tu avais eu faim tu serais pas là à te lamenter estime toi heureuse de ne pas faire partie des autres.
Ils pleurent. Ils meurent. Ils comptent pour rien. Certains même sont contents de les voir partir, conspirent pour que tous ces pauvres arrêtent de s'accrocher à leurs vêtements propres, pour de bon. Oui c'est vrai, merci ca me soulage tellement de penser à eux, je me réjouis tellement qu'il y est autant d'Innomable et que j'en fasse pas partie, je me sens tellement plus légère. Trop légère. Ne me retiens-pas. Ca ne vaut pas le coup. Je suis Trop partie pour pouvoir t'entendre.
You know I was just hoping we could challenge each other
Faut que j'arrête d'écouter cette playlist. Je sais même pas ce qu'elle fait dans mon lecteur. Elle est Trop sombre. Trop pleine de souvenirs. De A. Je ne sais pas ce qu'il fout dans ma tête depuis deux jours, et avec précision en plus. J'ai envie de me mettre du Shakira plein les hanches, c'est tellement plus reposant.
You know I was hoping we could heal each other
Tu trouves que je suis Trop? Dis moi non, je veux l'entendre de ta bouche à toi, de ton coeur, de ton corps. NON. Ne le pense pas, je m'en fous que tu le penses. Mais dis-le. Ou alors pense-le aussi.
La coloc' sucks.
And now I want you please to put a bullet in my gun.
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23.07.2007
Delicate
Je sais que j'ai dit que j'allais dormir. Court-circuit oblige. Rhume oblige. Fatigue oblige. Effondrement neuronal et émotionnel oblige. Mais tu m'as envoyé cette chanson.
A chaque fois que tu m'envoies un truc ça rime exactement à ce que je ressens. Là je le connais le morceau. Je me rappelle plus où je l'ai aimé, peut être la BO de "Closer" mais je suis pas sûre et j'ai la flemme de regarder sur google. Pas la flemme, mais une sorte de découragement de tout.
En tout cas merci, car quand ça va mal et que j'écris, même des conneries, plutôt que d'y penser, alors c'est déjà pas si mal. Et ce soir c'est grâce à toi.
Bon là je vais réellement dormir, certaines se lèvent tôt pour accrocher des couleurs à leur visage, moi il me faudra un minimum de récup' pour y accrocher un beau sourire demain.
mwa7 bijouje
20.07.2007
Aie
La nuit
Cette nuit
Mets moi du sel sur le dos de la main
Et du citron à sucer
Oublier
La reprendre
Mets-moi un arc-en-ciel dans ma ville
quelques nuages dans l'âme, le temps d'une chanson
puis du sel sur le dos de la main,
un peu de rire dans ta guitare
et du citron à sucer
Des fleurs blanches aux mains mortes
il y a l'arbre et la feuille
Et le fruit amour et le ver
Et la danse des corps est celle de mes pleurs sur le son de ta voix
Et ma caresse est le poème de ton non-amour mon amour
Et mon rire est le grattement du spectre emmuré dans nos mains liées
par du sel sur le dos de ma main
Et ma langue dans ton coeur
et du citron à sucer
Jette moi des soleils dans ma tombe
Puis mets un pied
puis deux,
puis couche ton non-être dans ma terre
Et n'oublie pas
le sel sur le dos de ma main,
ta salive et ta semence stérile
et du citron à sucer.
Oups
Belle. Je la regardais, tellement belle. Si belle qu'elle m'a donné envie d'être un homme. Et si jeune. J'avais pris les rides que mon corps recevait en écho de mes ventricules. Et sa fraîcheur était éclatante. On aurait pu lui donner...12 ans? 16 ans? Le petit bout de femme était redenvenu le soleil juvénile de mes 15 ans.
Je la regardais, tellement forte. Si extraterrestre, tellement étrangère à ce monde qui n'est pas plus mien aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 7 ans. Et mes belles certitudes s'effondraient, l'acier d'hier s'effritait en poussière. La retrouver en plein centre du pouls du Maroc a chassé la mièvrerie et la complaisance dans la facilité. La retrouver était retrouver le goût de se battre, encore et toujours, pour l'excellence. Car l'excellence a précédé le sucre dans mes obsessions gustatives.
Un mastère, un MBA. L'incompatibilité avec mes ambitions d'hier a gratté dans les couches de fainéantise jusqu'à retrouver dans ma mémoire ce que j'aimais être avant. Une fille qui réfléchit. Bien et vite. Qui décide. Bien et vite. Et qui n'a pas peur de lâcher le précieux d'hier qui ne correspond pas au rêve d'aujourd'hui.
Et j'essaye de me rappeler à quel moment la larve a avalé le papillon. Tôt certainement, elle a commencé par petits bouts, l'immobilisant en grignotant les ailes, puis dégustant année après année l'infâmie incolore qu'elle avait fait de lui.
Mais mes ailes recommencent à pousser, en tout cas j'ai fermé les yeux très fort pour les sentir pousser, ou peut-être n'est-ce que la caresse des siens?
L'estime tu comprends? Quand tu as confiance en quelqu'un et qu'il arrive à te convaincre que tu ne vaudras jamais rien de toutes façons, tu finis par y croire. J'ai fini par y croire. Et c'était assez agréable, de n'avoir plus rien à prouver, plus d'obstacles à aimer, plus d'être à séduire. C'était chaud et glissant comme un bon lit de chiasse douillette. Je suis de la merde et je n'y peux rien, passons à autre chose, il y a tellement encore à briser.
On se méritera, dans 10 ou 20 ans. Seras-tu là? Je te chercherai, trouve moi.
Un cerf-volant ça peut envoler une larve?
Il m'appelle princesse. Ca me rappelle des choses qu'il ne soupçonne même pas. Mais chaque jour il m'appelle princesse, jusqu'à oublier mon prénom. C'est peut-être ça mon problème, une princesse bien réveillée et qui perd pas ses baskets en courant des escaliers a t-elle besoin d'un prince? A-t-elle besoin de quelqu'un? D'une ficelle, d'un cerf-volant coloré...Peut-être d'un enfant qui courerait en entraînant le tout.
L'amour. Non. Parfois. Non. Ce soir.
Elle écrase les larves. Je ne lui ai pas dit, mais elle a bien raison de le faire. L'excellence ne regarde que l'excellence, et tu n'es tellement pas à la hauteur. La soupe était bonne, et ses yeux brillaient. Et j'ai eu honte de ne plus me sentir à la hauteur de ce qui nous a réunies. Un 19 juillet, ce n'était pas un hasard si on a parlé d'amour et d'hommes. Alors elle m'a vidée de lui, et lui il a glacé le vide.
02:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.07.2007
Fantasme
Du temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.
J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement de ses terribles jeux ;
Deviner si son coeur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux ;
Parcourir à loisir ses magnifiques formes ;
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,
Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne
Charles Baudelaire
14:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.07.2007
Truc distance, phobie cafards et hormones
Ecoute-moi
Il y a tellement de choses à dire en une nuit. Tellement de choses à faire. Et je n’ai plus le temps. Je l’ai eu, mais je l’ai gaspillé. Comme tout le monde.
Je meurs demain.
Il est 9h du soir, et je suis plus vivante que je ne l’ai jamais été. Il y a tellement de choses à aimer encore, et je suis si jeune. J’en ai passé des heures à m’apitoyer, à haïr, à ressasser, à regretter. J’en ai passé des heures à m’anéantir et à me néantiser. Et je sais aujourd’hui que seul compte la faim. La faim tu comprends ? La faim d’agir, de dire enfin les choses vraies. Parce que la fin chasse le mensonge et le faux-semblant.
J’ai faim. J’ai faim de peaux d’hommes que je ne connaîtrai jamais. J’ai faim de seins à dévorer, encore une fois. J’ai faim de plus de livres, plus de rires, de jeux d’enfants, de jeux d’adultes. J’ai faim d’idéal. Et puis maintenant que je sais que je pars, je sais que j’ai trahi. J’ai abandonné mes rêves en cours de route, et ils sont là quelque part, loin derrière moi, ou devant peut-être, à m’appeler. Les rêves c’est encore plus précieux que des enfants, il faut les chérir, les élever, se doter de patience et d’une infinité d’amour, et les faire grandir, chaque jour un peu, se réaliser à travers eux. S’il te plaît ne l’oublie jamais. Si j’arrive au moins à te convaincre de ne jamais partir en laissant tes rêves derrière toi, alors j’aurais vécu. Le temps d’une absurdité ; mais j’aurais vécu.
Je n’ai rien accompli…et demain je vais mourir.
Je n’ai pas spécialement peur, mais la conscience qu’il me reste si peu de temps me pèse à me paralyser. Je ne veux pas partir, pas encore, pas en ce moment. J’ai des choses à perdre, des gens qui vont me pleurer, et mourir un peu avec moi.
Et puis il y a lui qui ne pardonnera jamais aux cieux l’ironie de ma mort, qui ne va pas comprendre cette ultime farce de nos destinées, qui nous ont déjà joué tellement de tours.
Pourquoi tu pleures ? Donne moi tes larmes à boire…ou emmène moi à la mer. J’aurais voulu mourir à Mahdia, et fleurir sa plage d’un poème blanc parmi tant d’autres.
Je veux la vie. J’ai enfin choisi la vie, et je te jure que je l’ai fait avant de savoir…juste avant de savoir que je n’y ai plus droit. Je me sens punie, je suis en colère contre Dieu. Mais il paraît que je suis égoïste et ingrate, alors levons nos paumes et louons le seigneur de tous les bienfaits qu’il m’a offerts en les étalant devant mes yeux qu’il a choisi de créer aveugles.
Mon âge ? J’ai deux ans, j’ai cinq ans, j’ai seize ans, j’ai vingt ans, peu importe. On meurt toujours jeune quand on est assoiffé, ce qui fait de toi un vieillard, toi si paisible. Tu vas partir en dernier parce que justement tu t’en fous, il n’y a rien de drôle à ce que tu meures aujourd’hui.
N’aime pas. N’aime surtout pas, jamais. Aie faim mais n’aime pas, personne, rien. Ou la mort s’en rendra compte et te privera de ce qu’elle sait de jamais pouvoir connaître.
Tu vois je divague. Je t’aime et je meurs demain.
J’ai vu un homme tout à l’heure, je l’ai vu de mon balcon. Je ne savais pas encore que c’était mon dernier jour. Je l’ai vu en espionne car il était dans sa chambre, torse nu, me tournant le dos, assis devant son écran. Il avait ta silhouette. Et tes cheveux de la première demi-heure de la journée, quand tu viens à peine de te lever. Il était si beau.
Je l’ai désiré pendant une seconde. Fort.
Mais tu es là maintenant.


